Exit Aphrodite

363 pages de Mary Montcalm
Exit Aphrodite Mary Montcalm
Synopsis

"Un visage, un sourire lui suffisaient pour broder des histoires sans début ni fin, faisant de chaque homme rêvé, une île inaccessible. Macha vivait comme une souffrance et une maladie cette façon irrationnelle et tragique de tomber amoureuse sur la base d’un détail, comme la forme d’une main ou la grâce d’un battement de cils, et se demandait parfois si ce romantisme dégénéré ne faisait pas partie de l’héritage des Rostomov."

Etrangère à sa propre famille, Macha Rostomov, jeune femme solitaire et révoltée, essaie de percer le mystère de ses origines et de sa destinée.

Publié le 17 Mai 2022

Les statistiques du livre

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"Exit Aphrodite" est le "Livre le +" du 23 mai. Retrouvez l’article qui vous donnera envie de le lire. N'oubliez pas de laisser un commentaire à Mary Montcalm, c’est pour cela qu'elle publie son roman gratuitement sur monBestSeller.

Publié le 23 Mai 2022

Ce livre est noté par

22 commentaires , 10 notes
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@Marie Metz, je n'avais pas été informée de la mise en ligne de votre commentaire. Alors, c'est avec beaucoup de retard que je vous adresse mes remerciements.

Publié le 26 Novembre 2022

@Philippe Mahenc. J'ai éclaté de rire en lisant votre commentaire. Mais bien sûr que je suis un homme ! Poilu, velu et tout. En vérité, non, tout est beaucoup plus compliqué : je suis née fille, mais... non, je ne vais rien vous dire de plus, je vais plutôt écrire un roman sur le sujet. Si j'ai bien compris, vous avez mis en scène une des chaudes rencontres entre Macha et Thierry. Aurai-je écris une sorte de Kamasutra sans le savoir ni le vouloir ?
J'arrête ici mes mauvaises plaisanteries, mais je suis tellement ravie de recevoir votre commentaire. Je n'ai pas encore lu votre livre, il y en a tant sur le site. J'espère très sincèrement que vous rencontrerez le succès vendredi 9 décembre. Mon planning peut encore changer d'ici-là, je croise les doigts, sans trop d'illusion, je serai certainement très loin de Paris jusqu'à l'année prochaine. Merci beaucoup ! Bonne chance !

Publié le 26 Novembre 2022
5
Magnifique ! Je précise : il y a des passages magnifiques. Évidemment, ce n’est pas magnifique en continu ; pour obtenir des passages magnifiques, il faut redescendre et se poser de temps en temps. Vous y arrivez très bien Mme @Mary Montcalm. Votre roman, c’est l’histoire d’Anna Karénine qui aurait pris Thérèse Desqueyroux par la main pour embarquer sur un drakkar. Le navire est armé d’un éperon puissant avec lequel les charmantes donzelles vont fracasser la vie et poursuivre leur navigation en laissant des épaves dans leur sillage. Au début, je pensais qu’un homme se cachait sous le pseudo de Mary Montcalm, à cause de 1° l’utilisation du mot slip plutôt que culotte pour décrire ce qu’il se passe au fond dans une scène émouvante du tout début, 2° la description de fantasmes typiquement masculins, dont la scène susmentionnée. Une très chère amie à qui j’ai fait lire quelques passages m’a dit que non, j’étais un phallocrate stupide et affligé de pathétiques préjugés, qu’Annie Ernaux utilise aussi le mot slip plutôt que culotte, à la suite de quoi elle m’a fouetté (ma très chère amie pas le Prix Nobel) et nous avons tutoyé l’azur dans un lit profond comme la fosse des Mariannes. Bref, 5 étoiles ce n’est pas cher payé pour la constellation que vous nous offrez, Mme @Mary Montcalm. Et si jamais il m’arrive de vous croiser dans la vraie vie, cachez cette barbe et cette moustache que je ne saurais voir. PS : il y a plein de coquilles (inévitables dans un premier jet) que votre joli texte ne mérite pas et que vous pourriez faire corriger par un relecteur.
Publié le 26 Novembre 2022
4
L'écriture est maîtrisée, même si on sent parfois la reprise de quelques poncifs contemporains. Sujet intéressant et bon suspense.
Publié le 16 Novembre 2022

Je vous en prie. Bonne écriture alors !

