Interview
Du 01 mai 2020
au 01 mai 2020

Fallait-il une crise sanitaire majeure pour retrouver la raison ?

Un bref regard chronologique pour comprendre l'historique du Corona virus, mais aussi les interrogations qu'il pose sur nos valeurs et notre avenir. Un texte proposé par Michel Canal pour l'appel à l'écriture monBestSeller. "Ecoutez le silence"

Fallait-il une crise sanitaire majeure pour retrouver  la raison ?

Une maladie inconnue proche du SRAS apparue dès le 17 novembre 2019 à Wuhan (11 millions d'habitants, capitale de la province du Hubei) inquiète le Dr. Li Wenliang, ophtalmologue à l'hôpital central. 

Début décembre, il tente avec 7 confrères de mettre en garde les autorités chinoises sur la gravité de la situation à Wuhan, ce qui leur vaut d'être accusés d'avoir propagé de fausses rumeurs sur l'apparition de cette maladie, arrêtés et interrogés par la police.

Les chercheurs ont pu déterminer l'origine du virus et comment il pénètre les cellules humaines. Il porte la signature du 2019-nCov.

Tardivement, ce qui a permis la propagation du virus, la Chine impose un confinement strict à la population. 

L'OMS parle de « crise sanitaire mondiale majeure » et prononce le 30 janvier 2020 l'état d'urgence sanitaire.

Peu importe que la source du virus de cette maladie identifiée par l'OMS (Covid-19 pour ne mentionner aucun pays en particulier) soit le marché Huanan de Wuhan ou qu'il ait pu être introduit par l'armée américaine à l'occasion des Jeux mondiaux militaires omnisports disputés en octobre à Wuhan. Seule certitude : le Covid-19 de type coronavirus n'a pas de frontière et il se propage à une vitesse fulgurante.

 

Conséquences et solutions

Le 6 février, l'OMS annonce le décès du Dr. Li Wenliang, 34 ans, hospitalisé depuis 3 semaines.

Le 21 février, le virus ayant fait 2.233 morts et infecté plus de 74.000 personnes en Chine continentale, l'OMS appelle la communauté internationale à "frapper fort" sans attendre.

Le 29 février, l'épidémie n'ayant cessé de progresser au niveau mondial, le nombre de personnes infectées et décédées augmentant chaque jour de façon exponentielle, le niveau de menace du Covid-19 est porté à très élevé (le plus haut pour une épidémie).

Le 12 mars, alors que la France compte 2.876 cas dont 105 graves et 61 décès, notre Président s'adresse à la nation pour ce qu'il considère comme « la plus grave crise sanitaire depuis un siècle » et annonce de nouvelles mesures pour éviter la propagation. 

Le 1er ministre en annoncera d'autres, très contraignantes, le 14 mars.

Une nouvelle étape est franchie le 16 mars. Utilisant l'anaphore « Nous sommes en guerre » contre le coronavirus, le président durcit les restrictions de déplacement et de regroupement. Du jamais vu qu'il faut assimiler !

Le 19 mars, l'épidémie impacte 157 pays, avec 212.700 cas et 9.000 morts. La France décomptera 674 morts et 16.018 cas le 22 mars à 21 heures.

 

Demain sera-t-il un monde nouveau ?

Selon l'adage : « A toute chose malheur est bon ». Les mesures de confinement qui ont réduit l'activité industrielle et limité les déplacements ont eu des effets positifs spectaculaires. Les nuages de dioxyde d'azote et de carbone se sont dissous, la planète respire mieux et reprend ses droits, les nuisances sonores se sont tues.

Chacun a pris conscience de la réalité du danger. La solidarité s'est manifestée envers les soignants qui il y a peu dénonçaient leurs conditions de travail, envers aussi celles et ceux qui assurent la continuité du fonctionnement.

Fallait-il une crise sanitaire majeure pour obliger l'homme à stopper la maltraitance de la planète, apprécier la nature, le chant des oiseaux, le calme ?

