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Du 10 jui 2022
au 09 jui 2022

Lire de mauvais livres pour se donner une chance d'être un bon auteur

Est-il paradoxal qu’un auteur ayant posté son livre sur le site ne lise ni ne commente d’autres auteurs ? Qui dit mieux que Catarina Viti ce que l’on ne peut (ou ne veut) pas dire ? En attendant la levée de boucliers...
Catarina Viti , une auteure de talent (pour rétablir quelques vérités)Catarina Viti , une auteure de talent (pour rétablir quelques vérités)

Une interrogation revient régulièrement ici. Est-il paradoxal qu’un auteur ayant posté son livre sur le site ne lise ni ne commente d’autres auteurs ?

J'ai envie de répondre que non. Et j'en veux pour preuve mon expérience (laquelle, j'en suis certaine, est copie quasi conforme de celle de tous les membres présents et passés du site) : est-ce que je me suis inscrite sur mBS pour lire des livres ?
Réponse : nan, nan, et re-nan ! Je me suis inscrite (en 2015) POUR QU'ON LISE mon bouquin. Pour que mon cher bouquin, mon merveilleux, mon chef-d’œuvre trouve son lectorat.

Mais il est vrai que j’ai rapidement constaté que ceux qui commentaient mon livre étaient également (pour l’essentiel) des auteurs. Il m'a donc semblé que m'intéresser à leurs bouquins comme ils s'intéressaient au mien était un juste retour des choses. C'est ainsi que j'ai lu les livres de mes pairs, d’illustres inconnus, absents des bibliothèques. Expérience nouvelle, car, avant cela, je n'avais lu que de "vrais" livres, écrits par d'authentiques écrivains professionnels ; c'est d'ailleurs ainsi que, très jeune, très tôt, l'envie d'écrire m'est venue… mais, hélas, pas le talent.
On pourrait arrêter là constats et réflexions, mais sans avoir avancé.

Ne pas lire ses pairs n'est pas un paradoxe

Disons qu'à cette étape du raisonnement, une possible conclusion serait que ne pas lire ses pairs (tout en attendant d’eux qu’ils nous lisent) n'est pas à franchement parler un paradoxe. Peut-être un défaut de jugeote cependant, car si personne ne lit personne... enfin, brèfle.
Je crois cependant que la réflexion serait plus enrichissante si nous l’on formulait autrement le problème. Par exemple : Y a-t-il le moindre intérêt à lire le livre d'un pair ? Et là, spontanément, je répondrais non. Aucun. Pourquoi, en effet, se faire chier à lire les autres ? Ne vient-on pas (de nos jours) dans l’unique dessein de voir son bouquin passer « Sélection du mois » de façon à participer au raout de fin d'année, avec l’espoir d’y être adoubé par un éditeur ?
Passée cette réaction viscérale, je prétends toutefois que si l’on veut progresser un tant soit peu en écriture, il y a un intérêt à lire ses pairs... et pas des moindres.

Ce n'est pas en lisant les classiques que l'on a la moindre chance de progresser

Eh oui, contrairement à ce que l’on pourrait croire, ce n'est pas en lisant les classiques que l'on a la moindre chance de progresser. Ah, je vous vois bondir : ça, c'est un paradoxe, et un vrai ! Et non, mes loupiots, c'est en lisant des textes merdiques qu'on se donne la possibilité de progresser en écriture. Faites vous-même l’expérience, lisez et relisez, je ne sais pas, moi… Proust qui est à la mode. Vous n’y apprendrez rien. Ce n’est pas en contemplant l’Annapurna qu’on devient alpiniste, mais en se frottant jour après jour à la dure réalité. Oh, je ne vous cache pas que c'est une vache d'ordonnance, mais le fait est que ça fonctionne !

C'est en lisant des textes bien ratés qu'on peut aller de l'avant !

Soigner le mal par le mal, en quelque sorte. C'est en lisant des textes bien ratés, à l'orthographe incertaine, au vocabulaire suspect, à la syntaxe approximative, voire délirante, qu'on peut aller de l'avant. Il faut que ça fasse mal ! Faut qu'ça saigne !.
 LE DÉGOÛT, c'est ce qu'il faut ressentir à chaque phrase ratée. A chaque aberration, sursauter, comme le condamné sur la chaise électrique.) Souffrir dans sa chair à en pleurer, à se dire que l'on préférerait passer direct à la culture de la beta vulgaris (la blette) et de l'allium porrum (le poireau), plutôt que pondre une seule ligne sortant de cet infâme tonneau. Et après quelques années (oui, années !) de ce régime d’écœurement, au cours desquelles, tremblant de stupeur, on s’ose malgré tout à écrire des lignes, mais avec circonspection, avec angoisse, comme on marche sur des œufs, ou sur la banquise au printemps, alors, oui, après cette longue ascèse, on est en droit de se payer la gaufre et de revenir à l'un de nos triomphants prosateurs...

Aaaah…ouvrir Bovary et connaître l'extase, l'exultation, le Satori. Ici, tout n’est qu’ordre et beauté, calme luxe et volupté. Alors, oui, elle saute aux yeux, la langue, avec son incroyable finesse, ses capacités inouïes et infinies, sa musique, ses merveilles.

