Par le ferry du soir

215 pages de Jean-François Dion
Par le ferry du soir Jean-François Dion
Synopsis

Il y aura 2 ans demain que je suis ici.
Je connais mes voisins du quai, les appelle par leur prénom. Et des pêcheurs à qui j’achète le poisson au cul du chalutier, comme à celui du camion pour les brocanteurs.
J’ai fait cent fois le tour de l’île à vélo.
Et énormément marché. Sur des landes fouettées de sel. Par des chemins bourbeux en surplomb des falaises. Le long d'algues visqueuses qu’a échouées la marée. Sous des soleils vifs ou des trombes d’eau. Par des vents du diable et des froids de loup. Dans des crachins, des brouillards, des embruns. Jamais de canicule.
Et énormément pensé. J’ai tant à penser.
Je suis ami de Diane et l’un de ses amants.
N’ai plus de nouvelle de Quentin. Lui écris chaque mois mais ignore son adresse.
Il y aura 2 ans demain que je n’ai plus repris le bac.

Publié le 06 Juillet 2022

Les statistiques du livre

  40 Classement
  405 Lectures 30 jours
  1137 Lectures totales
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  6 Bibliothèque
 

"Par le ferry du soir" est le "Livre le +" du 1er août. Retrouvez l’article qui vous donnera envie de le lire. N'oubliez pas de laisser un commentaire à Jean-François Dion, c’est pour cela qu'il publie ses romans sur monBestSeller.

Publié le 01 Août 2022

Ce livre est noté par

7 commentaires , 4 notes
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@Eva Verna
Bonjour Eva
Grand merci de vos étoiles, et d’avoir pris la peine de m’adresser votre commentaire.
Qui me trouble cependant : il me semble, moi, que mes personnages sont bien vivants… à survivre à leur passé et en attente d'un avenir.
Mais c’est une question de point de vue évidemment.
Bien à vous
JFDion

Publié le 15 Septembre 2022
5
Il y a une grande douceur désabusée dans ce récit. C'est bien écrit, tendre mais on a l'impression que les personnages sont déjà morts. Comme si c'était déjà le passé.
Publié le 14 Septembre 2022

@Camille Descimes
Bonjour chère Camille
Que vous lisez vite !... Combien de roman “consommez-vous” par semaine ?
À nouveau grand merci pour votre commentaire et vos étoiles.
Je note cependant que vous vous êtes particulièrement attachée à la profession passée de mon héros, ce qui est assez normal compte tenu de la vôtre.
Pour tout vous dire, ce qui m’a surtout intéressé en écrivant ce livre c’est de m’interroger sur la façon dont un amour peut survivre à une révélation aussi destructrice que celle que j’invente, et parler d'amour j'aime assez ça. Je n’allais tout de même pas faire à nouveau de mon personnage un ténor de l’audiovisuel, c’aurait été barbant après « Philippe et Philippine » !
Si, afin de ne pas “spoiler en dévoilant des bribes multiples”, vous souhaitez échanger plus avant sur les spécificités comportementales diverses d’un mandarin : jfdion@gmx.fr
Bien à vous
JFDion

Publié le 08 Septembre 2022
5
Bonjour Jean-François, je viens d'achever votre ferry. Le thème abordé me touche, forcément, mais de l'autre côté de la barrière. J'ai une opinion certainement un peu différente de la vôtre. Ce que j'ai apprécié, en dehors de vos qualités littéraires indéniables, est votre attachement à sonder les réflexions de vos personnages. Pour ne pas spoiler (car pour échanger avec vous sur ce thème, je serais obligée d'en dévoiler des bribes, multiples), je vous dirai seulement que j'ai souri en lisant "ni un patron ne saute ses étudiantes" tant l'inverse est légion (ainsi qu'à l'évocation de l'univers carcéral, bien évidemment). Bravo pour cette immersion dans le corps d'un mandarin. C'est une autre raison pour laquelle il m'est difficile de commenter, tant j'en ai trop côtoyés... tant j'ai vu leurs ravages... Ma vision de leur univers n'est pas reluisante. C'est un exercice aussi, de construire un anti-héros. Il faut toujours tenter d'envisager le pardon comme une possibilité, à terme, mais peut-être pas l'absolution. Bravo et merci pour ce partage !
Publié le 08 Septembre 2022

