Pétrichor, l'hiver...

319 pages de Wilfrid TETARD
Pétrichor, l'hiver... Wilfrid TETARD
Synopsis

Quelques jeunes adultes qui se livrent aux jeux si classiques de la séduction et de l'attirance ; qui se cherchent, se jaugent, s'effleurent ou s'évitent...
Un lecteur inattentif ne verra là qu'une comédie romantique légère et gaie ; qu'un charmant marivaudage et il pourra d'ailleurs parfaitement s'en contenter et même s'en satisfaire.
Un autre, moins distrait, comprendra que ce récit en perpétuel trompe-l’œil est en fait une porte entrouverte sur un tout autre ailleurs : son propre imaginaire.
Si ce n'est la ligne directrice, l'auteur s'est bien gardé d'imposer une lecture unique à cette étrange histoire. Il vous appartiendra donc d'en choisir l'exégèse...

Publié le 18 Mars 2022

Les statistiques du livre

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 "Pétrichor, l'hiver..." est le "Livre le +" du 25 mars. Retrouvez l’article qui vous donnera envie de le lire. N'oubliez pas de laisser un commentaire à Wilfrid TETARD c’est pour cela qu'il publie ce roman gratuitement sur monBestSeller.

Publié le 25 Mars 2022

Ce livre est noté par

26 commentaires , 5 notes
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@Wilfrid TETARD je vous suis dans votre argumentaire et dans vos observations sur la " fastidiosité " (le correcteur ne connaît pas ce mot) à dénicher un ouvrage auquel on pourrait adhérer, surtout lisible pour mes pauvres yeux ! Le vôtre est aéré, sinon ;-))) En outre, c'est bien parce que j'ai remarqué vos échanges sensés avec Philippe que j'ai eu la curiosité de vous lire ! Je vous prie d'excuser ma maladresse et je suis ravie de savoir votre intérêt sur M'dame Poigret, dont l'écriture m'a beaucoup amusée ! J'attends l'inspiration pour une autre de ses aventures. Monsieur Soleil, tente une percée avant de se coucher, c'est bien le moment ! Merci et très bonne soirée à vous également. Fanny

Publié le 30 Juin 2022

Nulle question de retour sur investissement ici : je ne doutais pas de votre désintéressement ! Mais si une personne a sincèrement apprécié votre travail, cela signifie qu'elle a, fût-ce partiellement, une conception de la littérature proche de la vôtre. Cela augmente donc considérablement la probabilité que vous soyez sensible à son travail, et évite d'ouvrir et de refermer après 3 pages des centaines de livres pris au hasard parce qu'il est très vite évident que vous ne concevez pas l'art d'écrire (ou la vie en général) de la même manière que leurs auteurs.
En agissant ainsi, c'est donc moi qui fais preuve d'une démarche intéressée, et non vous !
Très bonne soirée, Fanny !
Wilfrid

Publié le 30 Juin 2022

Bonsoir@Wilfrid TETARD je vous remercie de votre réponse à mon commentaire qui me fait plaisir de savoir que vous l'avez apprécié (ce n'est, hélas, pas toujours le cas, mais je ne me décourage pas d'en laisser). Je vous remercie de votre intérêt sur ma production, néanmoins, je tenais à vous dire que lorsque je commente un texte, ce n'est pas pour avoir un retour sur investissement, ni pour recharger mes accus. Je le fais sincèrement, sans aucune arrière-pensée, lorsqu'un texte m'interpelle. Ce que je recherche depuis mon inscription sur ce site, c'est le partage entre personnes de bonne volonté qui " galèrent " (je suppose) comme moi avec leurs écrits qui sont toujours perfectibles. Ceci étant posé, j'apprécie votre réponse à ma question sur votre manière d'écrire. Aussi, je salue votre travail de remise en question que je compare souvent à celui d'un sculpteur avec son burin sur un bloc de marbre brut, jusqu'à atteindre la perfection, si elle existe ! La chanson m'est venue comme ça dès le début avec Phi et elle est revenue sur certains passages de votre texte qui a des accents de tristesse par endroits. Tout du moins pour moi ! Chacun lit avec ses propres sentiments et aucun lecteur ne voit la même chose dans une lecture, et c'est magique ! Je suis également ravie d'avoir égayé votre journée. Chez moi, aussi, la pluie est incessante et toute cette grisaille, un jour sur deux, sur fond de verdure me donne des envies de bâiller et de retrouver le moelleux de mon oreiller, ce soir. Comme l'écrivait la comtesse de Ségur : après la pluie, le beau temps. Sans canicule, si possible. Je vous souhaite une bonne soirée. Cordialement. Fanny