Qu’elles semblent loin, petites, infimes les explications à la mords-moi-le-nœud des auteurs qui ne lisent pas les autres auteurs parce qu’ils cultivent le paradoxe ou ne trouvent pas le temps. Quelles belles occasions perdues d’apprendre à lire, à se lire, et surtout à se critiquer sans merci, car l’on peut  si le destin en a décidé ainsi  rester obscur, insignifiant, mais l’on se doit (c’est un minimum) de devenir meilleur ouvrier de texte en texte.

Il en va ainsi de ce jeune auteur qui ignorera toujours pourquoi écrire :
"Sa femme passe à la narration et raconte par la même sa propre vie, elle qui n’a toujours été après tout qu’en dehors des histoires de Loïc… Et si elle détenait les clés de sa disparition ?"
Ou : "Le commissariat se situait un peu à l’écart de la ville, j’y pénétrais par un portillon et me présentais devant le sas d’entrée" est, pour un lecteur « normal », une tentative d'homicide avec arme par destination.

Ainsi soit-il, et bien le bonjour chez vous.

37 CommentairesAjouter un commentaire

@Sofia Kolokolo
Je me sens parfaitement en accord avec ce manifeste <3

Publié le 13 Août 2022

@Fanny Duchon Allard, rebonjour. Chère amie, diriez-vous (ce n'est qu'un tout petit exemple) que Stephan Zweig ou Philippe Jaccottet sont/font du chocapic ? Réunir dans un même élan le cœur et l'esprit est, il me semble, mais peut-être vis-je sur une autre planète que la Terre, le but même de toute forme d'art.
Mais si, par hasard vous estimez que "L'âge regarde la neige s'éloigner sur les montagnes" est du chocapic, c'est que nous ne donnons pas le même sens à cœur (ou ventre) et esprit.

Publié le 13 Août 2022

@Catarina Viti
Les auteurs de livres "mal écrits" ont pour seule prétention d'écrire avec leur ventre, quand les auteurs de livres "bien écrits" ont la prétention de leur intellect.

Je préférerais toujours la rage du coeur, la rage du ventre, à celle de l'intellect.

D'autant qu'un livre "mal écrit" pourra toujours être corrigé, alors qu'un livre sans la rage du coeur restera sans fond, vide et creux malgré ses belles tournures.

Il arrive que les deux se mélangent, le coeur et l'intellect, et dans ce cas ça fait des chocapics... :-)

Publié le 13 Août 2022

Bonjour @Fanny Duchon Allard, bonjour @Christian Vial.
Bon / mauvais texte.
Voilà bien un thème de réflexion qui a épuisé les meilleures volontés de ce site (les a même liquidé, fait fuir) sans que jamais l'ombre d'un accord soit esquissé, et pour cause : chacun (donc moi) défend ses propres lacunes, sa propre incompétence.
Pourtant, distinguer le bon du mauvais ne pose que peu de problème dans le domaine culinaire, par exemple.
Il n'y a vraiment que les enfants pour déclarer "C'est pas bon (au choix : les épinards, les poivrons, le poisson, etc.)". Les adultes savent que l'on doit dire "Je n'aime pas les épinards". Et si le même adulte n'est pas foncièrement idiot ou de mauvaise foi, il peut même préciser qu'on peut cuisiner merveille avec des épinards.
On sait aussi que chez les enfants, tous les gouts ne se développent pas en même temps, et que, généralement, jusque vers l'âge de 10 ans, les gamins ne savent reconnaître que le salé et le sucré.
Tout ça pour dire qu'on peut blablater autant qu'on veut en matière de livres, mais bon sang de bon soir de mille sabords, s'exclamerait le capitaine, c'est tout de même pas sorcier de faire le distinguo entre un livre merdique et un autre qui ne l'est pas.
Quant à faire un bon livre avec uniquement de bons sentiments, du cœur ou je ne sais quoi, je n'interdis à personne de le penser (œuf corse), mais, par amitié, je le déconseille vivement.
Regardez, mettons que votre enfant, ou celui de quelqu'un d'autre, peu importe à qui il appartient, l'essentiel est que ce soit un enfant et qu'il ait envie de vous plaisir. Il vous cuisine un gâteau au chocolat (sans recette de préférence pour ne pas gâter sa créativité). Eh bien, quel sera le résultat ? Le gâteau sera minable et dégueulasse, et peut-être que vous devrez vous racheter un four. Ah, bien entendu, il est possible que ce pâtissier en herbe soit un petit Mozart. Mfffff. Y en a beaucoup par ici ? Non. Le résultat le plus courant est que le gamin y aura mis tout son cœur, un cœur gros comme ça, mais que le gâteau est raté-raté, et puis c'est tout.
La littérature, c'est comme la pâtisserie, mais en plus long.

Publié le 13 Août 2022

Personnellement je lis très peu, et même dans la vraie finalement (et même de "vrais" livres, donc), parce que plus j'écris et moins j'arrive à lire.
D'une part, j'ai la peur de perdre mon inspiration en lisant d'autres auteurs (ou de finir par copier leur style).

Et d'autre part, je lis et relis tellement mes propres textes pour la correction, que simplement lire me fatigue beaucoup.
C'est un peu la nausée des mots, en quelque sorte...

Pourtant je sais aussi que lire les autres auteurs est essentiel à la découverte ou redécouverte d'une façon d'écrire, c'est la possibilité de nouvelles inspirations et de dépasser ses propres limites.
Voir ce qui se fait ailleurs, et comment ça se passe, aimer leurs nouvelles idées (ou pas) sortir de sa zone de confort...
Donc, j'essaie de faire des efforts, mais je constate que c'est difficile.
Être écrivain ne signifie pas être lecteur.