Michel Canal

13 CommentairesAjouter un commentaire

@FANNY DUMOND, vous appréciant lorsque vous écriviez des histoires pour vos petits-enfants, à la manière de la comtesse de Ségur, je suis surpris de vous découvrir adversaire farouche de @lamish hors salle d'armes agréée. Heureusement que les vrais duels à l'ancienne sont interdits depuis Richelieu. Ceux qui qui s'y sont risqués alors ou depuis y ont perdu soit la vie, soit la tête (tel le marquis de Cinq mars), soit un oeil (tel J.-M. Le Pen). Vous appréciant l'une et l'autre, je caresse donc l'espoir de vous préserver de toute blessure grave autre que polémique.
Dommage que Gérard de Villiers ne soit plus de ce monde. J'aurais pu lui suggérer un nouvel opus qui pourrait s'intituler "La comtesse auvergnate sort ses griffes" ou encore "Quand le confinement déchaîne les passions".
Y a-t-il seulement une vraie raison à cet affrontement ? Si une telle animosité s'était manifestée à la Cour du Roi Soleil entre deux nobles dames, imaginez ce qu'eût pu écrire Marie de Rabutin-Chantal, marquise de Sévigné, à sa fille chérie la comtesse de Grignan pour la tenir informée des derniers potins !

Publié le 08 Mai 2020

Merci @Cristina Leg pour ce commentaire sincère, cohérent avec le contenu de ma synthèse de la situation connue et des faits constatés les premiers jours du confinement.
Le titre devrait "en principe" préfigurer l'après crise, pour les leçons qu'il y aurait à en tirer. Il ne faudrait surtout pas voir se reconduire les erreurs du passé.
Et cependant, cette crise sanitaire majeure n'est pas la première du genre, responsable de milliers ou de centaines de milliers de morts (rappelons-nous la grippe de Hong Kong en 1968-69 — 1 million de morts —, les grippes aviaires, porcines — entre 100.000 et 400.000 morts pour la grippe porcine de 2009 —, la maladie de la vache folle, ect.). En cause : la mondialisation, les élevages intensifs (eux-mêmes générant la déforestation, des conditions déplorables de sevrage, de confinement, de transport et d'abattage...), les circuits intercontinentaux d'animaux vivants, de fruits et légumes qui pourraient être évités, la recherche de rendement à outrance, la priorité accordée aux coûts au détriment du maintien des entreprises et du savoir-faire sur notre territoire, des services publics de proximité. Ne perdons pas de vue que les hôpitaux et établissements de santé ont été réduits progressivement à leur plus simple expression depuis une trentaine d'années (la vraie cause du manque de lits, de cellules de réanimation, de matériels de protection des soignants, du manque même de personnels soignants dont les conditions de travail étaient dénoncées depuis plusieurs années).
Les pays riches ont surexploité les ressources de tous ordres, malmené notre planète.
Alors oui, une prise de conscience est nécessaire après cet avertissement dont nous allons payer la facture pendant de nombreuses années.
Chacun aura pu goûter au bon air retrouvé, au calme sans circulation excessive et sans pollution, aura redécouvert les plaisirs simples qu'offre la nature au printemps. Mais le silence, surtout pour ceux qui en avaient perdu la notion... quel bonheur !
Ravi de ton passage, Cristina. Bonne fin de confinement. Bises. MC

Publié le 08 Mai 2020

@Michel CANAL, bonjour Michel, j'aime toujours autant tes synthèses, ton impartialité et aussi cette question : fallait-il une crise sanitaire.... ? qui demande réflexion. Il est évident que la planète respire mieux, la nature reprend ses droits, il suffit de regarder, d'écouter, de réaliser combien la vie de tout être sur terre est précieuse, et que la malmener ne sert pas notre cause. Ce que je déplore aujourd'hui, par rapport aux commentaires liés à ton billet, c'est que cette pandémie, cette crise sanitaire, n'a pas servi à certaines personnes. Préférant garder des rancoeurs, des frustrations que de se remettre en question, elles passent encore leur temps à chercher de vieilles histoires qui ne font qu'alimenter leur mal-être. Alors je me dis que je suis bien heureuse, et que j'ai une chance inouïe d'avoir rencontré de superbes belles personnes ici, et que grâce à elles, j'ai pu évoluer littérairement et spirituellement. Encore merci Michel pour ce partage. Belle journée à toi. Bises. Cristina

Publié le 08 Mai 2020

C'est quoua un site de rencontre , de communication , ou on re- brasse l'actualité ? Une re-diffusion retour vers le passé?