Publié le 30 Juin 2022

Bonjour, @FANNY DUMOND
30 juin 2022. Pluie qui ruisselle sur la vitre, prédisant une journée morne, infiniment longue. Ce genre de journées où l'on subodore déjà que nul évènement significatif n'en viendra troubler la triste platitude... Et puis l'étonnement, le rai de lumière qui vient percer la grisaille : un commentaire infiniment positif accompagné de la note qui va bien, qui plus est rédigé par vous, Fanny Dumond, dont j'ai maintes fois admiré le style subtil et poétique dans vos messages à d'autres auteurs (non sans en concevoir une certaine jalousie à leur encontre !).
Pour faire court : merci !
Merci tout d'abord d'avoir apprécié mon style, qui ici n'est ni totalement spontané, ni excessivement travaillé (tout du moins pour le premier jet ; les multiples relectures pour le rendre à peu près homogène ont été beaucoup plus laborieuses). Simplement, il me fut imposé par l'histoire car je le trouvais adéquat pour ce type de récit. Il aurait probablement été tout autre si j'avais écrit un texte plus "descriptif".
Merci d'avoir été sensible aux ruptures de rythme, effectivement intentionnelles. Votre analogie avec le coup de cymbale me semble infiniment pertinente.
Merci aussi d'avoir su déceler une intention de profondeur derrière la façade de banalité !
Comme vous le dites, des longueurs subsistent, que je n'ai pas su totalement dissimuler, mais elles se situent dans des passages hélas indispensables dans le schéma narratif... Peut sans doute mieux faire, j'en conviens.
Merci enfin d'avoir (inconsciemment ?) associé mon texte à la chanson "Les uns contre les autres", que je viens de réécouter dans la version de Maurane et qui aurait effectivement pu être un excellent synopsis pour "Pétrichor..." s'il n'y avait eu les droits d'auteur !
Je viens de constater avec quelque embarras que je n'avais jamais jeté un œil sur votre bio, et je vais de ce pas me plonger dans "Mme Poigret", le seul de vos ouvrages apparemment disponible sur mBS, avant peut-être de commander les autres...
Belle journée à vous aussi !
Cordialement,
Wilfrid

Publié le 30 Juin 2022
5
bonjour@Wilfrid TETARD j'ai surfé sur votre vague dès les premières lignes, emportée par votre style qui me plaît beaucoup. Je me pose la question de savoir s'il est spontané ou s'il est travaillé ? Dans ce dernier cas, je vous félicite pour ce travail. Étant mélomane, " élevée " depuis ma prime jeunesse, à la grande musique, classique comme on dit, j'ai lu votre livre avec une musique dans ma tête : des phrases longues comme une sonate, puis un coup de cymbale avec un seul mot. Un peu difficile d'expliquer mes impressions, c'est de l'ordre de l'intime. Très visuel également, sans descriptions à outrance et j'ai parfaitement suivi malgré l'absence de pronoms personnels ! Effectivement, votre roman peut se lire comme une "banale" romance, mais j'y ai trouvé à réfléchir sur les difficultés à trouver notre place dans la société avec ses relations humaines compliquées, et surtout sur les hommes déboussolés ne sachant plus comment faire vis-à-vis de la gent féminine, si mystérieuse ! M'est revenu en mémoire un morceau de chanson " on est toujours tout seul au monde ". Un beau roman psychologique sur le moi profond et la solitude. Une femme réelle, très quelconque, vous a inspiré et votre imagination, votre empathie, vos nombreux questionnements vous ont conduit à écrire votre roman avec parfois, seul petit bémol, quelques longueurs. Bien que je sois une lectrice exigeante, je ne m'immisce jamais dans un texte porté par son auteur avec ses tripes. De la bien belle ouvrage, assurément. Je vous souhaite une bonne continuation et une toute belle journée. Cordialement. Fanny
Publié le 30 Juin 2022