Mais je ne crois pas qu'il y ait de bon ou de mauvais textes.
En tout cas pour moi, ce n'est pas une question de langue ou de style, c'est une question d'émotions.

Un texte peut être merveilleusement bien écrit, avec tous les mots placés là où il faut, si les émotions y sont absentes, il ne pourra jamais être meilleur qu'un texte mal écrit mais écrit avec le cœur.

Publié le 12 Août 2022

Une envie subite de poser une question, qu'est-ce qu'un mauvais livre ?

Publié le 11 Août 2022

C'est ballot, @Catarina Viti, mais je suis d'accord sur tout. Bravo !

Publié le 22 Juillet 2022

@JIA TOLENTINO. Ben voilà, vous avez tout compris. Tout est question d'angle de tir. Tiens, je vous fais une bise.

Publié le 16 Juillet 2022

"(...) c'est en lisant des textes merdiques qu'on se donne la possibilité de progresser en écriture" ? Suivant cette curieuse logique, c'est donc en bouffant MacDo qu'on deviendrait fin gastronome... Catarina, je vous ai percée à jour.... Provocatrice, va ;-)

Publié le 15 Juillet 2022

@ CATARINA VITI
Vous inquiétez pas gente dame, j'ai tout pris au second degré et bien apprécié à sa juste valeur.
Je retire "vindicte populaire" - un instant d'égarement dans une vie toute de rectitude et de mots pesés.
Le Seigneur vous ait en sa Sainte Garde.

Publié le 15 Juillet 2022

@Fabre d'Eglantine, bonjour.
En fait, cette tribune n'en était pas une initialement. Ce texte était simplement un commentaire parmi d'autres commentaires à propos d'une question qui revient maintenant dans toutes les interviews d'auteurs dont le bouquin a été sélectionné "Livre du Mois".
Question : "Vous avez reçu des commentaires, mais n'en avez laissé aucun. Comment expliquez-vous cela ?"
D'où le ton provocateur.
Et puis, faut bien faire quelque chose par si grosse chaleur, non ?
*
Vindicte populaire, vous y allez un peu fort, je trouve.
Quoi qui va pas dans ses phrases ? Tout peut-être... Bon, après, bien entendu, si encore qu'en plus on nécrit des livres faut les écrire en françouse. Plus très utile çé cleir.

Publié le 14 Juillet 2022

@catarina viti
Je saisis le propos grosso modo et le côté gentiment provocateur, ok !
Mais que reprochez vous aux deux citations que vous vouez aux gémonies en final ? J'ai pas trop compris... Pourquoi les livrer ainsi à la vindicte publique ?
On peut en dire autant de "“ « Le temps que François émergeât, le train entrait en gare de Lyon. »
François WEYERGANS
On peut certes objecter que plonger la moitié d'un orteil dans des productions d'autrui permet de prendre conscience du gouffre qui nous sépare du vulgum pecus (que dis-je, un gouffre - une péninsule !!!) et d'en tirer une satisfaction d'amour propre somme toute assez cruel si l'on considère que ces pauvres hères n'ont pas eu la chance d'atteindre au génie pour des raisons de pur déterminisme social ou biologique.
Moi personnellement je lis et relis que moi-même (mon unique roman."Mon nombril et moi.") et j'y trouve matière non à m'améliorer puisque j'ai atteint la perfectitude mais à prendre la mesure de jusqu'où un génie peut aller dans la génialité.
C'est d'ailleurs le cas également de ma mère...

ps Ami lecteur, joue avec nous et gagne ton poids en romans de Barbara Carter. Deux fautes d'orthographe et une de syntaxe ce sont glissées dans ce texte. A toi de les trouver.

Publié le 14 Juillet 2022

@catarina viti, dans le style pamphlétique que vous revendiquez,vous semblez retenir de mes propos que ce qui va dans l'idée que vous vous faite d'un auteur et comment il doit écrire et être et peut être même penser. Comme je vous l'ai dit, ce livre en chantier, je n'ai plus envi d'y toucher, je ne veux plus. Le poster m'a libéré car à chaque fois que je voulais finaliser, je rajoutais des choses, en enlevais...ça faisait comme des sauts d'humeurs. Si ce livre m'a épuisé, pompé, c'est pour différentes raisons qui ne tiennent pas uniquement à l'écriture et au récit. Si je dois le remanier un jour, ce sera certainement dans quelques années pour le moment, mon esprit rejette véhément l'idée d'une relecture.(Tiens va falloir écrire un livre la dessus ou que je fasse une psychanalyse). Ce qu'il faut retenir de tout ça, l'idée premiére, c'est qu'être édité, pour moi est vraiment accessoire, puiqu'il faut que je le martel, ce n'est pas un but en soi! Donc chacun est libre d'être intéréssé ou agacé...et moi je suis libre de ne pas me plier aux exigences, aux formatages, à la servilité que me demande le monde de l'édition et ses affidés! Comme dit précédemment,ce livre en chantier disparaitra à mon retour de vacance comme un tag que l'on recouvre, à mes yeux à t'il atteind le but que je m'étais fixé, OUI et bien au dela! Cordialement

