623 âmes, 482 pécores

190 pages de PHDV
623 âmes, 482 pécores PHDV
Synopsis

Petite histoire en hommage à l'humour, la bêtise humaine, la campagne, la littérature et d'autres choses. (pour ceux qui veulent un extrait, j'en ai placé un dans les commentaires ci-dessous, pour donner l'ambiance).
Mes remerciements très spéciaux en page de garde.
/
Une histoire de corbeau, de merle moqueur !
Petit village coincé entre vignes, jardins et prairies, Bique-Bouc est en émoi. Des enveloppes sont glissées dans les boites à lettres et étiquetées chapitre 1,2,3,4…
Chapitre 1, c'est une madame Bovary qui en est la victime.
Chapitre 2, une Folcoche.
Chapitre 3, un docteur Knock…
suicide, meurtre, fuite s'en suivront,
jusqu'au crime gratuit, signé Lafcadio ! C'est le chapitre 4 !
Qui se cache derrière ces lettres et pourquoi ?
Réponse dans l'épilogue !

Publié le 10 Mars 2022

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14 commentaires , 5 notes
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Vous permettrez que je fasse comme Edmond D ? Coin-Coin

Publié le 06 Mai 2022

Mille excuses, PHDV. Je viens juste ici recharger mon canard laquais pour une quinzaine. Ne m'en veuillez pas. Vous avez votre corbeau, j'ai mon canard. Cela m'a semblé normal !

Publié le 06 Mai 2022

@Gene McBreth 7
Voici un commentaire … tonique qui me ravit. J'ai beau tenter de le chasser, le rire revient toujours dans mes écrits. Même quand j'essaie de faire dans le grave, dans le drame, il s'invite tout seul. Je ne cherche plus à lutter et le laisse prendre sa place.
Eh, oui ! Sotie. Elle a bien raison Fanny car tout cela est de la satire, de la moquerie, de la farce. On grossit un peu le trait. Et comme je suis un inconditionnel de M. Gide (qui ne faisait pas dans la gaudriole, lui), le mot sotie m'est attaché.
Merci d'être passée par là.
PHDV alias Philippe De Vos
PS : je suis à mi-parcours de vos loups. J'avance lentement car avec ces fêtes pascales, je n'ai pas eu le temps et une autre occupation s'est, elle aussi, invitée. Mais ne désespérez pas, mon commentaire arrive pour… samedi ! D'autant que je suis fan de vos écrits, donc, c'est un plaisir. D'avance, prenez ces 5 mêmes étoiles.

Publié le 21 Avril 2022

@Loulou PF
Ah ! René Fallet. J'ai lu, il y a bien longtemps, Le Braconnier de Dieu et La Soupe aux choux. Il a du se glisser dans mon cerveau et l'alimenter de temps en temps, derrière mon dos !
Du coup, je suis allé lire sa petite fiche où il est écrit : "alterne et mélange satires sociales, rire rabelaisien, mais aussi poésie et touches sentimentales."
Joli mélange où je me reconnais.
Merci pour ce joli commentaire.
Philippe
PS : désolé… vous avez du recevoir une autre notification de réponse. C'est un autre "écrit", sous un autre pseudo. Me suis emmêlé les pinceaux.

Publié le 08 Avril 2022
5
Qui auriez-vous pu oublier dans vos remerciements gratifiants ? René Fallet peut-être ? Sans doute même, il y a de la drôlerie, de l'évasion, une grande affection envers vos personnages et vos lecteurs, dont je suis, sont sous le charme. Vive le talent !
Publié le 07 Avril 2022

Bonjour @Wilfrid TETARD
Je vous donne entièrement raison au sujet de votre critique (gentille) sur la fin un peu précipitée. Je laisse tout cela reposer. Si une idée surgit (bonne), je n'exclus pas une ultime aventure des protagonistes.
Merci d'avoir laissé votre commentaire.
PS : j'irai jeter un oeil du côté de Desproges. Pour l'autre (Clochemerle) et d'autres, ils sont dans mes remerciements, sources plus ou moins lointaines d'inspiration.
Bon dimanche

Publié le 03 Avril 2022
5
@PHDV Que voilà un roman charmant, distrayant, rafraîchissant... Une comédie champêtre qui bien sûr évoque "Clochemerle" mais qui m'a aussi fait penser à "Des femmes qui tombent" de Desproges dans son intention et son humour... Ca se lit d'une traite, le sourire aux lèvres et permet, le temps de quelques heures, d'oublier une actualité sordide. Juste une petite critique, pour ne pas tomber dans l'excès de complaisance : une conclusion un peu précipitée, qui donne l'impression d'être moins soignée que le reste. Mais cela ne me semble pas une raison suffisante pour vous refuser vos 5 étoiles !
Publié le 03 Avril 2022

@Belkacem Meghzouchene
Merci.