@Wilfrid TETARD
Bonjour Wilfrid. Je suis bien d'accord avec vous. Dans le cas de Voisins Voisines, il y avait une trame et le reste semblait improvisé. Comme je vous l'ai dit, c'est un truc qui s'est invité dans ma tête. Mais il y a un côté hypnotique (c'est le mot qui me vient aussi) qui est commun.
Remarque 2 : oui, on assiste à un scénario de cinéma avec cette épure. Pour le cinéma lui-même, l'épure passe souvent par deux choses : les caméras fixes et la voix off qui explique pour le spectateur.
Finalement, tout cela est lié.
Philippe

Publié le 28 Juin 2022

Merci, Philippe, pour votre note et pour avoir pris le temps d'un commentaire aussi long et étayé ! Je vais tenter de m'appliquer pour que ma réponse soit à la hauteur...
Prenons vos arguments dans l'ordre, commençons par "le film". Ce n'était pas intentionnel de ma part, tout du moins au début. J'avais certes un projet stylistique, mais qui était plutôt d'atteindre l'épure, d'éradiquer tout ce qui n'était pas indispensable pour que l'attention du lecteur se concentre sur les ressentis des personnages (d'où notamment des descriptions succinctes, des phrases du style "Soir. Elle." – Oups ! Je viens de perdre 1 224 lecteurs potentiels ! Non : 1 225, j'oubliais EriK Orsenna de l'Académie Française et, bien sûr, je plaisante car je l'adore ! –), suffisantes de mon point de vue pour planter le décor et savoir quels personnages y figuraient, mais qui firent constamment bondir ma compagne, plus habituée à une écriture "classique". D'une manière générale, le sujet (Il, elle, l'homme, Mila...) n'a sauf exception été laissé que lorsqu'il n'était pas implicite, que le reste de la phrase ne pouvait le faire deviner sans ambiguïté...
Ce n'est que parvenu à la moitié de la rédaction que j'ai remarqué que cela donnait au final l'impression d'un scénario de film où la scène commence en italique par "Extérieur nuit. Phi qui regarde la fenêtre. Mila qui lui tourne le dos", avant que survienne la première action, le premier dialogue... et j'avoue que cela ne m'a pas déplu !
Passons à ce fameux "Voisins, voisines" et il faut croire que nous sommes à peu près de la même génération car je l'ai longtemps regardé pour peupler mes insomnies (récurrentes entre la fin de mes études et mes premières années de travail). Ce n'était pas désagréable mais il n'y avait effectivement aucune histoire ; j'ai d'ailleurs toujours pensé qu'il n'y avait nul scénario préalable (hors peut-être le point de départ et le point d'arrivée) et que les épisodes étaient interprétés "au pied levé" par les comédiens d'une ligue d'improvisation. Et bien, même si cette comparaison pourrait paraître à d'aucuns péjorative, je la trouve très juste : dans mon cas, l'histoire n'est qu'un décor pour mettre en valeur – et surtout justifier – le cheminement psychologique des personnages mais elle aurait pu être tout autre. Seule m’importait que l’évolution des rapports entre les protagonistes depuis l’état initial jusqu’à la conclusion soit cohérente et puisse donner sens au rebondissement final (qui aura probablement laissé perplexe la majorité des lecteurs mais que je ne peux évoquer ni expliquer ici sans divulgâcher !).
Seule plaidoirie de la défense : dans mon cas et contrairement à "Voisins, voisines", nul ne peut imaginer à quel point le texte et les dialogues ont été "écrits", relus, médités, réfléchis, biffés, reformulés... mais je conviens que, vu le style choisi, ce n'est pas forcément visible !
Ceci étant dit, j’attends avec impatience votre prochaine publication (ou plutôt d’avoir suffisamment de temps libre pour lire un des autres ouvrages qui figurent dans votre bio !).
Wilfrid