Publié le 14 Juillet 2022

@Menouar Ben Yahya. Epuisé, pompé, vidé... en principe, c'est l'état dans lequel nous sommes tous une fois que nous lâchons nos productions dans la nature. Je viens d'aider une amie à vivre les derniers mois harassants avant la sortie officielle de son roman (historique entre autre et pastiche -véritable- du 18e siècle) : 14 ans de travail. Et, la plus part du temps, tout cela se solde par 15 ventes et trois commentaires. Comme a l'habitude de le dire cette chère Ann Chamberlin : " Ecrivez des livres si vraiment vous n'avez trouvé aucun autre hobby."
*
@FANNY DUMOND. A propos de la mise en page. Le hic, c'est que le site ne propose pas (ou plutôt : n'impose pas) de matrice dans laquelle insérer son texte. Outil qui non seulement résout tous les problème de format, mise en page, taille de police, etc, mais traque l'orthographe et la typo, et met en valeur les textes au lieu de les noyer dans un joli bordel.
Pour ma part, je lis sans lunettes, mais je n'ai pas envie de flinguer mes yeux sur un quelconque texte, même de valeur.
*
@ANTALL : pour la naphtaline, c'est normal : j'en sniffe un rail chaque matin.

Publié le 14 Juillet 2022

Perso, je trouve Catarina délicieusement agaçante avec son vocable emberlificoté aux relents de naphtaline. Souvent incompréhensible ; peu rarement à côté de la plaque.
Pour moi, il n'y a même pas matière à débat.
MBS est un site communautaire d'échanges et de partages ; si tu publies, tu dois jouer le jeu, point. Tu veux des commentaires ? Prends cinq minutes pour en écrire à d'autres. Il n'y a pas de mauvais textes, il n'y a que des auteurs débutants, plus mauvais que toi pour l'essentiel, qui cherchent à progresser sans hypothéquer leurs organes en bêta-lecture professionnelle. On exprime un avis subjectif (quitte à ne se baser que sur les vingt premières pages), libre à l'auteur d'en faire ce qu'il veut ensuite. S'il est assez con pour prendre la mouche, c'est qu'il n'a rien pigé. Hors mis certains, la plupart des retours donne heureusement lieu à des échanges enrichissants. Tu donnes, tu reçois. Logique. Humain. Pas trop chronophage. Et pas non plus à côté de la plaque, il me semble.

Publié le 13 Juillet 2022

Bonsoir@Menouar Ben Yahya Je rejoins Catarina sur la présentation des textes que nous offrons. Je vais utiliser une image : nous devons les porter jusqu'au bout nos bébés. Au départ, ce ne sont que des embryons qui ne demandent qu'à se développer. Écrire, c'est 99 % de travail et 1 % de plaisir ou de douleur. Rendions-nous nos brouillons aux examinateurs lorsque nous planchions pour obtenir nos diplômes ? Je suis malvoyante et bien que je présente mes écritures pour qu'elles soient lisibles sur écrans, je remarque qu'elles ne le sont quasiment pas sur mon téléphone (incessants va-et-vient à droite, à gauche...) et sur l'ordinateur lorsque je tombe sur un amalgame de mots, de lignes, de paragraphes non aérés, je ferme aussitôt même si le fond est probablement intéressant (non pas par crainte d'avoir la nausée, quoi que voir tanguer l'ensemble y ressemble ;-) mais pour la sauvegarde de mes pauvres yeux). Je suppose que je ne suis pas la seule, ou alors c'est que j'ai vraiment un gros problème. C'est à se demander si les auteurs ont seulement lu un livre papier mis en page dans les règles de l'édition, voire s'intéresser un tant soit peu à la chose. Question bonus : et comment font-ils pour se relire ??? Tâche ô combien agréable qu'au bout d'un moment, je ne vois plus mes erreurs et qu'il me prend comme une envie de tout envoyer valdinguer à la corbeille et d'être prise de sacrés doutes à me demander ce qui a bien pu me passer par la tête de me lancer dans cette folle aventure. Mais ça ne m'empêche pas de recommencer, comme une femme qui met au monde plusieurs enfants, mais qui oublie rapidement " les désagréments " de l'enfantement ! Quant à nos lectures, je pense que chacun lit ce qui lui plaît et que nous n'avons pas à juger une personne sur ses goûts littéraires ni la mettre dans des cases animalières. Je pourrais vous conseiller une belle lecture : " les mémoires d'un âne " de la comtesse de Ségur. C'est pas des blagues ! Sur ces bonnes paroles, je vous souhaite de poursuivre avec une nouvelle inspiration. Si les premiers écrits étaient des chefs-d'œuvre, cela se saurait. Sauf quelques exceptions, tel Arthur Rimbaud, par exemple, qui avait du génie, mais qui ne le savait pas ! Bonne soirée à vous. Fanny.