Publié le 14 Novembre 2022

@Bruno_Guennec Je vous remercie pour votre offre. J'ai effectivement un autre livre en cours, mais à ce jour, je n'en suis qu'à la prise de notes.

Publié le 14 Novembre 2022

@Sylvie ETIENT, je vous remercie d'avoir si bien compris Macha. Le détail que vous avez remarqué concernant ses chaussures traduit le personnage en une image (vous me le faites découvrir). Je vois que vous écrivez aussi, et j'aimerais vous poser une question. Accepteriez-vous de prendre contact avec moi via "mon profil". Encore une fois merci.

Publié le 14 Novembre 2022
5
De son père, Sergueï Rostomov, Sergueï le Magnifique, Sergueï le Lâche, Macha, n’a reçu que le prénom qu’il lui a donné, son patronyme russe, un matériel génétique slave, et un recueil de poèmes de Maïakovski. Et la douleur en héritage. Reconnue par un père qu’elle n’a jamais vu, élevée par deux femmes au doux patronyme de Tricard - tricardes de mère en fille- qui ont décliné toutes les manières de la nier depuis sa naissance - en l’appelant Corinne pour commencer- Macha n’a jamais été aimée. Le canot de l’amour s’est fracassé contre la vie. L’amour, fracassé avant de lui parvenir. Alors on pleure ? Non, Macha ne pleure pas, elle se fabrique des histoires et court après des images qui s’effritent à peine atteintes, comme en témoigne son union avec François. Son émancipation, sa prise de liberté, elle sait ne pas la trouver dans une histoire d’amour. C’est sur sa capacité de solitude qu’elle compte, et dans le choc des corps qu’elle éprouve cette puissance qu’elle sent en elle et qui ne se manifeste pas en public. Après la léthargie des sens, le déchainement du corps, mais au fond, la même violence à l’œuvre sur l’envers de la toile. Macha baise, à fond. Une manière de cesser de marcher dans des chaussures trop petites pour elle, et de prendre ses mesures véritables, c’est à dire du XXL. Mary Montcalm écrit les scènes de sexe avec une plume qui aurait trempé dans l’encrier de la Juliette de Sade. D’ailleurs, elle commence le portrait de Macha, non pas par la couleur de ses yeux ou de ses cheveux, mais par ce qu’il se passe au fond de sa culotte quand elle propose à un homme qui lui plait de prendre un café. Pas de métaphores inutiles, droit au but, je veux coucher avec toi, dit-elle simplement. Et le silence assourdissant que provoque l’expression de son désir par une femme. C’est l’homme, devenu objet d’un désir sans fard, qui répond « en principe, on a envie de coucher avec quelqu’un parce qu’on éprouve des sentiments…comme l’amour ». On y est ! Dans le rapport de base entre les hommes et les femmes et les rôles que la société leur assigne Un des nombreux intérêts de ce livre, outre le style, que tous les lecteurs ont encensé, c’est l’analyse de ce qui se joue entre les hommes et les femmes dans le rapport sexuel. Macha renverse la table. Je vote pour vous Mary, pour votre talent à brosser la tragédie du rapport amoureux, à décrire quelque chose qui n’existe pas, d’après Lacan.
Publié le 14 Novembre 2022

C’est un cadeau immense que vous me faites, monsieur @Bruno_Guennec. Je vous jure que je ne m’attendais pas à un pareil retour de lecture. Je ne sais comment vous remercier pour votre temps, pour votre intérêt et pour le soin que vous avez pris à rédiger ce commentaire. Peut-être en vous disant que vous m’avez donné une très grande joie. Pas celle de voir mon texte auréolé de gloire (je ris), mais celle d’avoir été lue avec autant de soin, de précision. La joie de savoir que ce texte est allé vers vous et que vous êtes allé vers lui en dehors de toute autre considération. Je ne pense pas qu’il puisse y avoir de moment plus beau dans la vie d’un auteur. Parce que votre lecture profonde et respectueuse me restitue un autre texte que celui que j’ai écrit : un texte lu. Ah, monsieur, je ne sais vous dire autre chose que merci. Et quand bien même ce texte tomberait demain, ce soir, dans les oubliettes, votre lecture restera gravée en moi. Merci