@Michèle C.
Chère Michèle
Inutile de vous dire que votre commentaire me réjouit et me fait quelque peu monter du col. Je serais bien ingrat, renonçant à toute modestie fausse ou assumée, de ne pas sans vergogne mais avec grand plaisir le reconnaître.
Même si je crois ma face yin aussi développée, voire plus, que la yang, non je n’ai pas été femme dans une autre vie. Bien que, je le confesse, c’est à regret de n’avoir pu l’être, allez disons quelques semaines. Histoire de voir comment on se sent, comment on vit et reçoit le monde et ses autochtones, dans cette peau-là ! (Cela ne vous a jamais tentée d’en habiter une mâle quelques jours ?)
Que vous appréciez la façon dont je décris les “choses du sexe” me récompense de mes efforts. Tant, vous l’avez souligné, il est ardu d’y parvenir sans basse trivialité ni, bien pire, nunuche mièvrerie.
Je vous sais grand gré également (belle allitération !) d’avoir relevé les proximités de ce dernier roman avec mon premier “des photos”. Car de quelque façon qu’on tourne et tripote ses inspirations, elles reviennent toujours, comme les saumons, se reproduire auprès des mêmes sources.
Merci encore de l’attention et la fidélité que vous me portez.
Recevez mon amitié, prenez soin de vous, allez bien votre chemin.
JFDion

Publié le 20 Août 2022

@Jean-François Dion Comme je vous l'ai dit en MP, ce petit dernier m'a rapprochée de "Des photos", premier coup de coeur ressenti pour votre oeuvre...
Votre personnage principal masculin est toujours aussi attachant de par sa franchise, sa lucidité, sa capacité à s'assumer totalement ; estime de soi, petites fiertés, doutes et faiblesses compris...
Quant à vos personnages féminins, faut-il que vous ayez été femme dans une autre vie ou assez amoureux et fin observateur pour les décrire avec tant de justesse ! Comme l'écrit Chris Martelli : "J’aime vos mots. J’aime votre regard sur la femme (sur moi !!!) Merci."
J''ai retrouvé aussi votre façon très personnelle d'aborder les choses du sexe. Ce mélange de naturel (au sens cru, instinctif, sans artifices) et d'élégante pudeur... Une véritable prouesse d'écrivain à mes yeux, car il est si délicat d'éviter les trois principaux écueils que sont perversion, vulgarité et mièvrerie, lorsqu'on les aborde...
Et puis il y a leurs sentiments... que vous fouillez, décortiquez, en les criant beaux et forts pour que vos protagonistes y croient, qu'ils reprennent vie (car sans amour, n'est-on pas déjà à moitié mort ?) ; en les nuançant du doute imposé par l'expérience aussi... Cette petite peur de se leurrer soi-même, on la sent, là, omniprésente... Ça mouline dure dans la tête et le coeur de vos acteurs ! Mais ils savent se situer à la limite du recul, se protéger, ne pas trop morfler...
Sinon, autre fin ouverte, comme il vous sied... Cela ne m'a pas dérangée : en grande optimiste, j'ai décidé de la mienne et suppute que vous auriez choisi la même, si vous aviez décidé de l'écrire...
Pour conclure, force est d'admettre que lire et aimer du Jean-François Dion un jour, c'est l'aimer toujours... Merci pour ce nouveau partage dont je me suis délectée.
Amitiés,
Michèle

Publié le 19 Août 2022

@Jean-François Dion Merci pour votre courriel... Je l'avais perdu... Je vais pouvoir vous expliquer les tenants et aboutissants de l'anecdote en privé ; nulle envie d'alimenter le mini-réseau d'affamés ruminants et cancaniers qui rôdent par ici ;-)...
Et puis je reviendrai vers vous en fin de lecture, comme promis.
Bonne soirée,
Michèle

Publié le 14 Août 2022

@Michèle C.
Bonjour Michèle
Pardonnez-moi de ne vous avoir répondu plus tôt, mais j’étais en déplacement et ne trouve votre message qu’à mon retour.
Je suis évidemment ravi que mes 33 premières pages vous aient séduite, et vous remercie grandement de vos étoiles (le statut d’auteur étoilé étant loin d’être déplaisant). J’espère que les 182 restantes ne vous décevront pas, et j’attends donc avec impatience vos impressions, critiques, avis et commentaires finaux à votre retour de vacances. Que je vous souhaite aussi bonnes et relaxantes que possible. (M’expliquerez-vous alors comment Lamich est devenue Zoé Florent, opération trans-genre ? ou pseudo d’auteure circonstanciel ?)
Bien à vous
JFDion
jfdion@gmx.fr