Publié le 13 Juillet 2022

@Catarina viti; en exergue je dis pourquoi je ne changerais rien à ce "livre", en gros je sais, devine les défauts de ce livre en chantier, ce qui peut le rendre indigeste mais je n'y toucherais plus, il m'a trop épuisé, pompé, vidé...il fallait que je le poste, m'en libére et s'il retient l'attention, quelqu'un d'autre prendra le relais, sinon je le supprimerais à mon retour de vacance. C'est un peu comme un tag, l'auteur veut être vu, s'afficher, sortir de l'anonymat, produire un effet sur le publique puis un jour le tag disparait sous la peinture uniforme d'un employé municipal...ce récit avait une durée de vie d'un mois mais pris au jeu ce sera un peu plus, depuis que je l'ai écris j'étais dans un service dédié aux sans abris, aujourd'hui j'ai changé de service et de secteur et de public, physiquement, mentalement, je suis passé à autre chose. De toute façon, je suis libéré de tout ça, ce vernis, ces faux semblants depuis que, être édité est devenu vraiment mais vraiment secondaire, je m'en fiche royalement, ce n'est pas un but mais être lu un minimum ça oui! Je vais continuer à sortir mes récits sur feuilles, les relier et en faire des livres(receuils de poésies; nouvelles etc) que je dépose dans les boites à livres en y apposant juste mes initiales. Linformatique et MBS me donne une opportunité de continué sur ce même principe. Cordialement

Publié le 13 Juillet 2022

Bonjour @Menouar Ben Yahya. Du coup, comme on dit de nos jours, j'ai été zieuter votre texte. Avant même d'entrer dans le détail de l'écriture, voire de l'histoire, il vous faut revoir votre mise en page. Je me permets de poster ici ce commentaire, car il concerne de nombreux auteurs "novices".
Publiez en A5, interlignes 1,25, retraits positifs en début de paragraphe 0,50pts, tirets cadratins pour les dialogues. Choisissez des polices qui passent bien visuellement.
*
A votre question, je répondrais :
on sait qu'un livre est terminé QUAND ON NE PEUT PLUS RIEN ENLEVER.
*
Sinon, ma foi, des ânes nous sommes tous un peu... certains plus que d'autres... peut-être.

Publié le 13 Juillet 2022

@catarina viti et FANNY DUMOND. Bonjour, oui peut être sommes nous dans un fonctionnement à la Facebook, je te likes, tu me likes...calculs, démarche marketing...et lorsque quelque chose est gratuit, comme la possibilité de mettre son livre en ligne et être lu,c'est que le produit c'est nous et cet aspect me révulse, bien qu' il est vrai qu'il peut y avoir de véritables rencontres, sincéres, une vrai amitié qui nait à grace à une passion commune, la lecture. Pour ce qui concerne le sujet,déja sur certains de mes écrits, j'avais mis cet avertissement aux lecteurs en premiére page:(Extrait)"S’il y a des mauvais livres, la médiocrité est surtout à rechercher du coté des lecteurs, troupeau bêlant,qui se bouscule pour acheter le dernier prix Goncourt ; Fémina ; Renaudot ; Médicis... il achètera ou offrira,le dernier livre recommandé comme on accueille l’arrivée du beaujolais nouveau ou l’hostie pour le croyant eucharistique, lecteur te voila « consacré »,le verlan dit autre chose.

Lecteur médiocre celui qui âne bâté cède aux modes, à la conformité,n’est pas à plaindre mais soyons indulgent avec lui,il a aussi son fardeau à porter.Si les mots, ces invertébrés qui courent sur la page peuvent lui faire oublier sa tragique existence,qu’importe qu’il lise la collection Arlequin ;Georges Perrec ou « voyage au bout de la nuit » !Qui peut avec des mots révéler l’indicible de la vie, seul le silence le pourrait et les mots, tous les mots veulent témoigner de cet indicible . Et si un mauvais lecteur et un mauvais livre n’était qu’une appréciation subjective, ce pourrait être seulement l’histoire d’une rencontre ratée car ce n’était peut être, ni la bonne personne, ni le bon moment,alors laissons au cancre qu’il soit lecteur ou auteur le bénéfice du doute !" Et là encore par cet avertissement choc, je cherchais à capter le lecteur éventuel, celui qui lirait ces lignes et aurait envie d'en savoir plus.

Publié le 13 Juillet 2022

Merci @FANNY DUMOND. Je partage votre expérience : au début, des fantasmes, des illusions par tankers. Un premier cap, difficile à passer : celui d'une forme d'indifférence de la part de notre entourage. Même si ce n'est pas de l'indifférence, c'est ainsi que nous prenons la chose probablement parce que nos attentes - à l'origine - sont tellement démesurées... Et puis, le voyage commence, différent de celui auquel nous avions pensé et, ballotés entre doutes et espérances, nous avançons, chacun pour soi et Wenchangxing pour tous (grâce aux commentaires mBS, je m'instruis !).
Arrivée en haute mer, où j'ai fini par me familiariser avec le vide océanique, je me dis chaque jour que la seule véritable question est : est-ce qu'écrire fait de moi un être plus serein et généreux ?
Réponse en fonction de la météo, œuf corse !

Publié le 12 Juillet 2022

@Menouar Ben Yahya. Le problème est simple : vu que la majorité des membres d'une quelconque plateforme de lecture en ligne sont des auteurs, cela revient à dire que si les auteurs ne lisent pas les autres auteurs, personne ne lit personne. Vous me direz que c'est une solution qui résout le problème. Effectivement, ça ressemble à FB. En fait, il n'y a pas de hasard : c'est ainsi que fonctionnent les réseaux sociaux : je te like si tu me likes. Mais on s'y fait aussi des amis, j'entends des véritables. Comme dans la "vraie vie", quoi.

Publié le 12 Juillet 2022

@Frieda Pouffe. Vous avez des trous dans la gamelle. Faudrait voir de faire réparer. Et merci de me traiter de niaise, vous avez l'art de parler aux femmes.

Publié le 12 Juillet 2022

Bonsoir, la communauté !

Il est évident que notre intention première à tous, sans exception, est d’être lus afin de sortir nos écritures de nos fichiers et que nous profitons des occasions qui nous sont données, dorénavant, de pouvoir le faire.