Publié le 10 Novembre 2022
5
Macha, l’héroïne de Exit Aphrodite, de Marie Montcalm, est une jeune femme qui n’a pas encore trente ans. Elle porte en elle « plus que tout, la culpabilité de vivre et par-dessus tout cela encore, pis, le poids insupportable des non-dits » (p. 141) Elle veut donc être lucide, ce qui suppose, du point du vue de la composition du récit, une obscurité à éclairer. Les décors et les personnages sont donc sombres, ternes, afin de souligner, par contraste, la lumière de la conscience, de l’aveu qu’on se fait à soi-même ou qu’on fait aux autres, de l’intelligence des situations, de la vérité. Le monde d’Exit Aphrodite est la caverne du mythe de Platon et Macha est la philosophe qui s’arrache aux ombres de l’illusion pour accéder douloureusement à la lumière du vrai. // Roman initiatique, donc, ou éducation sentimentale, puisqu’il s’agit pour Macha de vivre à la fois une liaison (avec Thierry) et une dé-liaison (avec François), au terme desquelles l’héroïne aura ouvert les yeux sur elle, sa mère (Anne-Marie), sa grand-mère Yvonne (très belle scène de la mort d’Yvonne), les hommes, et en particulier cet homme qu’était son père, Serge Rostomov, celui qui l’a appelée Macha Rostomov, alors que les « femmes Tricard » voulaient en faire une Corinne Tricard. // Le rythme de la lecture est différent selon les moments du récit : haletant, dès qu’il s’agit de la liaison Macha/Thierry racontée en deux parties (chapitre 1, pages 2 à 17 avec la phrase « Je veux coucher avec toi », p. 9) puis de la page 186 (chapitre 4, avec la phrase « Je peux t’offrir un café ce soir ? ») à la fin du roman (p. 347, chapitre 8). // Entre les pages 18 à 185, le rythme, plus lent, calque l’attente de Macha, la monotonie d’une existence qu’elle subie : « C’était l’époque où Macha retissait chaque jour la tapisserie de son couple, que la nuit avait failli détruire. Retisser chaque jour. Chaque jour davantage. Un travail qui avait fini par occuper la presque totalité de son esprit. Une espèce de course contre l’usure et le dégoût » (p. 145). A part quelques brèves pages consacrées au déroulement de quinze jours de la formation où Macha a rencontré Thierry, il s’agit surtout de retours en arrière pour raconter la naissance et l’enfance de Macha (son père, sa mère, sa grand-mère), la rencontre avec François, le retour du père dans la vie de Macha adolescente. Double temporalité donc : d’une part le court temps de la formation professionnelle qui est aussi celui de la liaison amoureuse, d’autre part le long temps qui précède ces quelques semaines. Tout le récit est au passé, avec le recul d’une Macha-narratrice qui a vécu ce qu’elle raconte depuis un moment et l’a « digéré » au moment où elle le raconte, ce qui donne au récit le sentiment tragique que tout est joué, sans cependant nuire au suspense, car Macha, elle, sait comment ça s’est terminé… sur le pont Alexandre III où finissent tous les Rostomov, pont qu’elle a d’ailleurs traversé avec Thierry en taxi à un moment de