
En décembre 2021, je me sépare de mon précédent compagnon et, disposant à présent de tout mon temps libre, je me lance enfin dans la rédaction d’une œuvre, et plus précisément d’une autofiction. Durant des jours et des nuits, des semaines, puis des mois, je fabrique de toutes pièces mon histoire d’amour idéale dans l’espoir de combler le vide intérieur que je ressens. J’éprouve alors un besoin viscéral de m’échapper de mon quotidien de maman solo et, pour cela, je mets mon imagination au service de mes envies.
De cette impulsion naît une romance, qui deviendra une saga en trois tomes, où mes deux héros, Erwann et Gwen, vivent, selon moi, la passion parfaite. Je prends un plaisir fou à écrire des pages et des pages, à raconter leurs hauts et leurs bas, leurs doutes et leurs joies et sans m’en rendre compte, ils s’invitent littéralement dans ma vie, comme deux amis bienveillants, ou deux nouveaux membres de ma famille. Ils deviennent vivants, mais, contrairement aux personnes de mon entourage, pour mon grand plaisir, eux sont malléables à souhait et suivent chacune de mes directives à la lettre. Ainsi, bientôt grâce à cette proximité, je m’identifie complètement à eux. Je DEVIENS Gwen, cette femme pleine de ressources et prête à relever de nombreux défis, tombant chaque jour un peu plus amoureuse de ce grand gaillard breton, un homme aussi entêté qu’attachant. De fait, après quelques semaines à ce rythme, je m’aperçois que grâce à cette visualisation écrite, je me sens déjà en couple, alors que je suis bel et bien toujours célibataire. N’est-ce là pas un comble ?
Mais ce n’est pas tout !
Quelle n’est pas ma surprise quand, un an et demi après le commencement de mon récit, je rencontre un homme qui, au fil des jours, se révèle posséder les mêmes traits de caractère qu’Erwann, en plus de certaines ressemblances physiques tout à fait notables. Je ne veux pas exagérer, mais plus je découvre Yann, plus il s’apparente à l’homme idéal que j’ai décrit durant mes longues soirées d’hiver, assise en solitaire à la table de mon bureau. Je suis bien évidemment bluffée par ces similitudes, et pourtant, pourtant, je sais combien tout cela est logique, car il y a bien des années que je connais le pouvoir créateur de nos mots et celui de notre imagination, et par extension, le pouvoir de tout ce que nous mettons sur papier.
Laissez-moi vous expliquer.
Adolescente de quatorze ans, je suis tombée très éprise d’un jeune homme de deux ans mon aîné. Malheureusement, de par notre différence d’âge et nos peu de centres d’intérêt communs, je comprenais que ce coup de cœur serait sans issue et qu’aucune romance ne naîtrait. Cependant, ne parvenant pas à l’oublier, tout obsédée que j’étais par son image, parfaite à mes yeux, j’ai continué à penser à lui quotidiennement, à parler de lui à mes amis sans arrêt et à m’imaginer dans ses bras chaque soir au moment du coucher. Par un incroyable concours de circonstances, trois ans plus tard, la vie nous réunissait et je devenais sa petite amie officielle, et même mieux, la première femme de sa vie.
À l’époque, j’ai pensé que tout cela n’était que le fruit d’un hasard surprenant, aucunement le résultat de mes pensées, qui telles des demandes secrètes envoyées à l’Univers, auraient pu atteindre leur cible. Mais j’ai découvert dans ma trentaine que cet évènement portait un nom, qu’il s’agissait en vérité d’une synchronicité et qu’une loi naturelle en régissait le fonctionnement.
En effet, en lisant avec avidité le livre Conversation avec Dieu, de Neale Donald Walsh, j’ai réalisé combien notre esprit détenait un immense pouvoir de création, qui nous permettait de recevoir tout ce sur quoi ce dernier se concentrait. Ainsi, ma rencontre fortuite avec mon premier petit ami n’était pas une surprise, comme j’avais bien voulu le croire à l’époque, mais la suite logique du pouvoir créateur de mes pensées. J’avais manifesté sans le savoir ma vie rêvée.
