
Écrire mon premier roman m’a pris un certain temps, entre ajustements, corrections, et surtout faire en sorte que l’histoire fonctionne du début jusqu’à la fin ! Le chemin a été long, et c’est avec une certaine fierté que je vous présente Le Paradis des Vices, un roman fantastique sur fond d’intrigue policière. J’ai toujours eu une préférence pour tout ce qui a trait à l’imaginaire, mais parvenir à créer une enquête était également un souhait que je nourrissais de longue date. Quel a donc été l’élément déclencheur de la création de ce roman ?
J’ai toujours été rêveuse, perdue dans des mondes fantastiques (d’où Luna comme prénom d’emprunt). La lecture m’a nourrie durant l’enfance, ainsi que d’autres œuvres (des films et surtout des jeux vidéo). D’aussi loin que je m’en souvienne, j’ai toujours eu cette envie d’écrire un jour ma propre histoire, de donner vie à mes personnages. Cela m’a pris beaucoup de temps, entre autres parce que l’être humain que je suis avait besoin de se forger des expériences avant de se lancer… et peut-être aussi parce que certaines personnes m’ont découragée (mais ceci est une autre histoire). J’ai commencé par réfléchir à une saga de fantasy sur laquelle je travaille actuellement… jusqu’à ce qu’une série d’événements viennent tout chambouler. En effet, c’est de là qu’est partie l’envie de mettre ce projet en pause (alors qu’il me tient énormément à cœur) dans le but de donner vie à un autre roman.
Le Paradis des Vices est né de façon spontanée, suite à un traumatisme personnel.
Comme je l’expliquais dans mon récent article concernant l’envie d’écrire, certaines personnes ressentent le besoin de coucher sur papier des émotions qu’ils ne veulent pas (ou ne peuvent pas) exprimer oralement. Il se trouve que c’est ce qui a véritablement amorcé le processus créatif de ce roman fantastique. Il me fallait extérioriser la douleur, faire le deuil de cette part d’humanité qui jamais ne reviendra, afin d’aller de l’avant. Concrètement, il m’a fallu mettre des mots sur mes maux. Le Paradis des Vices m’a servi d’exutoire imaginaire afin d’exprimer ce trop-plein négatif m’envahissant. D’ailleurs, cet ouvrage m’a aidée à me sentir à nouveau vivante. Je précise toutefois qu’il y a une part d’inspiration venue de ma vie personnelle, mais aussi du fictif (heureusement, diront ceux l’ayant lu).
C’est là que j’en arrive à ce qui a motivé le processus d’écriture de cet ouvrage. En effet, j’ai toujours ressenti en tant qu’humaine le besoin d’apprendre et de me dépasser. Ce roman fantastique m’a donc servi d’intermédiaire pour insuffler une réflexion sur la vie, de manière générale. Je souhaite que les lecteurs s’interrogent sur le monde et la société, et qu’ils soient aptes à analyser certaines situations ou comportements. Comme je l’expliquais précédemment, ce livre est parti d’une envie précise, et le fait de pouvoir aider ne serait-ce qu’une seule personne en ressentant le besoin, m’a encouragé à aller jusqu’au bout de ma réflexion. Bien sûr que je rêve qu’il soit un jour publié, que mon travail soit reconnu par mes pairs, mais c’est avant tout des questionnements, et si possible du changement, que je souhaite apporter.
Voilà, vous avez une idée de ce qui a motivé la création du Paradis des Vices. Pour ceux qui l’ont lu, avez-vous songé aux messages que j’ai souhaité transmettre ? Pour les autres, est-ce que cela vous intrigue, voire pourrait vous donner envie de le lire ? N’hésitez pas à me faire part de vos commentaires et retours sur l’ouvrage !
Vous avez écrit un livre : un roman, un essai, des poèmes… Il traine dans un tiroir.
