Le prologue donne envie. C’est ambitieux. Mais c’est votre mot "ne change rien" qui m’a donné envie de prolonger. C’est un étrange personnage, dense, et avant que la maladie ne soit déclarée, mystérieux. Vous en faites un personnage de roman, non pas de ceux auxquels on s’attache, ou on a envie de s’identifier, mais de ceux qui intriguent, dont on a envie de découvrir comment ils vont nous porter. Et c’est peut-être là la critique que je ferais, même si vous ne parlez que de lui, même si l’histoire ne tourne qu’autour de lui, j’ai eu l’impression de rester spectatrice, comme si vous n’aviez pas totalement "osé" le roman. Peut-être est-ce aussi parce que vous maintenez ceux qui l’entourent, sa femme, ses enfants, ses patients… dans une distance jamais très éloignée, mais jamais très proche non plus. Je disais, pas le genre de personnage auquel on a besoin de s’attacher pour aimer le livre, peut-être cela dit manque-t-il l’empathie compensatoire ?
Publié le 26 Janvier 2025