grande intensité de leur amour… à condition qu’on définisse l’amour comme le fait Macha (p. 135) : « Parce que c’est ça l’amour, non ? Un rendez-vous dont la date et l’heure changent sans cesse, sans que les voyageurs en soient avertis. » // Macha est une héroïne forte et attachante : elle cherche sa place et a conscience qu’elle seule peut la faire cette place. C’est une femme que le désir sexuel aliène mais qui parvient à se soustraire à la pulsion de mort pour assumer sa liberté existentielle. J’ai beaucoup pensé à Flaubert, au personnage d’Emma, mais une Emma qui choisit la vie et possède les ressources nécessaires pour s’affranchir à la fois d’un ordre bourgeois trop conventionnel (« ne pas ressembler à ma mère ! » est un leitmotiv passager mais nécessaire de Macha) et d’un rêve trop romanesque (hérité du père). J’ai pensé aussi à Sartre (l’enfer des autres) et à l’existentialisme. // Le roman tourne essentiellement autour de Macha (ses actions, ses pensées, ses émotions) mais nous offre aussi des échappées dans la conscience des personnages secondaires (changements de point de vue à chaque fois très brefs qui donnent du dynamisme au récit), lesquels sont denses, crédibles, touchants : François, l’amant de Macha, un jeune homme doux et malheureux, très touchant, très fragile ; la mère ; la grand-mère ; le père, émouvant et complexe ; Julie, la confidente rencontrée lors de la formation qui « donne l’impression d’avoir raison, d’avoir bien saisi la problématique, mais quand elle parle seulement » (p. 140) ; même le voisin avec son chien. Il faudrait ajouter peut-être Thierry (et son ombre jalouse, « La Lame », c’est-à-dire Gérard) qui, d’une certaine façon, reste un personnage secondaire. Les décors sont intérieurs, pas de description de paysages (un peu la ville), on est globalement dans des huis clos (encore Sartre) où ce qui est décortiqué sont les relations humaines (l’enfer c’est les autres), le milieu social (la bourgeoisie, l’entreprise) servant plutôt de cadre que d’objet d’étude. // Exit Aphrodite est un très beau roman, écrit dans un style dense et fluide, très accessible, qu’on devine fruit de très longues heures de travail et de polissage. // Ce roman de passage donc, du « désillusionnement » pour accéder à la lumière de la vérité et à la liberté – vérité qui exclut les clichés (les personnages secondaires d’abord vus par Macha comme des êtres caricaturaux acquièrent au fur et à mesure qu’elle ouvre les yeux une vraie humanité et une vraie singularité) – est écrit par une personne qui connaît bien la vie (de la naissance de Macha à l’agonie d’Yvonne), l’âme humaine, sa tendresse, ses contradictions, sa lâcheté, sa mauvaise foi et la nature du désir (qui est désir de ce qui manque, cf Socrate dans Le banquet). Une personne cultivée, d’une très grande intelligence, qui a combattu son orgueil et sa colère et qui nous offre un récit apaisé, ironique et tendre, d’une grande maîtrise et d’une grande puissance évocatoire.
Publié le 09 Novembre 2022