Publié le 26 Mars 2022

Beau style

Publié le 26 Mars 2022

[Extrait]
Nonobstant tout cela, le capitaine de gendarmerie, aidé dans sa réflexion par le maire, son adjoint et quelques membres éminents du village, conclut que le corbeau était bien un homme. « Un corbeau, pas une corbelle », avait voulu ironiser le gros Sylvain, pas avare d’un bon mot.

Ainsi, on déploya, pour effet de surprise, toute une horde d’enquêteurs qui allèrent, dès 6 heures du matin, tambouriner aux portes de chaque habitation. C’était plus impressionnant qu’une battue de chasse, car on avait mobilisé près de cent gendarmes munis d’une autorisation du juge en charge du meurtre de ********* Il fallait à toute fin identifier ceux qui étaient en possession d’un exemplaire du Comte de Monte-Cristo, en particulier le tome 3. Identifier aussi ceux qui ne possédaient guère plus d’une quinzaine de livres, même si le meurtrier pouvait posséder mille livres et n’en lire que dix ou douze. Le petit village de Bique-Bouc fut cerné avant même que le soleil n’étire ses premiers rayons. Si le coupable appartenait à cette commune, ce qu’il avait prétendu dans le « Chapitre 4 », il était donc retenu par le filet tendu par la gendarmerie nationale. Des dizaines de fois, la même scène se répéta à l’identique, ou presque.
— Toc, toc, toc !
— Qui est-ce ?
— Gendarmerie nationale. Nous perquisitionnons tout le village sur ordre du juge Montalembert.
— Chez moi aussi ?
— Tout le village on vous dit.
— Et quoi en particulier ?
— Tout ! Maison, cave, grenier, dépendances… Et votre bibliothèque aussi.
— Notre ? Bibliothèque ?
— Oui !
— Mais ! c’est que nous n’en avons point.
— Point ?
— Point !
— Même pas un petit livre ?
— En cherchant bien !
— Ah ! Voyez ! Et peut-être qu’il y en a deux ou même trois, des livres.
— En cherchant très, très bien, alors !
— Eh bien monsieur, trois livres, c’est ce que nous appelons un début de bibliothèque, et je dirais même plus : une preuve !
— Une preuve de quoi ?
— Une preuve que vous vous intéressez à la littérature.
— Si peu !
— Montrez-nous.
— Simone ! Tu peux montrer tes livres au monsieur ? C’est ma femme qui lit. Moi, j’ai pas le temps !
La femme alla chercher dans la maison les quelques livres quelle possédait puis revint avec quatre bouquins.
— Très bien, dit le gendarme. Montrez-moi ça ! Voyons ! Le Printemps d’Aurélia, Barbara Cartland, La fille de Séréna, Barbara Cartland, Le Secret d’Anouchka, Barbara Cartland, L’Amour est invincible, Barbara Cartland… Mais ! Vous n’avez pas de vrais livres ?
— Comment ça, de vrais livres ?
— Je veux dire… Par de grands écrivains.
— Mais c’est la plus grande écrivaine du monde, Barbara Cartland ! Elle a écrit des centaines de livres.
— Oui ! D’accord. Mais vous avez d’autres livres ?
— J’en ai quelques autres, oui. Mais je les ai prêtés à ma belle-sœur. J’espère qu’elle me les rendra.
— Ah oui ?
— C’est que j’y tiens, à mes Barbara !
— Quoi ? Vous n’avez que ça ? Que des Barbara Cartland ?
— C’est ce que je me tue à vous raconter. J’en ai plein. Au moins dix !
— Et monsieur ? C’est pour les dames, ça, Barbara Cartland. Vous lisez quoi, vous ?
— Le journal.
— La Voix du Pays ?
— Non ! L’Équipe ! Qu’est-ce j’en ai à foutre des nouvelles du pays, moi ? Ils nous racontent ben c’qui veulent ! Dans L’Équipe, c’est des résultats et des commentaires. Ils peuvent pas dire n’importe quoi !
— D’accord, dit le gendarme. Il faut quand même que je fouille.
Il est certain qu’une fois la discussion terminée, le gendarme était assez peu motivé à chercher quelque chose qu’il était sûr de ne pas trouver.
Ailleurs, on avait eu le droit à un autre dialogue, côté bobos :
— Gendarmerie nationale ! Nous perquisitionnons toutes les habitations du village.
— Vous cherchez quoi ?
— Le Comte de Monte-Cristo.
— Vous savez que c’est un personnage de roman ! Il est peu probable que vous le trouviez ici !
— Moquez-vous ! dit le gendarme. Puis il ajouta : tome 3 !
— J’ai même le 1 et le 2, si ça vous intéresse. Je vous conseille de commencer par le 1, du reste !
— Ah ! je vois. Nous avons affaire à un petit rigolo.
— Non ! Je suis quelqu’un de serviable, plutôt.
— Et agresseur de policiers. J’ai une fiche à votre sujet.
— De l’époque où j’habitais Paris ! C’est vrai que j’étais de toutes les manifs du samedi après-midi. Ça fait plus de trois ans ! Comme le temps passe ! Depuis, on a eu cette saleté de virus !
— Bon, dit le gendarme. Montrez-moi votre Comte.
— En banque ? demanda le néo-rural.
— Continuez à faire le Charlot !
— Ok ! Je me rends ! Enfin, je veux dire… je m’arrête ! Je ne m’arrête pas moi-même, n’est-ce pas… ça, c’est votre job ! Je veux dire : je stoppe ! Voici les trois tomes.
— Bien ! Vous l’avez lu combien de fois ?
— Combien de fois ? Une seule fois ! Vous savez, je comprends assez vite les histoires que je lis. Pas la peine de les relire dix fois. D’ailleurs, il faudrait que je refourgue tous ces bouquins. Vous savez que c’est l’une des choses les plus dures à vendre, un bouquin d’occasion. Les marchands croulent sous des tonnes de bouquins qui ne seront plus jamais ouverts par personne.
— Je m’attarderais bien à parler du marché du livre d’occasion, dit le gendarme, mais je n’ai pas le temps. Pour l’instant, je constate que vous êtes en possession du Comte de Monte-Cristo.
— Et ?
— Et je suis obligé de vous mettre sur ma liste de suspects.
— Parce que j’ai lu Alexandre Dumas ?
— Parce que vous êtes en possession de ce livre-là en particulier.
— Et pourquoi ?
— Vous n’avez pas lu le « Chapitre 4 ».
— Du Comte ?
— Non ! Dans le journal ! Le journal qui a annoncé la mort de *********. Vous ne vous intéressez pas à la vie de votre village, dites donc !
— À la vie de tous ces pécores ? Non ! pas vraiment. Je suis arrivé ici il y a six mois à peine et je m’aperçois qu’ils sont encore plus cons que les Parigots que j’ai quittés. Si j’avais su ! Au moins, à Paris, si on vous agresse, c’est pour vous piquer votre pognon. Ou bien c’est un connard au volant qui a picolé un peu trop fort et qui s’excite. Ou bien c’est un crime raciste… Mais ici, les gens s’épient entre eux et papotent les uns sur les autres. C’est très drôle. Mais vous voyez ! Moi je suis venu ici pour respirer l’air pur et fuir la flicaille du samedi à Paris. Et qu’est-ce qu’il se passe ? On ne respire pas l’air pur, on respire le sang, la méfiance, la jalousie. Quant aux flics ! Les voici dans ma maison ! Elle n’est pas drôle la vie ?
— Je ne sais pas monsieur. Je vais devoir saisir vos livres et noter votre nom. À cette heure, vous êtes en garde à vue.
— Garde à vue ? Putain, merde ! Pour avoir des bouquins dans une bibliothèque ?
— Eh oui ! La lecture, c’est subversif !