Publié le 11 Août 2022
5
Bonsoir @Jean-François Dion. Je ne peux lâcher sans étoiler et commenter votre "Par le ferry du soir", avant de m'isoler quelque-part en vacances, sans vous dire ma jubilation à dévorer les 33 premières pages de ce petit dernier (j'attendais une pause dans le récit pour ce faire... j'y suis ;-)). Toujours aussi agréables sont les balades dans votre monde à part et pourtant si familier, à force de vous lire. Un monde qui ne réserve plus surprise mais offre confirmation de ce ton qui me plaît définitivement /// À bientôt pour mon impression finale, dans..., et bonne soirée. Amicalement, Michèle (ex-Lamish, nouvellement Zoé Florent).
Publié le 05 Août 2022

@Chris Martelli
Chère Chris
Je ne vous étonnerai guère je pense en vous disant que moi aussi, comme vous qui attendiez mon dernier opus, j’attendais avec une réelle impatience votre commentaire ; car je vous sais en effet fidèle et attachée à émettre vos avis et critiques. Eh bien, nom de nom, je ne suis pas déçu !
Alors moi aussi je vais faire mon paresseux, ne pas cependant aller rechercher mes réponses à vos avis précédents, mais n’en retenir que le mot principal : merci.
Merci de l’intérêt que vous portez à mes écrits, merci de l’attention et la justesse de votre lecture, merci de prendre la peine et de votre temps pour me les exprimer.
Et merci, en vous lisant, — car le doute s’installe parfois — de m’encourager à continuer d’inventer des personnages et de raconter leur histoire.
Bien à vous
JFDion
jfdion@gmx.fr

Publié le 30 Juillet 2022
5
Cher Jean-François Dion, vous savez depuis longtemps que je suis fan ! Et ce nouveau roman m’a plu comme les autres. Et comme finalement je ne vois pas pourquoi je dirais autre chose que ce que je vous ai déjà dit dans le passé, je vais faire preuve d’une grande fainéantise et copier / coller mes mots d’avant. J’ai été chercher mes commentaires sur vos livres, qui je trouve s’appliquent tout aussi bien à votre dernier récit. J’aime vos mots. J’aime votre regard sur la femme (sur moi !!!) Merci. DES PHOTOS Si ce n’est pas forcément un roman de filles, ce n’est pas tout à fait le contraire non plus. Vous parlez des femmes comme un homme qui les aime. Et qui les comprend déjà beaucoup. Votre œil d’observateur attentif et jamais rassasié donne de l’audace à toutes ces photos et vous permet des réflexions vraiment bien vues. Il y a plein de talents dans votre roman et une grande qualité… on ne peut pas résister à tourner les pages. Et un grand défaut… on est frustrée à la fin queue de poisson. L'HOMME QUI N'AIMAIT PAS LA MER Il m’a semblé plaisant de continuer sur ma lancée du même auteur dont j’ai découvert avec bonheur un premier livre. Et dont j’ai aimé le second tout autant. Votre délicate écriture, vos fines pensées, l’apparent détachement de votre principal personnage… et vos fins sans fin, oui, c’est bien vous. LES PORTES, ET LES SONS QU'ELLES FONT Vous êtes fort. Vos récits le sont. Votre écriture l’est. Je m’aperçois que je vous suis fidèle ! (et que je vous suis) Comme un écrivain dont on ne veut pas louper le dernier roman. Les votres sont tous différents. On s’y attache. Ce n’est même pas une question d’empathie. C’est une réalité de ne pas pouvoir quitter une histoire dont la chimie s’installe, page après page. Ça y est, je suis arrivée à la dernière page. Je dis bien à la dernière page, pas au mot "fin", car comme dans vos autres livres lus, vous ne voulez pas de fin. Et ça rend vos histoires encore plus magnifiques parce qu’elles portent en elles une part de mystère entretenu, protégé. Surtout laisser des zones d’ombres pour que le lecteur puisse faire sa part de chemin. Chacun le sien, vous l’inventer, et nous le laisser faire sa trace dans notre mémoire. Très beau roman. Je m’en souviendrai. PHILIPPE ET PHILIPPINE On sait quand on commence un de vos livres que l’on va être prise. Celui-ci ne fait pas exception, j’y ai passé une partie de ma nuit et j’ai fini à l’heure de l’apéro. Une fois encore vous m’avez bluffée. j’ai apprécié votre savoir creuser profond, comme un archéologue, à la brosse à dents, couche par couche révéler le moi de vos personnages. Parfois un peu long pour mon impatience, mais vous n’êtes pas dans la recherche de scoop, du rebondissement. Non, votre truc, vous, c’est le pointillisme, les taches de couleurs qui s’ajoutent les unes aux autres, le château qu’on voit construire cartes après cartes. Je ferme la dernière page en me disant, chapeau ! Et merci !
Publié le 28 Juillet 2022