@Bruno_Guennec. Comme je l'ai expliqué dans l'interview, j'ai écrit ce livre il y a quelques années. Le publier me permet de redécouvrir son contenu à travers les réactions des lecteurs. Votre remarque est tellement vraie. Le désir tel que Socrate le définissait est bien le cœur de l'histoire, et Macha devra traverser des épreuves nombreuses, cruelles, ridicules parfois, pour enfin frapper timidement à la porte de l'émancipation. A vous lire, je me souviens que c'était vraiment cela que je voulais : un personnage entièrement prisonnier (prisonnière de son désert surpeuplé de mirages) qui lutte sans même le savoir pour conquérir sa liberté.
Merci de votre lecture, je suis curieuse d'en connaître la suite.

Publié le 09 Novembre 2022

Bonjour Mary,
Je reviens à votre livre puisque j'ai l'intention de voter pour vous (voir mon message précédent avec mon pseudo de Georges Douby Saint-Clair). Cette fois-ci, bien sûr, c'est pour le lire de bout en bout (comme un livre feuilleté en librairie, on l'achète, on le met dans la pile des livres à lire).
J'ai lu le premier chapitre (pages 2 à 46).

Premier retour (le premier chapitre est toujours fondamental évidemment), avant de vous faire une "fiche de lecture" complète quand j'aurai fini (j'ai peu de temps, ça peut être long). Autrement dit, mes premières impressions :

Pages 2 à 17 : récit d'une aliénation amoureuse dans un monde où les magazines véhiculent des préjugés sur les hommes. Couleur : noir intense. Lumière : la fragilité de l'homme (Thierry) qui échappe au cliché. Gérard désire Macha qui désire Thierry. Un livre sur le désir. Me fait penser à la définition que Socrate donne de l'amour dans Le banquet : le désir est désir de ce qui manque. Le ton évoque la colère adolescente mais passée par le filtre du temps, c'est-à-dire du temps que donne l'écriture. Une écriture de la mise à distance. Où affleurent des aveux, comme des bouffées d'oxygène, des déchirures dans le voile des apparences pour reprendre pied. A ces moments on est dans le vital : besoin psychique vital de dire la vérité pour ne pas imploser. Pulsion de vie. Le tableau du conflit psychique (pulsion de mort vs pulsion de vie) imprègne l'écriture dans ses allées et retours entre le retenu et le foudroiement. Un livre sur le désir et sur la place que tiennent la vérité et le mensonge dans l'économie du désir.

Pages 18 à 35 : Le conflit psychique : "(...) elle avait entamé une véritable transformation personnelle (...). Transformation de façade maintenant elle le sait. Chassez le Rostomov et il revient au galop". François désire Macha qui désire Thierry qui désire Amandine. "Elle se méprise d'avoir avoué son désir à un homme qui finalement l'a éconduite ; elle se méprise à présent qu'elle se trouve face à un homme qui l'admire." Je pense évidemment à Sartre : l'enfer, c'est les autres (plus loin, référence à L'étranger, Camus).

Pages 35 à 43 : Le conflit psychique : Corinne Tricard vs Macha Rostomov. "(...) elle aura pour toujours l'impression d'avoir accouché d'une étrangère. (elle = la mère de Macha, c'est-à-dire Anne-Marie, fille de Louise, "les femmes Tricard"). L'étrangère."

Pages 43-46 : "Elle parle d'une difficulté à se sentir désirée."
"Si Macha ne pleure plus c'est (...) qu'elle a compris qu'il n'y a plus lieu d'espérer la présence d'un père".

Mais heureusement pour la vie (et le récit) elle continue d'espérer : Thierry et le père de Macha (dans sa variante "le magnifique") ayant une présence sensuelle commune.

A plus tard.

Publié le 08 Novembre 2022

@Zoé Florent. Je crois qu’il devient difficile de nos jours de lire une histoire sans bons ni méchants. Une histoire sans diktats du développement personnel tout puissant. Je sais que c’est demander un effort au lecteur, et c’est bien la raison pour laquelle je vous remercie de l’avoir lu. Mais voilà, c’est la définition que je donne des héros : des gens différents de vous et moi, dans le sens où ils ne cherchent ni à convertir ni à séduire. Des gens qui assument leur part glauque, sans chercher à se déculpabiliser, à se prétendre meilleurs qu’ils ne sont. Leur laideur assumée est pour moi ce qui les rend beaux et héroïques. Vous me direz que cela ne se passe pas comme cela dans la « vraie vie », mais, justement, pour moi un livre n’est pas la vie, c’est bien plus. La vie n’est que le brouillon de la littérature. Merci encore une fois, chère Zoé.

Publié le 02 Novembre 2022
5
@Mary Montcalm Bonjour Mary. Je viens de terminer votre roman ; un roman que j'ai abordé en plusieurs étapes. Votre plume maîtrisée, riche, absolument délicieuse, m'a conquise ; le côté cash et provocateur du propos aussi. Vous attaquez fort dès le premier chapitre ; il est accrocheur, il alpague avec efficacité, avec classe. /// Ensuite, j'ai eu un peu plus de mal et suis encore incapable de faire le distinguo de ce qui m'a le plus freinée à l'heure où je vous écris ; de ce qui m'a contrainte à effectuer des pauses. Il y a des longueurs, et puis ce petit côté litanique qui m’a dérangée, je crois ; qui m’a parfois donné l’impression d’étouffer. Mais peut-être cela n’est-il dû qu’à mon incapacité à me glisser dans la peau de Macha. Il faut dire que j'ai du mal avec les personnages qui alimentent à ce point leurs rancœurs sans jamais affronter, se délester, tenter de casser les non-dits, inverser la vapeur… /// Il ne s’agirait donc que d’un problème d’incompatibilité ;-), car, je le répète, votre plume est une gourmandise. J’espère avoir l’occasion de la retrouver sur un autre thème auquel j’adhérerai totalement. Votre roman choral, qui sait ;-)?/// Vous écrivez bien, Mary, soyez-en sûre, et votre nomination est des plus méritées. Ce fut un vrai plaisir de vous découvrir, ici. Amicalement, Zoé-Michèle
Publié le 01 Novembre 2022