Publié le 25 Mars 2022

Bonjour@PHDV
Effectivement, vous et moi avons été la cible et avons payé beaucoup trop cher sur ce site où certains ont tenté de nous éjecter. Allez donc savoir pourquoi ! Nous n'avons toujours pas compris cet ostracisme et comme nous ne sommes pas professionnels de la santé mentale pour comprendre le cheminement des synapses détraquées de nos délateurs-diffamateurs, nous restons sur nos questionnements. Alors, nul besoin de nous décarcasser les méninges pour trouver l'inspiration qui est là et, ailleurs, en permanence sous nos yeux. Dans n'importe quel groupe (famille, école, travail, mBS (même pas peur ;-), village, nation, monde) nous trouvons : l'humble, le benêt trop timide, le bouc-émissaire d'un forfait qu'il n'a pas commis et qui est bien en peine de se justifier face à la horde, et en face de lui, le harceleur, le délateur-diffamateur qui accuse sans preuve, le censeur, le salopard, le " je-sais-tout " qui ne sait rien et qui se permet de donner des leçons, le flatteur hypocrite, le fort en gueule qui pense être le meilleur en tout, le " faites comme je dis, mais surtout pas comme je fais "... Bref, oui, le connard dans toute sa splendeur !!! avec un N ou deux, c'est du pareil au même ! Ayant vécu en ville, je vous rejoins sur l'indifférence qui pourrait vous inspirer un autre truculent pamphlet. Bonne après-midi à vous. Bien cordialement. DC...