Publié le 27 Juin 2022
5
@Wilfrid TETARD Bonjour Wilfrid. Tout d'abord, les cinq étoiles, c'est pour avoir eu le parti pris d'un style qui vous est propre et d'avoir su le tenir de bout en bout. Ce n'est pas aussi simple qu'on pourrait le croire. Il faut une relecture assidue. Sans doute lutter parfois ! Pour le reste, je ne sais si vous allez comprendre, accepter ou valider ce que je vais écrire. C'est juste un ressenti personnel. Des choses qui s'installent dans la tête d'un lecteur et ne parviennent à s'échapper. Et si ce n'est pas l'intention de l'auteur, alors tant pis… ou tant mieux. Le début m'a fait penser à un film où il y aurait une voix off. Genre Truffaut ou Godard. La voix qui explique en disant "il" et en disant "elle". Ici, paradoxalement ces "il" et "elle" disparaissent parfois. C'est confus, ce que je dis, mais c'est ainsi. Ma petite voix dit les phrases avec l'intonation de Truffaut ou Godard, mais avec les il et elle disparus. Ensuite, c'est rempli de rapports humains, de gens qui s'interrogent sur eux et sur les autres. Est-ce cela, un roman psychologique ? (même si vous m'avez dit que c'est un choix à contre-coeur que cette rubrique). Alors, je vais oser vous écrire ce que j'ai ressenti par moment. Hormis les films à voix off, m'est aussi venu à l'esprit un machin que je regardais à la télé dans les années 80 (que plus personne ne connait) et qui passait sur feue "la 5", chaine de Berlusconi qui mordit la poussière. Ça s'appelait "Voisins Voisines". Il y avait de petites intrigues, mais le but principal était de voir vivre des voisins et des voisines, écouter leurs problèmes, leurs états d'âmes et aussi simplement les regarder. Je me suis mis à regarder vos personnages comme je regardais voisins voisines. La série est inracontable mais étonnamment, elle fit beaucoup d'addicts. On se trouvait comme hypnotisé par ce que l'on voyait, des choses assez banales ou simples (banales étant péjoratif, je crois). Comme c'était une année de passerelle entre études et travail, j'étais assez oisif et me reconnaissais dans les choses banales de la vie. Il n'y a pas que cela dans votre bouquin, mais c'est cette chose que je retiens avant tout. Cette chose qui surnage dans mon esprit. Une sensation. Si j'en reviens au style : j'ai lu qu'on vous critiquait sur la ponctuation. Je ne pense pas avoir mal lu et rien de choquant ne m'a sauté aux yeux. Elle est présente; ensuite, la manière dont un auteur l'utilise lui est propre, pourvu qu'il s'accorde à respecter le sens d'une phrase. L'absence de "il" ou "elle" ou autre, on finit par s'y habituer, et d'ailleurs, ils font leur réapparition, quelques fois. Voilà ce que je pouvais ajouter aux autres commentaires. C'est une vision ou plutôt des visions personnelles qui se sont invitées. Me reste plus des sensations qu'une histoire. Philippe
Publié le 27 Juin 2022

Bonjour, @Helene BOIBIEN

Vous n'imaginez pas à quel point je suis touché par votre commentaire, chère Hélène, et comme il me fait chaud au coeur !
Diantre, une tragédie grecque ! Il faudra que je me relise, moi : j'ai peut-être raté quelques passages ;-D . Mais je reconnais avoir tout fait pour que ce texte puisse être interprété différemment selon le vécu et l'état d'esprit du lecteur, ce qui explique peut-être cela !
Quant au vocabulaire, même si j'ai eu volontiers recours au dictionnaire de synonymes (parce qu'un mot sonnait mieux qu'un autre), je me suis interdit par principe d'utiliser des termes dont je ne connaissais pas à l'avance la définition (ayant des souvenirs douloureux de certains livres de Yourcenar ou d'"Ada ou l'ardeur" de Nabokov, où j'ai passé beaucoup plus de temps le nez dans le dictionnaire qu'à parcourir le texte lui même - mais, dans le cas d'"Ada", ça valait vraiment la peine de se battre - !). Seules dérogations : "Sérendipité" et "Pétrichor", que je n'avais jamais entendus, mais qui collaient beaucoup trop bien au texte pour être rejetés.
Quoi qu'il en soit, merci d'avoir ainsi ensoleillé ma journée et à bientôt j'espère pour votre prochaine publication !