Publiez-le sans frais, partagez-le, faites le lire et profitez des avis et des commentaires de lecteurs objectifs…
Vous m’avez donné envie de lire votre livre. Il est vrai que le livre apporte une sorte de réflexion en profondeur dans nous même et ensuite quand on guérit on se sent ce devoir de partager. C’est un très beau message que vous donner. Comme vous j’ai moi aussi couchée mes émotions sur le papier. Quand j’ai écrit mon livre, j’ai pensé à toute les personnes qui ont vécus la même chose que moi. Je désirais aider ces personnes qui me ressemblaient, et leurs donner un espoir , de façon ludique, à travers une histoire d’aventure épique.
Mon livre de Fantaisie :Si les secrets ouvraient l’océan..
Merci pour cet article. C’est inspirant de voir comment vos expériences personnelles, même les plus difficiles, ont nourri votre écriture. Votre roman semble inviter à la réflexion sur des sujets profonds, ce qui le rend d’autant plus intrigant.
Merci de partager votre parcours et vos motivations. Je trouve toujours intéressant de découvrir le "pourquoi" des livres et la motivation de leurs auteurs/autrices. On s'imagine trop vite (ou peut-être est-ce juste ma réflexion naïve) que tout le monde écrit pour les mêmes raisons, alors qu'il y a finalement autant de raisons d'écrire des livres que de personnes qui écrivent!
Bravo pour ce partage en tout cas!
Bonjour ou bonsoir,
@marie chotek merci beaucoup pour cette réflexion très intéressante. En effet et si en réalité nous étions tout simplement pris au piège entre deux mondes : la réalité et celui que nous forgeons en tant qu’autrice ou auteur. Je reste cependant convaincue que l’écriture doit nous servir de moyen pour parvenir à discuter de la réalité, qu’importe la forme (un témoignage, une fiction…).
J’espère que mon premier roman vous plaira, n’hésitez pas à me faire parvenir votre avis !
Eh bien oui, moi ça me donne envie de le lire, ce Paradis des vices... Pour ma part, j'écris non "par traumatisme" (je fais là bien sûr un raccourci), bien que j'écrive sans doute pour combler des insuffisances ou des doutes face à la réalité. De façon générale, je me sens entre deux mondes, celui de l'écriture et celui de la réalité, et en ce sens, peut-être, j'aurais du mal à me dire que je me suis un jour dépassée en tant qu'humaine dans l'écriture. Malgré mon grand amour de la littérature, et de l'écriture, je demeure prisonnière de ce réel. C'est là que j'estime devoir me dépasser... mais ceci est totalement personnel et je crois en lien avec les temps troublés que nous traversons actuellement. Que puis-je faire pour que ce monde aille un peu mieux? Sur ce, je m'en vais télécharger votre livre @luna ashcroft...
Bonjour ou bonsoir,
@Syvie de Tauriac merci pour ce commentaire, je me retrouve dans votre témoignage. J'adorais les rédactions à l'école, à tel point que l'on me demandait de réduire le volume car dès que je commençais à écrire, impossible de m'arrêter !
J'écris également en me servant de mes expériences en tant qu'être humain mais j'observe aussi le monde qui m'entoure. Cela me permet d'exprimer des idées en fonction de ce sur quoi j'aimerais discuter ou faire germer une réflexion dans l'esprit de mes lecteurs. J'apprécie le fait de pouvoir laisser ma plume s'exprimer librement, tout en mêlant fiction et réalité.
Je n'ai pas encore lu votre livre, mais votre article éveille ma curiosité car j'éprouve cette envie d'écrire depuis mon enfance. Tout à commencer le jour de la fête des mères quand j'ai offert un poème à ma maman, puis je me suis rendue compte que j'aimais écrire des rédactions à l'école. Aujourd'hui, je pense que mon écriture est devenu un acte politique. Ma réflexion sur la société n'est pas influencée par une pensée unique et je souhaite conserver mon intégrité, même si cela déplaît. Nous avons tous une motivation, l'important est de pouvoir dire ce que l'on pense et d'en avoir le courage. @Sylvie de Tauriac