L'attaque du lieutenant Brioude

9 pages de Christian Payen
L'attaque du lieutenant Brioude Christian Payen
Synopsis

En 1916, au Bois d'Anderlu, en pays de Somme, le lieutenant Brioude doit conduire sa compagnie au combat. Mais la veille, Juliette lui a signifié qu'elle rompait ses fiançailles. Depuis, Brioude n'y croit plus. La guerre, la victoire, le sacrifice n'ont plus de sens. Sa souffrance l'accapare tout entier.
Au matin, le régiment se lance à l'assaut des positions ennemies pourtant la compagnie Brioude reste dans sa tranchée. Tout autour, les soldats meurent...

Publié le 01 Novembre 2022

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"L'attaque du lieutenant Brioude" est le "Livre le +" du 21 novembre. Retrouvez l’article qui vous donnera envie de le lire. N'oubliez pas de laisser un commentaire à Christian Payen, c’est pour cela qu'il publie sa nouvelle sur monBestSeller.

Publié le 21 Novembre 2022

Ce livre est noté par

12 commentaires , 7 notes
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@ Patrick Le Tiec
Merci pour votre commentaire et vos étoiles.
La guerre est une véritable loterie, celle ci plus que d'autres. Un obus qui tombe là où vous êtes, un ennemi qui vise cet homme plutôt qu'un autre, c'est la loterie.
Et pourtant, un auteur exalte le courage des soldats, la clairvoyance d'un officier, l'initiative d'un autre, et jamais le destin.
Bonne journée à vous

Publié le 01 Février 2023
5
@Christian Payen J'ai bien aimé votre nouvelle. Elle m'a rappelé les offensives inutiles du général Nivelle pendant cette guerre, et aussi, celles du Vietnam où l'on se battait pour une colline. C'est réaliste. Elle évoque le sacrifice et aussi les exécutions pour désertions ou refus de sa battre alors que beaucoup étaient pétrifiés de peur. Votre texte évoque aussi le hasard. Un artiste combattant (Mathurin Méheut) écrit à sa femme que le courage et la bravoure n'avait rien à voir dans cette boucherie, juste ne pas se trouver sur la trajectoire d'un projectile.
Publié le 29 Janvier 2023

@ Marc Richard
Merci pour votre note et votre commentaire..
La guerre est effectivement un lieu dans lequel les hommes, avec leurs ambitions, et leurs problèmes, se débattent sans faillir. Parfois, je me dis que d'autres lieux ont ce privilège. Mais la guerre, parce qu'il y est question de survie , est le lieu propice à l'observation.
Bonne journée à vous

Publié le 28 Janvier 2023
5
La bataille que vous nous contez est d’une bien belle monstruosité ! La noblesse lumineuse des sentiments au service des capacités humaines les plus sombres. La haine motivée par un amour déchu. L’amour qui se meurt à la guerre. Chacun tente à sa façon de donner du sens à ce qui en est dépourvu. On cherche des raisons pour ne pas perdre la sienne. Un vent de folie générale s’immisce dans l’âme et la déchire. C’est terrible… mais c’est magnifique !
Publié le 24 Janvier 2023

@ Louna23
Merci pour votre lecture et votre commentaire de cette nouvelle.
Vous avez raison. Dans un texte court, il faut être concis, sans donner l'impression de bâcler son écriture. Dans un texte long, il faut au contraire prendre son temps, utiliser des images, des digressions.
Bonne soirée à vous.

Publié le 21 Janvier 2023

En peu de mots vous parvenez à dépeindre cette ambiance de froid, de peur et de mort qu'on imagine à l'évocation des tranchées. Pas de superflu, pas de pathos, c'est très beau. Merci pour ce texte.

Publié le 18 Janvier 2023

@amo134
Merci pour votre commentaire et vos étoiles...
Je voudrais dire que c'est cela qui me plaît dans l'écriture : prendre une situation simple, ici le moment avant l'attaque, et y introduire un ( ou des ) élément perturbateur, ici Juliette et Mohamed, et décrire une situation singulière. Juliette parce qu'elle ôte toute motivation à Brioude et Mohamed parce que c'est "l'étranger" qui envoie Brioude au combat.
J'ai fait la même chose pour une précédente nouvelle "Le Soldat Inconnu".
Encore merci pour votre commentaire...