Publié le 06 Mai 2020

@lamish. si vous vous êtes reconnue j'en suis plus que ravie et même pas étonnée, en fait que vous vous sentiez concernée par l'ensemble de mon commentaire. Je me doutais bien que vous ne tarderiez pas à me répondre à la vitesse de l'éclair et mon petit doigt m'a dit que vous nieriez avoir quitté mon mBS. Mais ne voilà-t-il pas que la naïve que j'étais a appris à faire, elle aussi, des sauvegardes. Oui, je suis sur le monde de l'écriture depuis un bon moment déjà. Donc voici ce que j'ai relevé à une certaine période et je pense qu'en fouillant bien on peut encore trouver ceci :
Lamish - présentation
« le: 08 janvier 2017 à 18:05:07 »
• Citer
Je m'appelle Michèle et vit en espagne depuis cinq ans. L'écriture m'a permis le maintien d'un lien avec la France et de compenser une sensation d'isolement intellectuel. Kokox m'a conseillé le Monde de l'Ecriture, il y a quelques temps. Autoéditée sur Monbestseller depuis presque deux ans (c'est d'ailleurs sur ce site que j'ai fait sa connaissance sous le pseudo de Zultabix), je cherche une critique plus pointue des mes écrits. Le principe de notation et de classement sur MBS fausse les commentaires, chacun craignant un retour de manivelle. Si critique il y a, elle est soit inobjective pour ceux qui ont l'esprit de compétition et démolissent pour mieux régner, soit trop nuancée pour éviter les retours néfastes. A ce jour, j'ai écrit deux romans et quelques nouvelles. Je vous soumets ma petite dernière et attends avec hâte vos retours. Bien à vous. Michèle

Quant à votre dénonciation en mars 2018 comme quoi j'étais le troll Jézabel, je l'ai encore mais je n'ai pas le temps de la chercher et puis, pour tout vous dire, je m'en tape dans les grandes largeurs. Parce que moi, j'ai d'autres choses à faire que de chercher avec une loupe de Sherlock des gens qui ne m'ont rien fait. Vos démêlés avec le petit elfe vous ont pourri la vie et finalement j'en suis fort aise. Ça vous occupe. Ce n'est absolument pas mon problème si vous êtes encore en train de vous demander à qui vous aviez affaire. Je me suis contentée de votre réponse quand vous aviez admis que vous vous étiez trompée en me désignant, car vous l'aviez logé en Amérique du Sud. Chapeau pour vos déductions ! Vous deviez faire un démenti sur le site que j'attends encore !!! Et c'est cela qui me reste en travers du gosier, car après cette dénonciation plusieurs auteurs qui ont des peaux de saucisson devant les yeux vous ont suivi comme des moutons dans vos déductions et m'ont tourné le dos. J'aurais volontiers tourné la page, sinon.

Alors, maintenant comme je suis bonne joueuse, j'attends que vous m'envoyiez le commentaire dans lequel je vous traite de monstre. Je ne m'adresse plus à vous depuis deux ans et j'en suis fort aise !!!! Ouf ! Étant curieuse, j'ai hâte de le lire pour voir si j'ai bien encore toute ma tête !

Quant à dire que je vous ai accusée d'être le troll alors là, c'est plus fort que le café que je viens de boire. Je suis obligée de me pincer vous savoir si je suis bien éveillée. Avez vous conscience de la stupidité de ce que vous écrivez. Vous seriez le troll alors que vous passez votre temps à le débusquer ?!!! J'en ai lu des romans de sciences fiction, mais des comme ça jamais encore ! Je vous aurais accusée de chercher votre double ???? Je réfléchirai mieux demain à ça ou bien j'irais acheter un décodeur en désespoir de cause.