@bernadetteL Bien vu ! Le compromis, le mensonge, la fuite, les affabulations de toutes sortes composent la vie de ce personnage. Les apparences et les programmes à sauver en priorité, jusqu'à la révolte, la nausée, une forme de folie pour en sortir, en finir. Je crois que Macha est un peu tout cela à la fois. Merci à vous, Bernadette.

Publié le 19 Octobre 2022

@Ahmed Bouchikhi : merci. Je suis ravie d'apprendre que vous avez aimé cette écriture. Pour moi, l'écriture est aussi importante (parfois plus) que l'histoire. Je mesure le travail qui m'attend, aussi je prend avec gratitude vos encouragements.

Publié le 19 Octobre 2022

@Nathalie PAZ, je vous remercie pour votre lecture et votre commentaire. Vous me faites un immense compliment en disant que ce roman a l'âme russe. J'ai beaucoup pensé à la Macha des "Trois sœurs" de Tchékhov en inventant cette histoire. Quant au père de Macha, il m'a été inspiré par un de mes compagnons de vie, russe -bien entendu-, écorché vif. Des êtres magnifiques tant qu'ils restent dans un roman. La douleur de Macha m'a longtemps habitée.

Publié le 19 Octobre 2022
5
Macha, c'est le monde du compromis, le monde d'une faiseuse et de faiseurs. On se ment toujours un peu, pas trop, pour croire qu'on vit une réalité. On compose avec la vie sociale, la vie amoureuse, la vie tout simplement. On est pris dans ce cycle de vie. C'est bien.
Publié le 19 Octobre 2022
5
@ Mary Montcalm Roman remarquablement bien écrit. J'ai éprouvé énormément de plaisir à vous lire. Bravo!
Publié le 15 Octobre 2022
5
Votre roman a l'âme russe. J'aime particulièrement l'intensité de votre écriture et son rythme. On ressent profondément le sentiment de mal être de l'héroïne tout au long des pages et la passion au bord des lignes.
Publié le 14 Octobre 2022

@Georges Douby-Saint-Clair. Merci d'avoir lu et commenté. Non, il n'y a rien de cynique chez Macha, un esprit de rébellion, oui, c'est sûr. Même plus que ça. En ce qui concerne les clichés, je crois qu'y échapper est difficile. Je me suis efforcée de ne pas flirter avec le stéréotype d'une histoire d'amour, à ne pas créer des personnages noirs ou blancs, notamment avec le personnage de François, qui même avec son impuissance doit laisser à Macha le goût des regrets. J'ai voulu écrire une histoire entre chien et loup, crépusculaire, où finalement tout le monde avance à l'aveuglette, même les Instituts de Ressources Humaines. Je crois que c'est de tout cela que souffre Macha. Elle a beau lire Prigogine, ce n'est pas ce qui lui permet de trouver l'issue. Si issue il y a, elle est dans les dernières lignes du roman. Merci pour votre lecture et pour votre soutien.

Publié le 11 Octobre 2022

Il y a quelque chose d'aristocratique, de blasé, de distant, peut-être de lucide, mais je ne pense pas de cynique (peut-être une forme de provocation tout de même, de rébellion ?) dans le ton de la narratrice, dans le regard qu'elle pose sur elle et sur le monde. Ce qui me plaît surtout, dans les premières pages que j'ai lues, c'est la densité de votre écriture, le fait qu'elle se pose matériellement entre le lecteur et vos personnages, qu'elle existe. Je ne suis pas sûr que vous échappiez totalement aux clichés (c'est tellement difficile) mais la construction de vos phrases, des phrases de musicienne ou de lectrice de grands livres, les font oublier. Je vous dis donc bravo ; j'ai rarement lu ici des pages de cette qualité artistique. Bonne continuation. Si je vote pour le "prix Concours", ce sera évidemment pour vous :)

Publié le 06 Octobre 2022

@Hannah Planck Merci pour votre très gentil commentaire. Je ne suis pas sûre que mon livre mérite autant d'éloges, mais ça fait toujours plaisir.