Cordialement,

Wilfrid TETARD

Publié le 06 Juin 2022
5
Bonjour Wilfrid, J'ai lu votre livre d'une traite hier. Tout d'abord un peu déroutée par l'absence de pronoms personnels en début de phrase,(surtout dans les toutes premières pages) j'ai très vite été séduite par votre écriture heurtée qui bouscule le lecteur et qui semble braquer le projecteur sur un seul mot ou un bout de phrase pour provoquer une cassure et l'interpeller. Votre style est audacieux en un mot. Je ne suis pas d'accord avec votre synopsis. A aucun moment je n'ai été tentée de qualifier votre roman de "comédie romantique légère et gaie". Vos personnages sont a la dérive, ils exsudent le mal-être, il se cherchent en proie à leurs démons intérieurs. Tels des héros de tragédie grecque vos héros semblent des marionnettes dans les mains d'un destin facétieux. Vous avez une très belle plume et une richesse de vocabulaire étonnante. Dois-je vous avouer qu'à plusieurs reprises j'ai eu recours au dictionnaire... Bref, pour faire court, bravo !
Publié le 06 Juin 2022

Bonjour, @Brittany Jacques

Désolé ne ne pas savoir reproduire le coeur qui suit votre nom. J'espère que ce message vous parviendra tout de même ! Je suis bien sûr très touché par votre charmant commentaire et vous souhaite bonne chance pour votre future carrière d'autrice !

Cordialement

Wilfrid TETARD

Publié le 30 Avril 2022

J'ai adoré lire votre livre, et surtout j'ai aimé votre inspiration pour certaines parties.

Publié le 30 Avril 2022

Bonjour, @ElsaBey

Désolé de vous avoir fait souffrir ! ;-). La lecture d'un roman doit être un plaisir et il n'y a pas lieu de s'acharner si celle-ci devient laborieuse... L'âge m'a appris que la vie est trop courte pour s'infliger délibérément des fastidiosités inutiles et force m'est de convenir que mon choix de construction ne facilite pas l'immersion dans le texte !

Ceci dit, je suis toujours surpris de voir les lecteurs imputer cette "difficulté de lecture" à la ponctuation. Celle-ci est (Si, Si ! Observez-la attentivement :-) ) parfaitement "normale". La contrainte littéraire qui modifie significativement les phrases est tout autre et a été évoquée dans deux commentaires précédents (PHDV et Zoé) ;-D

Merci en tout cas d'avoir pris le temps de laisser un commentaire !

Cordialement,

Wilfrid TETARD

Publié le 19 Avril 2022

Oups, j'avoue avoir du mal avec le style d'écriture... la ponctuation est vraiment bizarre, c'est difficile à lire, je n'y arrive pas :( ça demande un effort, provoquant une fatigue qui du coup ne permet pas de rentrer dans l'histoire, désolée

Publié le 19 Avril 2022

Merci infiniment, @Zoé Florent pour votre commentaire détaillé et particulièrement flatteur.
Par quoi commencer ? Le titre du livre ? Hors le fait que le pétrichor soit une odeur m'évoquant immanquablement le bien-être et la plénitude, que c'est elle aussi qui a guidé Phi vers son destin, il faut savoir que ce n'est pas le titre d'origine qui était "Aimants" (adjectif qualificatif accordé au pluriel). Mais, ayant mis mon livre en vente en édition à la demande, j'ai rapidement constaté que mon roman était introuvable même en tapant le titre exact et en précisant "Catégorie livres". Il n'apparaissait qu'en 20ème page de résultats après 200 annonces sponsorisées d'aimants pour tableaux, de magnets pour réfrigérateurs, etc. D'où la modification indispensable ! ;-)
Vous auriez semble-t-il désiré mieux comprendre la relation entre Mousse et Mila : c'est précisément la "ligne directrice" que j'évoquais dans le synopsis, celle sans laquelle aucune compréhension du texte n'est possible. Pour la plupart de mes courageux "bétalecteurs", l'interprétation de l'interaction entre ces deux femmes fût la même et s'était rapidement imposée comme étant la seule possible. Quelques uns m'exposèrent dans le doute leur hypothèse pour confirmation, les autres considérèrent la chose comme évidente, acquise. Mais comme vous le dites, impossible de la divulguer sans perdre la plus grande partie de l'intérêt du roman. Le débat concernant les rapports entre les autres personnages a donné lieu à bien plus de controverses et c'est encore le cas. J'ai donc un jour rédigé ma propre analyse exhaustive et l'ai présentée à un ami poète et passionné d'OuLiPo, qui l'a parcourue distraitement et m'a suggéré aussitôt de la jeter, de laisser le lecteur décider lui-même ; peu importait pour lui ce que j'avais voulu écrire, l'essentiel étant que je sois allé au bout de ma démarche littéraire et que le lecteur ait compris ce qu'il avait voulu comprendre...
Merci beaucoup pour votre choix de la phrase mise en exergue : elle fait en effet partie de celles que je relis avec le plus d'indulgence !
Je ne manquerai pas, chère Zoé d'aller jeter un oeil bienveillant sur votre prochaine production. Quant à moi, il est vraisemblable que je m'oriente à l'avenir vers un format plus "court".
Amicalement,
Wilfrid

