Gabriel est parti

309 pages de Gabriel Monestier
Gabriel est parti Gabriel Monestier
Synopsis

Dans l’immobilité brûlante d’un monastère oublié, un homme avance, absorbé par le silence et le temps qui lui reste. Ses gestes se fondent dans l’air, son passé se délite. Puis il y a Gabriel. Un nom qui affleure, un visage venu d’ailleurs, réapparu après dix ans d’absence avec une obsession : écrire, reconstituer, comprendre. Mais que cherche-t-il vraiment ? Entre souvenirs morcelés et vérités incertaines, une énigme se dessine, portée par le vent et l’ombre du doute. Et si Gabriel n’avait jamais existé ?

Publié le 16 Mars 2025

Les statistiques du livre

  58 Classement
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"Gabriel est parti" est le "Livre le +" du 31 mars. Retrouvez l'article qui vous donnera envie de le lire. N'oubliez pas de laisser un commentaire à Gabriel Monestier, c’est pour cela qu'il publie son roman sur monBestSeller.

Publié le 31 Mars 2025

Ce livre est noté par

10 commentaires , 5 notes
1.02
Style complexe
Publié le 02 Avril 2025
3
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Publié le 02 Avril 2025

@ Eva Verna
Bonjour Eva
Merci beaucoup pour ce retour si généreux. Je suis profondément touché par vos mots, surtout lorsqu’ils soulignent cette idée que le livre « pose des questions justes sans imposer de réponses ». C’est effectivement une démarche que j’ai souhaitée, celle de laisser le lecteur libre de ses interprétations et réflexions, sans chercher à fournir des certitudes. La fragilité et l’inconstance de notre condition humaine sont des thèmes qui me tiennent à cœur, et savoir qu’ils résonnent à ce point avec vous est un véritable encouragement.

Quant à la qualité d’écriture, je vous suis sincèrement reconnaissant pour vos remarques. En effet, dans un monde où l’écriture peut parfois sembler perdre de sa profondeur, je cherche toujours à maintenir une exigence stylistique qui porte l’émotion et les questionnements du texte. Vos mots me confirment que cette quête trouve un écho chez vous, et cela me touche profondément.

Encore merci pour votre lecture attentive et votre réflexion sur le livre. Gabriel

Publié le 01 Avril 2025

@ Gabriel Schmitt
Bonjour Gabriel,
Merci pour votre lecture attentive et pour la réflexion approfondie que vous avez partagée. Je trouve votre analyse très pertinente et elle soulève des questions que je me pose moi-même en tant qu’auteur novice. Il est vrai que l’écriture d’un texte peut osciller entre la recherche de la forme et la volonté de transmettre des émotions pures, et il est parfois difficile de trouver le juste équilibre. Votre remarque sur le risque du « surécrit » est tout à fait valide. Je suis conscient que, dans ma quête de rendre les sentiments et les états intérieurs avec force, il peut y avoir des passages où la forme prend un peu trop le dessus. C’est un défi, et je suis toujours à la recherche de la manière la plus juste d’exprimer ce qui me touche, sans tomber dans l’artifice.
La question du « supplément de réalité » est également intéressante. Parfois, dans un texte où l’émotion prime, on se perd peut-être un peu dans une abstraction qui peut nuire à la sensation de concret. J’entends bien votre point de vue et je réfléchis effectivement à la façon d’ancrer plus solidement mes personnages et situations dans une réalité plus tangible, sans pour autant perdre de vue la liberté d'expression propre à l’écrivain.
Quant à la comparaison avec le Nouveau Roman, je l’apprécie dans la mesure où cette mouvance revendiquait précisément une certaine épuration de l’intrigue au profit des impressions et des états d’âme. C’est une approche qui me parle, même si, comme vous le soulignez, cela peut paraître minimaliste. Peut-être qu’il y a une part de « recherche » dans cette manière de narrer, et cette réflexion sur l’art et l’artisanat, citée par Éric-Emmanuel Schmitt, m’amène à me demander si parfois je ne m'éloigne pas trop de l’aspect « artisanal » de l’écriture. Un équilibre à trouver, sans doute.
En tout cas, vos observations sont très enrichissantes et m’encouragent à continuer de questionner ma manière d’écrire. L’art de l’écriture est, comme vous le dites, une danse entre inspiration et maîtrise, et je vous remercie d’avoir mis ces idées en lumière.
Gabriel