Mon expérience m’a appris qu’il ne faut pas compter sur mes proches ou mes « amis » pour avoir des avis sincères et objectifs pour progresser dans cet art si difficile à dompter. Soit, ils s’en tapent dans les grandes largeurs de mon petit dada, soit mon hobby suscite la jalousie (Eh, oui !), soit pas lue. Dans ma grande naïveté, j’ai offert une dizaine de mon premier bouquin et après petite enquête, j’ai su que la plupart ne l’avaient pas lu, parce qu’ils n’aiment pas lire ! Je comprends, car lire n’est pas une obligation. Néanmoins, j’ai récolté deux avis sincères sur ses imperfections qui m’ont beaucoup aidée pour la suite de l’aventure, si périlleuse.

D’où cette idée qui m’est venue de poster sur des plateformes dédiées à cette activité. Comme lorsqu’on s’inscrit dans un club d’échec, de foot... entre passionnés. En 2012, avant de dénicher mBS, je me suis inscrite sur un site, un peu pionnier à l’époque (il a disparu). Il m’est tout de suite paru évident que le partage est essentiel, normal et justifié. Non pas pour avoir un retour d’ascenseur complaisant, mais parce que, oui, on apprend des autres lorsqu’on a l’esprit ouvert et surtout la curiosité de se renseigner (vocabulaire, orthographe...). En outre, c’est tellement rassurant et agréable de savoir que d’autres personnes sont comme moi, finalement.

J’ai bien compris votre ironie, Catarina, sur votre tribune. N’étant pas maso, je ne lis pas jusqu’à l’écœurement sur le site, voire des livres pourtant reconnus par la Profession, ni les 1 000 romans qu’il FAUT avoir lus avant de mourir ! Lorsqu’un me tombe des mains ou des yeux au bout de quelques lignes, je n’ai aucun scrupule à l’abandonner à son sort. Le temps étant compté dans le sablier, dont fort heureusement, nous ne connaissons pas sa capacité, je sais que j’en trouverai un qui me correspond, un qui me fera voyager, m’évader, un dans lequel je rentrerai en osmose avec les idées et la sensibilité de son auteur.

Voilà ! Belle soirée et bonne continuation à toutes et tous ! Fanny

Publié le 11 Juillet 2022

J'ai céssé depuis le Covid de fréquenter les bibliothéques et j'ai lu beaucoup de livres venant des boites à livres! Ce que je trouvais intéréssant, c'est que j'y trouvais là, bien souvent le gout des autres et j'ai trouvé de véritables perles que je n'aurais pas trouvé en bibliothéques. Pour ce qui concerne mon BestSellers.co et la question de savoir si on doit lire d'autres auteurs, cela me fait penser à Facebook ou une personne vous demande, de commenter son post et de réagir de tel ou telle maniére pour lui signifier que vous êtes son ami...

Publié le 11 Juillet 2022

@Christiane PABLO MORA. Une "bourse de temps" ! Vous en avez de belles, vous ! Mais si on en avait, on se les garderait, peuchère ! Merci quand même.

Publié le 11 Juillet 2022

Chère Feria Pff (@Frieda Pouffe), avant toute chose, vous a-t-on déjà dit que vous avez là un charmant joli nom ? Ouioui. Je ne sais pas si je le préfère à vos couettes ou lycée de Versailles.
Bon, ces urbanités liquidées, je saute à pieds joints dans le plat :
Mais, voyons, vous n'êtes pas concernée par ce billet doux ! C'est le pourquoi du pourquoi vous n'y entravez que pouic, vous flageolez de la jante. Ce billet n'est destiné qu'aux bûcherons de la syntaxe, aux soutiers de la ponctuance, aux extrapolateurs du subjonctif, aux évanescents de la rime, enfin, brèfle, ma bande. Mais vous, vous tutoyez les Pléiades.

Publié le 11 Juillet 2022

Je suis toujours bluffée par vos commentaires. Ils sont presque toujours judicieux, souvent blagueurs et parfois provocateurs.
Pour ceux qui comme nous tous ou presque aimons la littérature, il ne faudrait pas oublier le plaisir de l’écriture, de la création, de la jubilation de voir quelques commentaires sympathiques sur ce que l’on a eu le courage de publier. Si à côté, nous partageons avec un club d’amis, de petites réunions in situ pour échanger sur certains titres suivant l’envie, la curiosité, de chacun, j’avoue pour ma part avoir un temps qui joue la peau de chagrin.
J’aimerais lire sur MBS plus que je ne le fais. Si quelqu’un à une « bourse de temps » qu’il m’en cède un brin.
Merci Catarina.

