
C'est à l'âge de 7 ans, malade, coupée des miens, que je découvre les bienfaits de la lecture. Mon imaginaire étoffé par les romans, les lieux qui m'entourent (château et parc) et mon immobilisation font naître ce besoin d'écrire qui ne me quittera plus.
Mes lectrices sont mes compagnes d'infortune puis mes amies ; mon journal intime vient compléter l'ensemble. L'adolescence passée, les compagnes s'éparpillent et l'heure arrive pour moi d'être secrétaire, épouse et mère. Si je parviens à lire, je mets de côté l'écriture sachant que ce besoin ne peut se contenter de passer entre une tarte aux pommes et un balai. Je laisse le temps aux chrysalides de devenir papillons et quand ils prennent leur envol, je sais que le moment est venu de retourner à mes sources : l'écriture.