Publié le 01 Avril 2025

@coco critique Bonjour Coco,
Merci d'avoir pris le temps de lire et de partager vos impressions. Il est vrai qu’une première page, voire un premier chapitre, doit accrocher le lecteur. Et si je ne parviens pas à susciter cet intérêt dès le début, c’est un point sur lequel je vais réfléchir.
Je comprends aussi la comparaison avec Chien Blanc de Romain Gary. Gary est un maître dans l’art de captiver son lecteur dès la première phrase, et je reconnais la force de son récit. Cependant, mes choix stylistiques sont peut-être différents. Mon texte repose plus sur une atmosphère, une sorte de lente immersion dans l’univers de mes personnages. Ce n’est pas tant l’action qui m’importe au début, mais la mise en place de l’intention, de l’émotion. C’est un choix que j’assume, bien que je comprenne qu’il puisse ne pas convenir à tout le monde.
Quant à l’aspect « impersonnel » du style, je l’entends aussi. C’est un point que je travaille, et il est possible que la distance de l’écriture puisse, dans certains passages, sembler un peu trop froide. C’est sans doute le reflet d’une étape d’écriture où je cherche encore ma voix, celle qui permettra à l’histoire de véritablement respirer et de se dévoiler au-delà de 7 pages.
Bonne continuation à vous aussi.
Gabriel

Publié le 01 Avril 2025

Bonjour Gabriel.
J'ai lu les sept premières pages (pas eu envie de continuer). Qu'est-ce qui fait qu'on a envie de lire un livre, de continuer après avoir lu les premières pages ?
Première réponse : une histoire. Des confidences, des confessions, si vous voulez, mais est-ce que vous racontez une histoire ? Ce que j'ai lu ne raconte pas : des phrases, un ton mélancolique, mais rien qui raconte (c'est difficile, on est bien d'accord, et je ne ferais pas mieux). Prenez par exemple le début de Chien Blanc (Romain Gary). Vous verrez : on est happé dès la première phrase. Ce n'est pas un très grand écrivain pourtant. Mais c'est un conteur. Il sait raconter.
Deuxième réponse : un style. Votre écriture est, selon moi, tout à fait impersonnelle. Cela pourrait passer, si vous racontiez une histoire...
Tout ceci doit sûrement pouvoir évoluer, à condition d'avoir quelque chose à raconter qui vous tienne à coeur. C'est forcément le cas, sinon pourquoi écrire et publier ?
Bonne continuation dans l'écriture.
Coco

Publié le 31 Mars 2025
3
Un livre qui pose des questions justes sans imposer de réponses, qui nous laisse en suspens, perplexes même, révélant l' inconstance et la fragilité de notre condition. Une qualité d'écriture exceptionnelle (par les temps qui courent)
Publié le 30 Mars 2025

@Zoé Florent. Bonjour Zoé, tout d’abord, je vous remercie de votre intervention. Cet ouvrage a été publié sur ce site justement pour que des lectrices et lecteurs pointent les failles et donnent leurs avis. C’est une histoire qui traite de l’absence.
Je prends note de pas mal de choses auxquelles je vais réfléchir (la prison, Léa, Edmond, les répétitions, les ellipses…). J’espère beaucoup d’autres réactions comme la vôtre. Amicalement, Gabriel

Publié le 24 Mars 2025

@Gabriel Monestier
Votre texte est un bon sujet de débat. La réflexion esthétique est complexe donc intéressante. Ma proposition : un style brillant, le souci de belle forme, une écriture associative à tous crins, priorité donnée à la suggestion du sentiment, à l’état affectif complexe, aux émotions. Mais avec le risque que l’écrit vire au « surécrit » et se « perde » en longueur. Se débarrasser des affèteries du beau style, de l’abus de l’empathie, aurait pour effet de conduire à un supplément de réalité. Votre inspiration est portée par l’émotion, l’intrigue est devenue minimaliste, ce n’est pas un reproche, il fut un temps où cette approche était revendiquée (nouveau roman). Après tout, sur le fond, rien de nouveau sous le soleil de Satan. Je suis de ces lecteurs qui ont aussi besoin d’un peu d’entendement. Lorsque vous écrivez, l’artiste est dominant, l’artisan presque absent. Éric Emmanuel Schmitt (nous ne sommes pas parents) l’explique parfaitement : "L’artiste reçoit l’inspiration, l’artisan, la page. Le premier porte attention au sujet, le second à l’objet. Quand l’artiste ignore ce qu’il trouvera, l’artisan connaît ses outils. L’artiste s’enivre de liberté ; épris de maîtrise, l’artisan applique ses règles".

Publié le 24 Mars 2025
3
Vu la longueur du commentaire, je note à part ;-)...
Publié le 24 Mars 2025

Bonjour @Gabriel Monestier,
Votre roman, terminé hier soir, m’a laissée dans un tel état de perplexité qu’une nuit à le laisser mijoter dans mon esprit a été nécessaire pour compiler mes impressions. Alors une fois n’est pas coutume, mais mon retour de lecture risque d’être long...

La première partie a failli me faire rejoindre l’avis de @Catarina Viti, mais au bout d’une centaine de pages, déjà les répétitions, les nombreuses redondances, l’aspect linéaire et narratif d’une prose pourtant riche et poétique m’avaient saturée, et l’illusion de profondeur, frappée. Un exemple flagrant de dominance de la forme sur le fond.

Alors qui est Gabriel Monestier ? Certainement pas Jan Niepel, utilisé en guise d’avatar. Probablement un auteur déjà publié ici, car la partie concernant son roman, il me semble que je l’ai déjà lue. Qu’elle ne fait pas que me rappeler les nombreux écrits abordant le même sujet et cet inaccessible rêve qui vire parfois à l’obsession. Je précise que le style de ce passage comme celui des scènes de sexe contraste beaucoup avec le reste. Je l'ai préféré non pour le sujets traités mais parce que je les ai sentis plus “habités” par l’auteur.