Publié le 10 Avril 2022

@Brato
Merci infiniment pour votre commentaire (et votre note) qui me réjouissent. A trop décrire, le risque est grand de brider l'imaginaire du lecteur et je souhaitais au contraire que celui-ci soit, consciemment ou à son insu, mon co-auteur ; qu'au final ce livre soit son oeuvre autant que la mienne puisqu'il aurait lui-même rédigé tous les non-dits. Je suis d'autant plus heureux que vous ayez pris plaisir à assumer ce rôle !

Cordialement,

Wilfrid

Publié le 31 Mars 2022
5
Le style "raccourci " nous permet d'évacuer rapidement les mots pour laisser place à l'imagination et en même temps les mots sont suffisamment explicites pour que notre esprit vagabonde et recrée le décor très sobrement dépeint. Les dialogues courts et incisifs, rendent également l'histoire prenante. J'ai lu ce roman avec un grand plaisir. Merci.
Publié le 31 Mars 2022

@Violaine</p>

De nouveau, merci, chère Violaine, pour votre commentaire et votre note. Si vous avez vous-même publié un ouvrage, sur ce site ou ailleurs, n'hésitez pas à me le faire savoir afin que je puisse, moi aussi me plonger dans votre imaginaire. La façon d'écrire, même si le texte n'est pas autobiographique, révèle souvent bien plus de choses sur son auteur qu'il ne le souhaiterait, si l'on excepte bien sûr les romans formatés pour plaire à un large public (et ce n'est nullement une critique envers leurs rédacteurs ; simplement le constat qu'ils font preuve de plus de pragmatisme que moi...).

Amicalement,

Wilfrid

Publié le 26 Mars 2022
5
Quel style magistral et novateur ! Ce roman ne se lit pas il se déguste ! A l'instar de Van Gogh, Wilfrid a su , dans un autre domaine ,s'affranchir des codes de la littérature académique pour offrir à ses lecteurs un style audacieux , pétillant , à la fois riche et poétique au service d'une œuvre onirique . Le style volontairement destructuré apporte relief et musicalité .Le plaisir de la lecture prend tout son sens . Le thème abordé devient dérisoire tant l'écriture nous subjugue et nous transporte . Chaque mot a trouvé sa place avec l'intensité que l'auteur lui confère . Ce romancier a un talent fou !
Publié le 26 Mars 2022

@Wilfrid TETARD
Merci de cet éclaircissement. pas de concession, tout est volontaire. Ok.
Pour le Nobel, c'était une demi-boutade historique ! Mais attention, on n'y renonce pas… le plus souvent, c'est lui qui renonce à nous .
Cordialement

Publié le 26 Mars 2022

@PHDV

Merci pour votre commentaire, PHDV. Un de vos mots me réjouit particulièrement : "Epure". C'est en effet ce que j'ai recherché tout au long de ce livre, en supprimant notamment la plupart des sujets implicites. Comme vous l'avez judicieusement constaté, je n'en ai pas non plus fait une obsession et il subsiste plusieurs phrases complètes, mais j'en ai usé à la manière de la musique d'un film, pour surligner un moment de tension ou, au contraire, un passage particulièrement tendre.
Quant au Nobel, si je dois y renoncer pour préserver mon "style", je le ferai sans regrets... Il faut parfois savoir faire des concessions ! ;-)

Publié le 26 Mars 2022

Un style particulier. De petites concessions, de-ci, de-là, où le style n'est pas poussé jusqu'à l'épure. (on peut encore retirer ici où là, des mots, pour rester dans ce style, constamment).
Est-ce nouveau ? Je ne sais pas. je ne crois pas. Mais c'est un vrai travail d'architecte. Manque donc quelques finitions.
Dans un genre qui s'est voulu novateur, Martin du Gard avait écrit Jean Barois, s'émancipant de verbes(parfois), faisant des phrases d'un mot, etc. Il y a un siècle. Ce n'est pas ce qui a fait sa gloire. C'est un style plus classique qui lui a valu le Nobel, les Thibault, naturellement.