Allez je vous laisse à vos petits délires qui ne sont pas de mon ressort. Mon Dieu ! Et je suis fort aise que vous ne me portiez pas dans votre cœur, parce que je me demande bien ce que je pourrais y faire. Et pour terminer, j'espère, dans ma grande mansuétude que vous n'avez pas une tendinite des doigts !!!! Ce serait vraiment trop dommage de ne plus vous lire !

Patricia

Publié le 05 Mai 2020

Je suis très heureuse de savoir que tous les textes sont permis, mais je constate que certains commentaires ne le sont pas ! Je suis très étonnée de constater, lorsque certains veulent élargir le débat sur certaines tribunes, qu’il leur est reproché de ne pas faire leur propre billet. Billets qui, soit-dit en passant, sur l’onglet dédié sont restés lettre morte pour la plupart. Je vous invite à compter le nombre de commentaires sur les 20 textes parus à ce jour. Total = 8.
Je n’ai absolument pas envie de participer, car en guise de silence, je trouve une belle cacophonie orchestrée par une personne qui, selon ses propres dires, est toujours restée fidèle à mBS. Elle se garde bien de dire que fut un temps, ne trouvant plus l’herbe assez verte ici, elle s’en est allée sur une autre plateforme sur laquelle elle ne s’est guère gênée pour démonter dans les grandes largeurs son site adoré pour lequel, depuis son retour, elle se dévoue corps et âme. Et que n’ayant pas de miroir chez elle, elle se permet d’en faire le reproche à d’autres.
Affutez votre paire de ciseaux, je n’en ai cure parce que ça me fait tellement du bien de déballer mon sac, une bonne fois pour toutes, depuis le temps que cela me démangeait.
Fanny (alias le troll pour celles et ceux qui ne savaient pas ! Si, si j’ai eu la grande surprise de l’apprendre en 2018 par le chef-d’orchestre).

Publié le 05 Mai 2020

@Christian Vial Pas trop de politique ici s'il vous plaît, ce n'est ni l'espace, ni le moment, ni l'esprit du site.

Publié le 05 Mai 2020

@Michel CANAL et tous. Bonjour. Tout les textes sont permis et recommandés sur le site sur ce thème. Le but était ici de permettre l'expression écrite de tous pour autoriser nombre d'entre nous à adoucir cette période particulière, si violente pour certains. Qu'ils soient documentaires, poétiques, littéraires, la plupart des textes sont bienvenus. La thématique "Ecoutez le silence" est une amorce pour donner à certains la possibilité de décoller et de partir dans un imaginaire porteur...
Et nombre de textes sont de haute qualité. Merci à tous.

Publié le 05 Mai 2020

Mon commentaire est tout aussi nuancé et impartial que celui de Michel. Sa tribune est une synthèse, le mien ne reflète que ce qui a été dit et publié dans tous les médias, je n'ai rien ajouté de personnel... Mais je sais que la politique n'est pas ta tasse de thé. Donc, il faut tout t'expliquer.

Publié le 05 Mai 2020

@Michel CANAL
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Cher Michel, je vois que tu as eu l'intelligence de comprendre mon commentaire, qui se voulait constructif et complémentaire à ta tribune. Point besoin de nous rappeler les règles du jeu, car nous les connaissons tous depuis longtemps, et l'exercice d'une synthèse en 3000 caractères sur le COVID-19 relève du défi. Et, puisqu'il faut tout expliquer à ceux qui ne comprennent jamais rien, la liste des contradictions n'était nullement un affront à ta personne, mais une mise en avant (je te cite) des négligences coupables dans la gestion par les dirigeants politiques. 