Je conclus sur les impressions positives.
J’ai beaucoup aimé certains personnages. Les moines, tout d’abord, grâce auxquels on explore de vraies profondeurs. Edmond, ensuite. Plus l’Edmond, cet homme très classe, très XIXe, que celui de la fin, et Baptiste, pour terminer. Baptiste que j’aurais apprécié de suivre plus longtemps.
Enfin, la plume est belle dans les descriptions, même si elle n’est pas assez “habitée” par les sentiments et les pensées de l’auteur, à mon goût.
Merci pour ce partage, auquel je souhaite de nombreux lecteurs, et bonne journée.
Amicalement,
Michèle

Publié le 24 Mars 2025

Bonjour Gabriel,
Avant toute chose, je vous remercie de la confiance que vous m'accordez. J'espère sincèrement le meilleur pour ce livre qui a un énorme potentiel. C'est toujours très délicat de dire à un auteur, là, vous voyez... etc., mais vous me rassurez quand vous dites que cette fin vous laissait un goût de doute.
J'ai lu le chapitre 26 et je crois que ce genre de fin est beaucoup plus en accord avec l'atmosphère de l'histoire. Surtout, laissez-la bien dans le flou, l'indéfini, le symbolique, elle doit perturber le lecteur et l'abandonner avec des interrogations, des projections. Vous avez vraiment l'art de ménager une place au lecteur, de lui offrir un prisme de lecture, alors tenez cette promesse jusqu'au bout.
Encore merci.

Publié le 22 Mars 2025

@catarina Viti Bonjour Catarina, je suis vraiment touché par votre commentaire. Quand on se lance dans ce type d’aventure pour la première fois, on ne sait pas très bien où on va. Cette publication numérique est un test à partir duquel j’apporterai les modifications qui me semblent opportunes.

Je reconnais que je n’étais pas satisfait à 100 % de la fin. C’est un exercice périlleux. Je voulais une disparition, mais il me fallait la personnaliser. J'ai donc retravaillé cette disparition avec vos indications. Il m’a semblé intéressant de la relier à un événement du chapitre 10. Je ne veux pas en dire trop pour ne pas perturber les éventuels futurs lecteurs. Si vous avez l’occasion de vous rendre au chapitre 26 et de me donner votre avis. Je vous en remercie. Par la suite, je vais reprendre tout le fil de l’histoire afin de la mener progressivement à la nouvelle fin.

Publié le 21 Mars 2025
3
Bonjour, Gabriel, pour commencer, je vous remercie pour le partage de votre texte. J’ai tout d’abord apprécié votre façon d’écrire dans laquelle la langue est connue, maîtrisée. On sent que chaque terme a été soigneusement choisi, ce qui donne un texte précis, solide, avec une belle musicalité. Vous avez trouvé également un style de narration : un tempo profond et qui s’étire, ce qui convient à votre récit tout en introspection. Quant à vos personnages et leur trajectoire : eh bien, ce sont de belles trouvailles. Vos personnages sont forts (car d’une extrême fragilité), ils interpellent par leur côté sombre, leurs plaies, leurs tentatives pour échapper à leur destinée. C’est vraiment un beau roman, un grand livre. Maintenant, mon bémol. De mon point de vue votre histoire ne tient plus ses promesses à partir du chapitre 20. J’ai eu le sentiment que ce dénouement était très largement en dessous des attentes qu’il avait créées (en tout cas chez moi lectrice). En y réfléchissant (histoire de ne pas vous dire de choses trop inutiles [rires]), j’ai trouvé que Gabriel avait des choses en commun avec de grands et magnifiques personnages de la grande littérature, quelque chose de Meursaut, de Raskolnikov, de Heathcliff, de Sorel, mais surtout de Grenouille ! Dans votre proposition, Gabriel s’efface en devenant une sorte de Elena F., et j’ai trouvé cela presque trop facile. Je m’attendais à plus fort... un effacement de Gabriel dans la nature, dans l’humus ; un effacement de Gabriel dans la luxure : dévoré, réduit à rien par une horde de « zombies » rencontrée dans une recherche nocturne des plaisirs, et qui irait finir dans la Bièvre https://www.youtube.com/watch?v=X4acez4u1yA. Nous aurions là un retour aux origines de Gabriel (la rivière), une fin à la fois physique et symbolique, une fusion avec un cours d'eau qui fut autrefois rivière, puis égout, avant de revenir à l'air libre... Mais voilà que je me mêle de ce qui ne me regarde pas. Bonne chance à votre livre : il mérite mieux que l’autopublication numérique !
Publié le 19 Mars 2025

@Catarina Viti Bonjour Madame, je vous remercie de ses précisions. Je vais réaliser ses changements dans la journée. Bien à vous.

Publié le 17 Mars 2025