Publié le 26 Mars 2022

@Lamish ter

Bonjour, Michèle,

Pourquoi pas "Plages, michetonneuses et boat-people", même si le titre "Autopsie onirique" m'attire davantage. A moins que vous ne portiez une affection plus particulière à une autre de vos productions...
Je suis totalement d'accord avec vous sur le fait que la quatrième partie de "Pétrichor, l'hiver..." est indéniablement la plus "convenue", la moins inventive, même si je l'ai longuement et maintes fois retravaillée...

Amicalement,

Wilfrid

Publié le 21 Mars 2022

@Lamish ter

Michèle,

Enchanté et presque déconcerté par votre commentaire ! Je m'attendais à ce que toute personne parvenant au bout de ce livre commence sa phrase par "J'ai adoré (un passage, une situation, le personnage de...)" et conclue par "mais pourquoi avez-vous (abordé les choses ainsi, présenté de cette manière la relation entre...)". En bref, je ne m'attendais pas à ce qu'on puisse apprécier ce texte comme une entité monolithique mais qu'on s'attache suffisamment à certains passages ou personnages pour pardonner les pages de moindre intérêt.
Je vous suis donc infiniment reconnaissant de votre indulgence !
Si vous avez écrit un livre sur ce site, n'hésitez pas à me le faire savoir : la recherche "Lamish ter" ne m'ayant fourni aucune indication, j'en serai vite réduit à piocher un peu au hasard dans la multitude des titres proposés.
J'ai entamé le livre de Jean-François Dion. Il y a là les accents d'une autodérision faussement désabusée à la "Houellebecq" (qui, heureux hasard, est un de mes auteurs préférés) mais où le cynisme systématique aurait laissé la place à une forme de tendresse. N'ayant nulle intention de lire son roman en diagonale pour fournir un point de vue hâtif, il me faudra sans doute quelques jours avant que j'aille poster un commentaire sur sa page...

Amicalement,

Wilfrid

Publié le 20 Mars 2022

@Lamish ter

Merci pour votre commentaire (et votre note), Michèle. Tenez bon : plus qu'une partie avant la révélation !
Je ne manquerai pas demain d'aller faire un tour sur la page de Jean-François Dion.

Amicalement,

Wilfrid

Publié le 19 Mars 2022

Je ne sais pas si c'est un style, mais le fait est que c'est indigeste très rapidement... La ponctuation n'est pas que "respiratoire", indiquant les pauses nécessaires pour les orateurs, comme aux XVIIe et XVIIIe siècles (pourtant, en dépit de cela, l'orateur faisait d'autres pauses que celles indiquées par la ponctuation) ; elle indique aussi la structure de la pensée et de la phrase. Personnellement, vos points-virgules m'insupportent, débitant ainsi vos phrases au hachoir. Peut-être est-ce votre style. Ce qui me semble plus certain, c'est l'obstacle dressé à la lecture. Désolée, mais je n'ai pu dépasser les dix premières pages. J'ai calé.

Publié le 19 Mars 2022

@Lamish ter

Bonjour, Michèle,

Merci pour cette première appréciation ! Si vous "tenez" jusqu'à la fin de la partie 4, le plus dur sera fait : la partie 5 est de loin la plus intéressante et fournit suffisamment de réponses pour justifier l'apparent désordre du reste du texte.