Publié le 05 Mai 2020

@lamish, @Samuel Hervy, @Benoît Otis, @Kroussar, @porphyre, je suis désolé de ne découvrir que ce jour, je dirais même fortuitement, ce que j'avais transmis avant le 25 mars et imaginé non publiable car hors-sujet relativement au thème "Ecoutez le silence".
Je suis désolé car j'ai pour habitude de remercier sans tarder ceux qui commentent mes publications.
J'ai cru comprendre que l'on me reprochait un texte trop concis. La raison, évoquée par mon amie Michèle qui en avait été informée en son temps, en est que je me suis strictement conformé à ce qui était demandé : 3000 signes maximum espaces compris avec une tolérance de 10% (mon texte en comprend 3297).
Je me suis donc reporté sur un travail de fond qui devrait satisfaire les plus exigeants : un essai intitulé "Chronique d'une pandémie", tant il y aura à dire, tant nous sommes saturés d'informations, de désinformations, de négligences coupables dans la gestion par les dirigeants politiques, tant il y aura de conséquences que nous subirons très longtemps encore après la fin de cette crise sanitaire.
Cet essai, restitué sous forme de synthèse, exercice auquel nous sommes rompus avec Kroussar, devrait permettre de bien comprendre l'essentiel de ce qu'il faut savoir.
Merci à tous ceux qui ont apporté leur contribution.