Publié le 16 Décembre 2022
5
C'est beau, terrible et humain. Mais c'est ça un héros un homme ordinaire mis dans une situation extraordinaire. Il n'a pas besoin d'en faire trop, il fait ce qu'il peut, mais il le fait. Merci pour ce texte.
Publié le 14 Décembre 2022

@Camille Descimes
Merci pour votre intervention.
La guerre est un sujet extraordinaire pour un auteur. On y observe les comportements des uns et des autres ( dans une certaine mesure des unes et des autres ) sous toutes les coutures. La littérature de guerre a commencé avec Homère et depuis, ça continue. Un sujet sans fin et souvent bien renouvelé par les écrivains. Le cinéma s'est également emparé du thème avec succès.
Merci pour vos étoiles

Publié le 28 Novembre 2022

@ Michel CANAL
La der des der. Cette guerre nous concerne davantage que les autres guerres au sens où nous avons tous un grand-père, un grand oncle, qui ne sont pas revenus des champs de bataille. Lorsque je lis les noms des morts sur les monuments des villages de France, c'est souvent non pas une, mais deux ou trois personnes d'une même famille qui y ont perdu la vie. 1 400 000 soldats tués, environ 27% des 18/27 ans à l'époque...
Dans les "Croix de Bois", R. Dorgelès décrit des soldats qui défendent une colline pour obéir aux ordres, alors qu'ils savent que les soldats allemands ont dynamité toute la colline qui va "sauter" d'un instant à l'autre.. C'est le plus bel exemple littéraire que je connaisse sur la guerre.
Je dis que les effets d'une guerre se poursuivent jusqu'à deux ou trois générations après la fin des combats. Chaque soldat qui ne revient pas, c'est une femme, une mère dans la douleur et des enfants orphelins qui ne grandiront pas "normalement".
Merci pour votre commentaire.

Publié le 23 Novembre 2022
5
Bonsoir @Christian Payen, et 5 étoiles (même sans général ;) Bravo pour cette immersion réussie au milieu des tranchées, certainement le fruit d'une méticuleuse documentation, qui nous donne un exemple de fraternité, et c'est très probablement cela qui crée l'étincelle, ce regain d'humanité dans l'enfer. J'ai retenu une phrase "cette guerre n'était pas la sienne" (peut-être que "plus" pèserait davantage, mais je chipote ;) et bien sûr vos derniers mots, magnifiques, "les champs d'éternité".
Publié le 23 Novembre 2022
5
@Christian Payen, comme l'a souligné et parfaitement résumé @Galodarsac, tout y est ! "L'héroïsme, la peur, l'horreur, la fraternité, la désespérance, la douleur, la résilience, la victoire, la mort, le cynisme du destin..." Les contemporains dont je suis, malgré une carrière militaire pour partie sur des Théâtres d'Opérations, ne peuvent que se faire une vague idée de ce que fut la bêtise humaine de cette guerre dont l'ampleur des massacres de civils, des destructions volontaires de villes et villages, de l'hécatombe humaine, avait fait dire qu'elle serait "la der des der"... sans pour autant en tenir compte ! A travers le lieutenant Brioude, héros brisé par la lettre de rupture de sa fiancée et ressuscité par ses hommes, le courageux caporal Mangin, le patriote Algérien Mohamed engagé pour sauver son pays "la France", vous nous plongez dans un récit poignant, brut, réaliste, sur ce qu'ont vécu nos "poilus" durant quatre longues années. Ce qu'a vécu un de mes grands-pères qui a remis çà à 31 ans après un long service militaire en 1903 et deux périodes de rappel de réservistes. Marié depuis peu, soutien de famille et enfant unique avec la charge d'une propriété agricole, il a été démobilisé seulement en février 1919. Eh oui, si le 11ème mois de l'année, le 11ème jour à la 11ème heure il a été mis fin aux combats, les soldats rescapés ont été démobilisés progressivement. Il y aurait beaucoup à dire sur le patriotisme de nos anciens, le peu de cas du sacrifice humain, le nombre de morts se comptant par milliers au quotidien, les souffrances endurées. Il faut cette guerre actuelle à nos portes en Ukraine pour mesurer "un tout petit peu" les effets d'une guerre. Merci pour ce partage, Christian. D'autant que c'est un sujet peu traité hors écrits d'historiens. Avec toute ma sympathie. MC
Publié le 22 Novembre 2022