Publié le 21 Mars 2022

Merci @Dick C. pour ce commentaire si avisé. Ah oui! Brassens. Effectivement, le parallèle est intéressant… la mauvaise réputation. Elle colle à la peau, dans certains endroits, les campagnes surtout, parce que dans les villes, les gens s'ignorent, tout bonnement. Je connais la ville, je connais la campagne, je ne saurais trop dire ce qui est le plus redoutable : épier ses voisins et les juger ou l'indifférence !
Une autre chanson… celle-là, de Bécaud : « L'Indifférence » ! Dans un cas comme dans l'autre, on est fait comme des rats. Alors, il vaut mieux en parler avec dérision, à travers un Clochemerle revisité, comme l'on dit à propos de la cuisine, aujourd'hui.
Bonne journée
Philippe
Oups ! @Dick C. J'ai omis de dire que la mauvaise réputation peut aussi être présente sur mBS et produire de ces délateurs et diffamateurs incroyables de méchanceté et de mauvaise foi. Même devant l'erreur de leur dénonciation, ils restent, comme des connards ou canards, je ne sais plus comment on orthographie le machin, arcboutés sur leur saloperie. C'est, effectivement, l'un de ces canards qui m'a mis sur la voie de mon texte, mBS étant une petite cité où certains tiennent salon, d'autres assènent des coups comme des bêtes, d'autres sont des faux… médecins ou faux autres (faux écrivains qui distillent leurs conseils comme s'ils appartenaient eux-mêmes au conseil de l'ordre) et il y a même le crime gratuit ! Voilà ! Vous savez donc (je parle pour tous) les métaphores cachées sous ce texte !!! (le corbeau étant, naturellement, …)
Bonne lecture.

Publié le 20 Mars 2022
5
@PHDV Le tableau champêtre que vous brossez avec brio, me rappelle la chanson de G. Brassens " La mauvaise réputation " : Au village, sans prétention, J'ai mauvaise réputation. ... Non les brav's gens n'aiment pas que L'on suive une autre route qu'eux. J'ai apprécié votre œil critique et aiguisé dans ce divertissement où le bucolique, qui fait fantasmer les citadins, cède sa place à toutes les joyeusetés de la nature humaine : ostracisme, entre-soi, rumeurs, délation... Merci beaucoup pour cette bonne lecture. Cordialement. DC
Publié le 19 Mars 2022

@FANNY DUMOND
Bonjour Patricia…
Eh oui ! vous connaissez mon attachement à la sotie. L'idée a germé comme ça, une après-midi alors que je me lamentais, justement, de ne plus avoir d'idées.
Les remerciements en début de texte sont sincères ! Que serais-je, que serions-nous, sans tous ces écrivains qui nous ont précédé et ouvert la voie ?
J'espère que vos 375 âmes sont plus paisibles que mes 623 et qu'aucun corbeau-tueur, merle moqueur, ne traine dans le coin !
Philippe

Publié le 12 Mars 2022
5
Bonjour@PHDV alors là, c'est fort ! Je me suis régalée à lire votre sotie et je salue votre grande imagination et votre écriture que madame Agatha Christie et monsieur André Gide auraient pu vous envier. Un grand Bravo ! à vous et merci beaucoup, Philippe, pour ce divertissement gourmand où se mêlent harmonieusement Littérature, humour gai et noir, suspense, frissons, réflexions sur les comportements humains... Bon week-end à vous et à tantôt de vous lire à nouveau. Bien cordialement. Fanny/Patricia qui s'est retrouvée, le sourire aux lèvres, immergée dans sa villégiature estivale qui compte 375 âmes, des moutons et quelques vaches ; les laitières et celles qui ruminent ;-)
Publié le 12 Mars 2022

@Brato
Un grand merci pour ce premier commentaire sur ma campagne inventée. Du rustique mélangé avec du "paraître", de la fausse mondanité, tout cela via de petites références littéraires et un fond de roman noir. L'humour, la moquerie, le pamphlet, la sotie, pour reprendre un terme gidien, étaient de mise.

Publié le 12 Mars 2022
5
J'ai adoré. Le style est alerte, avec beaucoup d'humour. On se sent bien à la campagne.... Merci
Publié le 11 Mars 2022

@LadyAutrice1800
Voilà ! Format changé et passé en A5 !

Publié le 11 Mars 2022

J'aurais été intéressée de voir ce que vous avez bien pu faire d'Emma Bovary, Flaubert étant l'un de mes écrivains de chevet ; toutefois le format de votre opus est totalement illisible, même sur ordi : il faut le mettre en 140% pour y voir quelque chose ! Donc sur téléphone, c'est "Mission : Impossible". Une fois encore : format A5, texte en 13, 14 ou 15, sacrebleu !

Publié le 11 Mars 2022