Publié le 11 Juillet 2022

@Philippe De Vos.
Bof, vous savez, moi, la rigueur...
Quant au Collectif 15... plouf ! Il fut question d'interviews croisées, échanges entre blogs, partages de et sur réseaux, vidéo-conf... tout, quoi. C'est d'ailleurs pour cela que l'anonymat n'y était plus de mise.
D'ailleurs, l'anonymat ne porte-t-il pas en soi le germe de l'avortement ?
plouf-plouf tagada.
Une revue ? Fouchtri de fouchtra, cela faisait partie de nos projets avec Hubert Letiers ! On voyait déjà le boulot qui nous attendait (car rien que pour faire tourner ce Collectif, il nous en a fallu des heures et des jours). Vouais. Un hénorme travail. Pas impossible non plus, mais il faut s'entourer des "bonnes" personnes, fiables, toujours d'attaque.
Une de mes amies fait cela (bouddhisme & franc-maçonnerie), parution trimestrielle depuis des années. Je l'admire.
Quand on pense à des gens comme Pierre Déom, on se dit que c'est possible.
https://phrases.media/la-hulotte-fete-50-ans-de-sensibilisation-a-lenvironnement/

Publié le 11 Juillet 2022

@jenie
Je crois qu'il faut penser le changement et non changer le pansement comme dit le fameux Pierre Dac. Or nous changeons souvent le pansement, une médiocrité, une banalité en remplace une autre, et on pense que c'est bien mieux, naturellement. Nous insistons parce que penser le changement est beaucoup plus difficile. La citation de Dac n’est pas une banalité, c’est une pointe en jargon littéraire,
Pour vous entraîner et en produire vous avez La pointe ou l’art du génie de Baltasar Gracian, traduit par Laurens et Gendreau-Massalou, préface de Fumaroli, pour les hispanosphones Agudeza y arte de ingenio, c’est très intéressant.
A la théorie qui est relativement simple est jointe plus de 700 exemples "non ratés" assez souvent pas facile à comprendre à cause de la très haute érudition de Gracian, mais on peut quand même en tirer quelques gouttes d’huiles essentielles.

Publié le 11 Juillet 2022

@Catarina Viti
Ce "en dépit de tout" faisait allusion à autre chose… Bien évidemment que j'ai eu de cordiaux et amicaux entretiens avec vous… même caché sous mon masque de Jacques Colin. Il m'avait semblé, alors, que cela sentait fort le pseudo car je l'avais puisé dans La Comédie humaine.
Donc… ce "en dépit de tout" faisait allusion à cela. J'ai eu l'impression que vous m'en teniez rigueur !
Bref ! Parmi les commentaires, il y en a quand même certains parfaitement cons ! C'est ainsi. Mais comme je l'ai dit, dernièrement j'ai pu "rencontrer" de nouveaux auteurs/lecteurs que je cite dans mon commentaire et qui, je l'espère, seront lus les prochains jours par d'autres. Lus et commentés, SVP.
Philippe
PS : j'ai toujours crû en la sincérité de vos commentaires, ne vous en faites pas !
Et que le Collectif renaisse un jour, avec de nouveaux membres… et une nouvelle idée de textes.
Pour ma part, ce qui me ferait fantasmer, c'est une revue… mais quel boulot !

Publié le 11 Juillet 2022

"En dépit de tout" ? @Philippe De Vos. Rhôôôôôôô... Il me semble pourtant que je vous ai bien chouchouté quand vous apparteniez au "Collectif 15" où je vous avais si cordialement invité à cause d' - ou grâce à - un texte de vous que j'aime toujours et qui, de mon point de vue, est le meilleur que vous ayez signé . Et à moins que vous me suspectiez encore de fréquenter les lieux sous un masque (depuis le temps, vous devriez être convaincu que je n'ai pas la carrure pour écrire de pareilles pages), il me semble que je ne vous ai laissé que de gentils commentaires (sincères aussi). C'est vrai que cela ne nous rajeunit pas.
Pour revenir à votre message, je crois (maintenant) qu'il n'y a que deux sortes de commentaires : les creux et les plus ou moins pleins. Je crois (maintenant) que c'est en fonction de nos attentes (donc de nos peurs et de nos fantasmes) que nous les trouvons cons, méchants ou élogieux.

Publié le 11 Juillet 2022

Il me semble que la grande question était : pourquoi la plupart des auteurs "nominés" au grand raout de fin d'année ne lisent pas les autres. C'est ce qu'il ressort des réponses données chaque mois par ces auteurs : vous êtes sur un site communautaire, vous êtes lu(e), mais vous ne lisez pas les autres. Pourquoi ?
Les réponses sont assez vaseuses (pour ceux qui ne lisent pas les autres), donc peu convaincantes.
En fait, ils n'ont pas compris que lire les autres, c'est aussi tisser des liens avec eux. Des liens éphémères souvent, et plus longs de temps en temps.
Il est vrai que le commentaire est mal aisé. On en reçoit d'idiots, de méchants, de cons ! et d'autres qui sont rassurants, élogieux; d'autres où les lecteurs - lecteurs/auteurs dissèquent notre prose (ou nos vers) de manière tout à fait étonnante. Ceux que j'ai reçus dernièrement (hormis un très con) sont une mine d'or pour moi. Je ne sais si cela fera changer mon écriture, car le naturel revient toujours au galop, mais souvent le doigt est mis sur quelque chose de sensible.
Merci à @Wilfrid TETARD, à @Eric BEAUME, à @Fabre d'Eglantine, à @Lucas Belmont, à @galodarsac et bien sûr à @FANNY DUMOND (sans qui ce site aurait été morose pour moi) de m'avoir accompagné ces derniers temps. Je mets leur @ en espérant que d'autres iront les lire également, comme je l'ai fait. Ces échanges sont un bain de jouvence.
Philippe
et merci aussi à @Catarina Viti, en dépit de tout.