Amicalement,

Wilfrid

Publié le 19 Mars 2022

@madline2

Je respecte totalement votre point de vue ! Mais j'aimerais dans ce cas beaucoup connaître votre appréciation sur le livre de Joseph Ponthus ("A la ligne", grand prix RTL, prix Régine-Deforges 2019, prix Jean Amila-Meckert en avril 2019, prix du premier roman des lecteurs des bibliothèques de la Ville de Paris 2019, prix Eugène-Dabit du roman populiste en novembre 2019 et prix littéraire des étudiants de Sciences Po en juin 2020 ) qui ne contient, lui, aucune ponctuation, tous les points, points de suspension, points-virgules, virgules, points d'exclamation et d'interrogation étant systématiquement remplacés par des retours à la ligne ?

Publié le 19 Mars 2022

@Catarina Viti
Merci infiniment, Catarina, pour votre commentaire : c'est exactement ce que je recherchais en m'inscrivant sur ce site ! Je conviens avoir pris un malin plaisir à torturer les phrases, comme vous le dites, même si je pense avoir eu infiniment plus d'égards pour la langue !
Je ne m'exprime évidemment pas ainsi dans la vie courante mais il me semble qu'il appartient à l'histoire d'imposer le style et non l'inverse (les auteurs ayant un style "unique" et immédiatement identifiable ayant - à quelques exceptions près - la fâcheuse manie d'écrire sempiternellement le même livre en ne changeant que le nom des personnages et le contexte).
Ayant souhaité écrire un roman déstabilisant avec une trame apparemment naïve, j'ai voulu que le style soit en adéquation et suggère l'étrange, suscite la perplexité.
Suis-je allé trop loin dans cette voie ? Votre commentaire me donne déjà un élément de réponse et je vous en remercie. L'avenir dira si d'autres ont un point de vue différent, plus critique, peut être. Le reproche (fût-il haineux ou agressif, dès l'instant où il est sincère et argumenté) me semble de loin préférable à l'indifférence !

Publié le 19 Mars 2022

« Il faut reconnaître… c'est du brutal ! »
Une drôle de manière de torturer les phrases (et la langue, peut-être).
Oui, c'est particulier. Disons : très personnel. Une appropriation non seulement de la ponctuation, mais de tout le toutim de la langue française.
Certes, c'est audacieux.
J'ai pécho un passage, les yeux fermés :
"Le reflet dans la vitre la dessine, qui finit de déjeuner ; longue chemise d’homme ne tenant que par deux frêles boutons qu’elle aime porter le matin, petite culotte. C’est tout. Pas encore maquillée ; probablement fraîche, lumineuse. Cheveux bouclé mi-longs qui encadrent le visage sans éclipser l’éclat des yeux gris-bleu. Devrait être belle. L’est, peut-être. Enfin… Le sera, tout à l’heure."
Ce qui m'intéresse : si je surfe en crête du texte, mon cerveau réussit malgré tout à construire une image. Et cela l'étonne presque (l' / sujet = cerveau).
Ce qui m'interroge : vue de plus près, ces phrases sont fichues de telle sorte qu'elles n'ont pas de sens (ou un sens plus que discutable, comme on dit "capillotractées").
Est-ce un style ? Pourquoi pas, puisque vous affirmez que cela est le "fruit d'une longue réflexion" (j'extrapole votre réponse ci-dessous).
Est-ce harmonieux ? Pas à mon oreille. Et pourtant, je préfère Stockhausen à Mozart, Boulez à Reynaldo Hahn, et les Sex Pistols à Luis Mariano.
J'espère que vous aurez plusieurs commentaires, et, par avance, je suis curieuse de les découvrir.

Publié le 19 Mars 2022

@madline2
Merci de votre commentaire ! Vaste sujet que celui de la ponctuation. En dehors des conventions et des habitudes qui me font l'effet d'un désuet carcan, son rôle est (de la part de l'auteur) d'imposer des pauses, des respirations dans la lecture là où elles lui semblent souhaitables. Dans ce sens, sachez que la position de chacun de mes points-virgules a été le fruit d'une longue réflexion et que, quoi qu'il advienne, je n'en supprimerai ou n'ajouterai pas un, chacun ayant son rôle et sa place imposée par la construction du style.
Mais, d'une manière plus générale, il est évident qu'aucun fervent défenseur d'une écriture académique ne saurait apprécier cet ouvrage et je l'assume parfaitement !

Publié le 19 Mars 2022
Wilfrid TETARD
Biographie

Professeur de Mathématiques mais passionné de littérature, j'aime, au détour d'une page, pouvoir laisser mon imagination vagabonder...


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