Publié le 04 Mai 2020

Ce qui me surprend c'est l'incroyable incapacité des gens à se souvenir ! Alors qu'il n'y a pas si longtemps le H1-N1 avait frappé dans l'indifférence générale. Il est vrai que seuls les vieux en furent les victimes : ceux qui n'intéressent plus la société, ceux qui sont souvent abandonnés par leurs enfants, ceux qui ne servent plus à rien...
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Alors, sans faire de la philosophie de comptoir, il serait pertinent d"analyser la différence de comportement entre ces deux pandémies, et la grippe annuelle, sans revenir pour autant à la grippe espagnole ou autres pandémies des siècles antérieurs.
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La grippe annuelle fait entre 100 000 et 300 000 victimes à travers le monde, sans que personne ne s'en émeuve ni ne s'en inquiète.
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Le H1-N1, entre 250 000 et 500 000 morts à travers le monde, avec toutefois une certaine inquiétude, mais cela ne concernait que les anciens ayant déjà de lourdes pathologies... dixit certains experts.
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Le COVID-19, environ 250 000 morts, au 4 mai 2020, dans une panique innommable, notamment en France, avec un amateurisme déconcertant du gouvernement.
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Dans de nombreux pays, la Suède, la Suisse, le Cambodge... il n'y a pas eu de mesures de confinement et la sagesse populaire a suffi par elle-même, même si de nombreuses personnes furent contaminées (Suisse 29 905 avec 1 473 décès; Suède 22 317 avec 2 679 morts; Cambodge 122 et 0 morts...et nous pouvons espérer que la pandémie s’essouffle,
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Même si l'on fait dire tout et n'importe quoi aux statistiques, elles ont le mérite de relativiser les choses.
En ce qui me concerne, je suis horrifié par le comportement des classes dirigeantes. En France les masques ont tardé (euphémisme) et sont payants, dans de nombreux pays (dont l'Espagne) ils sont gratuits et distribués par la police, alors qu'en France elle réprime, elle verbalise...
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Et, puisqu'il est bon ton de donner un historique, voici une très longue liste de contradictions :
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Le 21 janvier 2020, la France a toujours les yeux tournés vers un conflit qui dure, après de longues perturbations dans les transports qui ont affecté les fêtes de Noël. En plein débat sur la réforme des retraites, ce qui se passe en Chine, à l’autre bout de la planète, semble lointain.
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Au ministère de la Santé cependant, des voyants s’allument. L’apparition d’un nouveau virus pourrait avoir des répercussions chez nous. Le Covid-19 n’est-il pas apparu à Wuhan, une ville dont les liens avec les France sont étroits ? Nombreuses sont les entreprises françaises qui y sont implantées. Une ligne directe d’Air France Paris-Wuhan a été ouverte en 2012…
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La préoccupation monte au sein du ministère, à partir du 21 janvier, il instaure une conférence de presse quotidienne qui sera tenue, selon l’importance des annonces, par Agnès Buzyn, alors ministre de la Santé, ou Jérôme Salomon, le directeur général de la Santé. Le ton est donné dès le premier jour. "Le risque d’introduction du virus en France est faible, mais il ne peut pas être exclu", dit la ministre. D’un côté on accepte l’idée qu’il y ait un risque, mais de l’autre on rassure. "Notre système de santé est bien préparé", affirme encore Agnès Buzyn. L’optimisme reste cependant de mise. La ministre dispose d’une étude de l’Inserm qui modélise une possible diffusion du Virus en Europe. En France, le risque d’une arrivée du Covid-19 est évalué entre 5 et 13%. Alors qu’elle était encore ministre de la Santé, Agnès Buzyn avoue qu’elle n’aurait pas dû dire, le 24 janvier, parlant du coronavirus apparu en Chine : "Le risque d’importation de cas depuis Wuhan (…) est maintenant pratiquement nul (…) Le risque de propagation du coronavirus dans la population est très faible". Disant cela, Agnès Buzyn savait qu’elle trompait l’opinion.
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Le jeudi 12 mars, lors de son allocution télévisée, Emmanuel Macron annonçait le maintien du premier tour des municipales au dimanche 15 mars, alors qu’il y avait déjà 4 500 cas de contamination en France et que des voix s’élevaient pour demander un report. Le samedi 14 mars, Édouard Philippe, le Premier ministre, intervenait à la télévision et annonçait la fermeture des « lieux publics non indispensables ». « La fermeture des bars et restaurants… et le maintien des élections municipales, comprenne qui pourra ! »
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Depuis le 17 mars, à midi, la France est confinée. Constatant que le message « Restez chez vous » a du mal à passer, Édouard Philippe durcissait le ton, le 23 mars, et annonçait un « renforcement du confinement ». Le lendemain, Didier Guillaume, le ministre de l’Agriculture, appelait les Français sans activité à aider les agriculteurs en manque de main-d’œuvre. « Donc, si tu es confiné par mesure de sécurité sanitaire, on te demande d’aller aux champs pour travailler. Mais si tu veux courir ou promener tes enfants ou ton chien, alors que tu vis en campagne, là c’est interdit… »
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Le 27 avril par exemple, le ministre de la Santé Olivier Véran expliquait que « personne n’a besoin de porter un masque », tandis que le 13 mars, le Premier ministre Edouard Philippe avançait que « porter le masque de façon générale, ne servait à rien ».Pire, le 12 mars, Sibeth Ndiaye disait elle-même : « Les Français ne pourront pas acheter de masque dans une pharmacie parce que ce n’est pas nécessaire quand on n’est pas malade ».
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Un mois après seulement, changement de discours : il faut des masques pour tout le monde. « Il est préférable dans de nombreuses circonstances de porter un masque plutôt que de ne pas en porter », déclare le gouvernement. Pour expliquer ce revirement, le ministre de la Santé et le Premier ministre ont mis en avant un « changement de doctrine scientifique ». Or depuis le 22 janvier, alors que le virus circulait en Chine, des infectiologues avaient alerté sur la nécessité de mettre un masque pour éviter toute contagion.
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Voilà une autre synthèse, apportant d'autres précisions. Et je doute que l'homme change. Par le passé il a connu les pires désastres, les pires souffrances... il recommencera comme si rien n'était... L'Homme est un prédateur pour l'homme.

Publié le 04 Mai 2020

A la question "Fallait-il une crise sanitaire majeure pour obliger l'homme à stopper la maltraitance de la planète, apprécier la nature, le chant des oiseaux, le calme ?", la réponse semble malheureusement être oui. La preuve en est, sans conséquence immédiate et spectaculaire, nous continuions, en tant que fonctionnement de société, le déni de réalité face à l'épuisement des ressources, à l'extinction de masse des espèces vivantes, au réchauffement climatique, etc... Encore faut-il maintenant que le lien soit fait entre cette crise sanitaire et le rapport de l'humanité à sa planète et à sa propre finitude. A en voir les réactions de certains tenants du pouvoir qui veulent que tout reparte au plus vite comme avant, j'ai bien peur d'être très pessimiste quant à la prise de conscience indispensable de ceux qui décident.

Publié le 03 Mai 2020