Publié le 18 Septembre 2022
5
@Mary Montcalm Mon existence est courte, au moins sur monBestSeller, mais j'ai déjà pu y découvrir qu'étaient plus rares qu'on pourrait le penser les auteurs capables d'aligner dix phrases sans mettre à bas un bonne moitié de tout ce que la grammaire nous a enseigné, à travers les siècles, afin que la parole, qu'elle soit orale ou écrite, ne reste pas emprisonnée à jamais dans une tour de Babel. Vous qui paraissez avoir dompté avec une aisance royale les règles les plus absconses de cette grave discipline, votre livre est déjà une insigne singularité. Quand en plus vous en profitez pour nous dessiner en pied le portrait d'une dinde qui asperge le fond de sa culotte de "Cristal de Chanel", on ne peut que craquer. D'admiration, bien sûr - en tout cas pour ce qui est de moi, car, d'aussi loin que je me souvienne, j'ai toujours eu pour les dindes un amour aussi inextinguible qu'infini. Aussi, lorsqu'elles confondent leur culotte et leurs poignets ou le derrière de leurs oreilles, ne puis-je que fondre et béer de ravissement... Vous aurez compris qu'à la manière d'une Pouffe (mais en moins endiablé, en moins réussi - il va falloir que je m'entraîne et que j'adopte peut-être une petite-fille et un caniche nain pour avoir une chance de rivaliser avec elle), j'ai essayé d'être originale dans mon commentaire. En réalité, j'ai beaucoup apprécié de vous lire.
Publié le 15 Septembre 2022

Merci @Camille Descimes. Le fil est en effet l'épitaphe de Maïakovski et cette histoire m'est venue du théâtre, à une époque où je jouais Macha, dont les dernière paroles sont "... pour toujours nous restons seules pour recommencer notre vie. Il faut vivre... il faut vivre !"

Publié le 22 Août 2022
5
Bravo pour ce roman intimiste où vous parvenez à dépeindre par petites touches et avec justesse la complexité de l'attachement humain. Merci de m'avoir fait découvrir l'épitaphe de Maïakovski, véritable leitmotiv, fil d'or de votre histoire "le canot de l'amour s'est fracassé contre la vie (courante). Comme on dit, l'incident est clos." Magnifique ! Cependant, Macha mérite de mûrir, d'apprendre à aimer, à construire son bonheur sans poursuivre des lâches en vain... à votre clavier pour la suite ;)
Publié le 21 Août 2022

Merci @Happy Allan, @ANTALL, @Boneur Richard
ANTALL, hélas, vous avez raison, je ne sais pas vendre.
Merci à tous les trois pour vos appréciations

Publié le 18 Août 2022

Tellement captivant

Publié le 04 Août 2022

Votre titre étant punchy et moderne, j'ai eu envie de lire, même si je penche davantage pour le thriller d'espionnage. Ma chère Mary, pitié quoi, pitchez votre bouquin de façon plus accrocheuse sans reprendre les paroles éculées d'une chanson ringarde... Derrière le titre cool, le synopsis ne suit pas. À moins que vous n'ayiez pondu une bluette à l'eau de rose, ce dont je doute eu égard aux commentaires précédents, je vous recommande de muscler ce synopsis sans parler non plus du lecteur à la troisième personne.
Amitiés

Publié le 04 Juillet 2022

On est happé par l'histoire !

Publié le 03 Juillet 2022

@Lucas Belmont5, je vous remercie. Votre commentaire m'encourage.

Publié le 08 Juin 2022

@Frieda Pouffe, j'ai eu peur en commençant la lecture de votre commentaire. Ouf, me voilà rassurée ! Je ne sais pas si Macha est malheureuse. Elle n'a pas eu de chance avec les hommes, peut-être cherche-t-elle au mauvais endroit. Merci en tout cas. J'ai écrit ce texte pendant que ma jambre droite se réparait. J'avais du temps à l'époque. Aujourd'hui je cours après.

Publié le 04 Juin 2022