Comprenez bien l’importance de cette loi universelle, plus connue sous le nom de loi de l’attraction, qui fonctionne qu’on le veuille ou non, car elle agit par défaut. C’est un programme auquel nul être humain ne peut se soustraire, c’est pourquoi je tiens absolument à vous en parler aujourd’hui :
Nos pensées créent notre réalité.
Or, nos mots ne viennent-ils pas de nos pensées, de notre esprit ?
Ainsi, aussi vrai que le premier énoncé, sachez que nos mots sont capables de façonner notre avenir, que nos écrits peuvent changer notre trajectoire de vie. Ce qui est complètement fou, vous en conviendrez...
Et pourtant, c’est la stricte vérité. Voyez donc leur importance, leur incroyable talent ! En rédigeant vos souhaits, en inventant votre futur selon vos désirs les plus secrets, en vous concentrant sur ce que vous désirez recevoir et non pas sur ce dont vous ne voulez pas, vous allez automatiquement attirer à vous la vie dont vous avez envie. C’est mathématique ! Ne dit-on pas d’ailleurs, à propos d’un film ou d’un livre : la réalité a rejoint la fiction ?
Nulle coïncidence là-dedans ! Remarquez ce lien ténu entre ce qui se trame en vous, dans votre cœur et votre imagination, et ce que la vie vous apporte ensuite, servi sur un plateau d’argent.
Ne serait-il pas formidable d’écrire le scénario de son existence pour avoir accès à la destinée que vous souhaitez ?
Pour ma part, j’ai toujours pris la plume pour le plaisir de raconter, mais, à présent, je m’y adonne aussi pour m’offrir la plus merveilleuse des existences, celle qui me correspond vraiment.
Vous avez écrit un livre : un roman, un essai, des poèmes… Il traine dans un tiroir.
Publiez-le sans frais, partagez-le, faites le lire et profitez des avis et des commentaires de lecteurs objectifs…
@Caroline Rousseau
Quel joli article. Je pense effectivement que nos pensées guident notre vie et puisque nous sommes " uniques ", nous vivons avec des pensées différentes de celles de notre voisin.
J'ai créé ma vie en y pensant avec mes rêves et les capacités d'arriver à les réaliser. Ça a commencé il y a fort longtemps par l'écriture de quelques lignes sur un bloc notes ou j'avais inscrit
tout ce que je voulais faire pour réussir ma vie. Au risque de déplaire à certains, je n'avais ni marqué d'être riche, ni d'avoir une réussite professionnelle fulgurante. Il s'agissait plutôt d'être en bonne
santé ou bien encore d'être riche de mes sentiments. Puis, jai oublié cette liste. Un peu plus tard, jai retrouvé mon journal de jeune fille. J’ai cocher la plupart des cases de l'époque et ajouté quelques souhaits. Il y eut entre autre de devenir auteure. Comme j'ai tout obtenu par de simples mots sur un papier, je ne peux que vous rejoindre. Et la framboise sur mon gâteau a été la rencontre avec l'homme le plus merveilleux qui soit. Je vais me diriger illico sur vos livres. Je suis sûre que je vais me régaler. Bonne et longue route dans ce merveilleux univers qu'est celui de l'écriture. Foxyne
Vie et rêves sont les feuilles d'un même livre. Ce n'est pas de moi, mais de Schopenhauer. Personnellement j'écris pour exprimer une opinion et le plaisir de créer une histoire. Vivre dans mon jardin secret, être libre, voilà mon simple rêve. Je dois vous avouer que j'ai horreur des romances, elles m'ennuient. Les femmes modernes vivent dans le paradoxe, elles sont féministes mais ne pensent qu'aux histoires d'amour. Les hommes sont le centre de leur vie. C'est assez amusant pour des personnes qui revendiquent leur autonomie. @Sylvie de Tauriac
Tout à fait mirobolant. Encore que scrogneugneu et extravagant. Car on comprend mal, voire pas du tout, pourquoi, avec une telle croyance, vous n'écrivez pas un truc où vous recevriez en grandes pompes le Goncourt ou le prix Nobel. Ne serait-ce pas une jolie manière de forcer le destin, ce machin qui ne tient, à vous lire, qu'à un trait de votre plume ?
PS : Il vous aura peut-être échappé que Jung est un hurluberlu de la plus belle farine.
PPS : Mais que vous ont donc fait les mathématiques ?!?!?