@ Zoé Florent
Je ne remercie pas assez les lecteurs qui laissent un commentaire. C'est un vrai plaisir pour un auteur.
La guerre a toujours été pour les auteurs et les écrivains un "décor" inépuisable. Des personnages multiples et si différents les uns des autres, ensemble pour des raisons qui ne dépendent pas d'eux et qu'ils ne maitrisent pas, au moins pour une partie, , sous des formes si opposées parce que décrire des soldats victorieux ou vaincus, ce n'est pas la même chose... La guerre est un sujet inépuisable... parce qu'elle est pleine d'hommes.
Bonne continuation

Publié le 09 Novembre 2022

@ Catarina Viti
Merci pour votre commentaire. C'est effectivement un outil d'écriture. En tout cas, jusqu'à présent, j'ai procédé ainsi: prendre un sujet historique, un sujet de la vie réelle et le transformer, lui donner un sens différent en y introduisant un élément inattendu qui permet de regarder ce sujet d'une façon moins classique. Ici, c'est Mohamed qui ouvre la situation. Dans une autre nouvelle qui est sur le site ( désolé pour l'auto-pub ), le Soldat Inconnu, j'utilise le même procédé d'écriture.
Bonne continuation à vous.

Publié le 07 Novembre 2022
5
@Christian Payen Toutes les guerres se ressemblent, et si l’une se distingue de l’autre, c’est curseur de la barbarie à la hausse, malheureusement. La lucidité d’un lieutenant Brioude, la détermination aveugle d’un caporal Mangin, l’élan d’un Mohamed, fasciné par l’histoire d’un pays qui n’est pas le sien, et bien d’autres attitudes issues de la singularité de chaque être propulsé en zone de conflit, existent bien de nos jours, j’en suis certaine. Que ce soit en Ukraine ou ailleurs, elles sont d’actualité ; comme les héros ignorés, comme ces drôles de concours de circonstances qui font que les honneurs se trompent de bonhomme, que les décorations se trompent de poitrine. /// Vous avez trouvé le bon vibrato pour conter tout cela ; le juste ton d’une plume sûre qui sait suggérer et contribue à une totale immersion. /// Une remarque : opter pour le format A5 serait un plus, pour le confort de lecture en ligne ; quant à la coquille résiduelle, signalée hier, je vois que vous l'avez corrigée. /// Merci pour ce partage, où vous dites tant de choses en si peu de pages, et bonne soirée. Michèle-Zoé
Publié le 06 Novembre 2022

Bonjour,
J'ai trouvé votre texte "bousculant",
je m'explique.
Vous attaquez un sujet cent fois remâché et assaisonné à la mode "moderne". J'entends par là, une espèce de vision artificielle et formatée d'un événement historique qu'il nous est impossible d'imaginer, et que nous serions bien incapables de vivre tant nos petites existences sont devenues douillettes, proprettes et ensemencées de bien-pensance.
Ce sujet archi-rabâché, vous l'attaquez "à la classique", verbe, sujet complément et tout ça bien emballé.
Et puis [évidemment, tout cela est entièrement personnel et ne vaut pas un pet de canard], au moment où l'on va pour jeter l'éponge, BING, BOUMBADABAM, vous sortez un truc.
J'ai bien écrit : "un truc" (un machin, une bricole, un je-ne-sais-quoi), qui défrise ma permanente, me remue le goliwack.
Pour ce truc, je vous dis merci.
ça laisse un ch'tit goût indéfinissable, comme lorsqu'on s'efforce de deviner quelle épice parfumait le frichti, et on a beau s'efforcer, macache.
Merci pour le partage.

Publié le 05 Novembre 2022

@galodarsac
Merci pour le "posât".
Merci pour le commentaire. Quel plaisir d'écrire des nouvelles! Comme vous le signalez, on dit un maximum de choses en un minimum de pages

Publié le 04 Novembre 2022

Juste une coquille, dernière page: ne posât le pied.

Publié le 02 Novembre 2022
5
Alors là chapeau, c'est du lourd de chez lourd, tout y est ! l'héroïsme, la peur, l'horreur, la fraternité, la désespérance, la douleur, la résilience, la victoire, la mort, le cynisme du destin... Un héros détruit par un amour brisé et ressuscité par ses hommes, et tout ça se lit d'une traite, pas un instant de répit ! Difficile de ne pas penser aux "sentiers de la gloire" de Kubrick, même si l'histoire n'a rien à voir... Bravo pour ce souffle épique, qui exalte la bravoure sans gommer l'humain ! Cinq étoiles, mon général ! :)
Publié le 02 Novembre 2022