Publié le 11 Juillet 2022

Chers amis commentateurs et trices, bonjour.
A chaque lecteur de trouver le sens de ce petit texte acide.
Voici le mien :
A aucun moment, je n'ai eu l'idée de rédiger un billet. Mais il est vrai que je n'ai pu me retenir d'ajouter un commentaire sur une page où l'on s'interroge sur la "negative attitude" qui consiste à poster son texte en se moquant du tiers comme du quart de ce qui se passe ailleurs sur le site.
Cette réponse est devenue - sous l'impulsion d'un certain monsieur monbestseller - le billet que vous venez de lire.
Ceux qui me connaissent (j'en profite, @Delphine ROBIN, pour vous dire un grand merci. Ce n'est pas dans mes réactions habituelles, mais j'ai été émue !) savent que je ne me moque de personne et que je ne juge pas le travail des autres. Ils savent également que j'aime bien jongler avec les degrés.
Alors, oui, il y a du sérieux dans ce billet. Je crois réellement qu'on apprend des erreurs. Des siennes parfois, mais plus souvent de celles des autres, car il est plus facile de voir les failles d'autrui. Et il en va de l'écriture comme de n'importe quelle autre activité... même du jardinage que je pratique d'avantage, et mieux j'espère.
Ce n'est pas seulement en lisant des textes encore inaboutis que l'on comprend où et comment on se fourvoie, mais en cherchant à les "corriger". La plupart du temps, on se livre à cet exercice par camaraderie ou simplement par sympathie. A première lecture, un texte est bon ou mauvais, mais c'est en le passant au peigne fin qu'on en débusque les forces et les faiblesses. Je trouve ce travail plein d'enseignement... et très difficile, parce qu'au début, on croit justement posséder la réponse universelle (sorte de panacée littéraire), et après quelques mois (ou années) de pratique, on découvre qu'il n'en est rien, qu'on ne possède que quelques hypothèses qu'il faut sans cesse remettre en question. Et je prétends (ce n'est que mon opinion) qu'il est plus difficile de réaliser ce travail en se regardant dans le miroir. Nous sommes, quoique nous prétendions, remplis d'indulgence envers nous-mêmes. Bien entendu, on peut, comme certains commentaires le laissent penser, se contenter de ce jugement méprisant envers le travail d'autres auteurs, se réjouir en se disant qu'on est largement au-dessus de la mêlée, mais ce n'est pas mon cas, autrement, tout le temps que j'ai passé à donner des petits coups de main n'auraient aucun sens. Ils en ont au contraire, car j'ai vite pigé que les erreurs des autres sont également les miennes, et c'est pour cette raison que
1. je remercie profondément et sincèrement tous les auteurs avec lesquels j'ai cheminé. Tous sans distinction.
2. je regrette aussi profondément et sincèrement que cette dynamique se soit enlisée dans les sables de l'égocentrisme et de la susceptibilité.
Sur ce, je retourne à mes plantations.
PS : je remercie vivement le sélectionneur de la photo qui a réussi à dénicher le cliché où j'ai l'air le plus con ! Mais laissons-le, il est assorti au propos !!
PPS : je remercie vivement le sélectionneur pour CETTE photo : février 2020, "baptême" du roman "Adieu Amériques" sous l'œil des Rolling Stones - musée de la photographie (Jean-Marie Périer) de Villeneuve d'Aveyron.

Publié le 11 Juillet 2022

Lavillier a chanté : « il paraît que voir les plus pauvres que soi, ça rassure ». Je propose de remplacer « voir » par « lire », et pauvre par « pire » … S’estimer meilleur, à tort ou à raison, ce n’est certainement pas le devenir, toutefois ça permet de relativiser l’ampleur du chemin qu’il reste à parcourir. Un kilomètre a pied, ça use les souliers, le sommet de l’Annapurna est encore loin.

Publié le 10 Juillet 2022

Article intéressant, pour lequel je partage certaines idées.
En ce qui me concerne, il est vrai que je m'étais inscrite également il y a quelques années pour qu'on lise mon "livre". J'ai appris au fil des années à découvrir les oeuvres des autres auteurs, qui sont toujours très enrichissantes.
Toutefois, ne peut-on tout de même aller de l'avant en lisant des textes "non ratés"? Par ailleurs, qu'est-ce qu 'un texte "raté" ou "mauvais livre"? C'est , pour ma part, un terme assez subjectif.

Au plaisir de vous lire.

Publié le 10 Juillet 2022

Bonjour Catarina,
je crois que je suis inscrite pour ma part depuis 2016; j'ai toujours aimé vos parutions, vos mots, votre style. Je tombe aujourd'hui sur cet article et une fois de plus je suis conquise par vos mots et votre raisonnement. C'est honnête tout en restant intègre. J'ajouterai juste qu'à se forcer un peu à lire d'autres auteurs, on est souvent surpris des bonnes choses qui en découlent. Bonne plume ou mauvaise plume, lire d'autres auteurs me donne souvent de l'inspiration supplémentaire (pour ma part). De la petite anecdote à la façon de construire son texte, s'ouvrir aux autres est toujours une mine d'or en terme d'apprentissage et de régénération. Une nouvelle connexion qui nous rend plus complet nous-même. L'expérience c'est peut-être ça aussi.
Hâte de lire Sweet Memory. Merci pour tout ce que vous apportez de votre sagesse et de votre expérience. C'est toujours un plaisir de vous lire et lire vos avis. Bien sincèrement. Delphine

Publié le 10 Juillet 2022

Que je lise de mauvais livres ne me fera pas un auteur parfait, tout au plus j'aurai une critique selon ma pensée, positive ou négative.

Publié le 10 Juillet 2022