Philippe Mahenc

Biographie

Après un premier roman partagé sur Monbestseller (Les oiseaux perchés sur les fils électriques connaissent-ils le musique?), qui a bénéficié d'excellents commentaires, en voici un deuxième (La femme qui marche).
Je l'ai écrit en tenant compte des principales remarques sur le premier:
"Trop long, mon gars! Avec le scrowling, faut réduire. Kesse-tu crois? Faut se contrôler. L'imagination, elle ne doit pas déborder, sinon, où va-t-on?""
Précisément, c'est la question que pose ce roman (comme tous les romans d'ailleurs) en à peine 200 et quelques pages:
Où va-t-on? Où cette histoire nous mène-t-elle?

Philippe Mahenc a noté ces livres

3
Ni avatar ni couche-tôt, je trompais mes insomnies avec des senteurs de patchouli reniflées sur cette page. Le patchouli s'étant évanoui, mon nez s'étonne et je tombe sur Marceline à la place. Je ne la connaissais pas, le petit texte est un bel hommage, il fait regretter de ne l'avoir pas connue car elle semblait très aimable, Marceline. Cette année, j'ai perdu un Jean-Louis de mon côté. Il était lui aussi très aimable, Loulou, sans doute autant que Marceline, et lui plutôt coquet: il portait des tiags en peau de saucisson quand je l'ai rencontré; il avait vingt ans et ciselait des glaviots en citant du Lautréamont.... lui-z-aussi. Bonne nuit.
Publié le 03 Avril 2025
3
Voilà un bien joli conte, au style enlevé et plein d’humour. Certainement qu'il aurait plu à Rachel Carson, la dame du Printemps silencieux. Il est peut-être plus grave et actuel qu’il n’en a l’air: ce n’est pas une dystopie hélas. Les graines stérilisantes de l’alchimiste Reginald existent bien de nos jours sous les noms moins poétiques de néonicotinoïdes ou glyphosate. A cause de cette chimie, les oiseaux des champs ont perdu un tiers de leurs effectifs depuis 2001 en France. La population du pipit farlouse a chuté de 68%, celle de la linotte mélodieuse de 27%, l'alouette des champs et la perdrix grise ont perdu respectivement 50% et 90% de leurs effectifs. C’est le Muséum national d’histoire naturelle qui le dit. Il y a là des gens qui comptent les oiseaux et se désolent aussi de les voir disparaître. Je vous souhaite un printemps mélodieux.
Publié le 20 Février 2025
3
Hello @Foxyne Moon Votre fille a raison de trouver vos histoires bien "ficelées", c'est le cas de celle-ci (enfin, peut-être qu'elle est trop jeune pour l'avoir lue). Le récit est prenant, le style est enlevé, il tient en haleine jusqu'à la fin et le passage érotique est délicieux. Quelques suggestions d'écrivaillon tatillon content quand on lui décoquille ses textes: Avec ses effluves (masculin) fruités et apaisants… Lui aussi avait eu affaire à lui… La vie de cette femme qui s’était refusée à lui… Et puis, une nuit, elle fut là (pour marquer la soudaineté), dans sa chambre… … lui ceinturant la taille et enveloppant (pour garder la même construction) … … après que Lilith eut quitté (pas de subjonctif) ... Bien à vous.
Publié le 16 Janvier 2025
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Délicieux comme une glace en été. Déclenche un kaléidoscope d'images colorées. Donne envie de sieste et de haïkus singuliers: Vêtus de chitons Les cathares farouches Entre eux, mystérieux
Publié le 17 Novembre 2022
3
@Camille Descimes Cinq étoiles. Je justifie, obligé. Parce que votre texte m’a renseigné, m’a fait réfléchir, beaucoup, et aussi m’a ému, en mal autant qu’en bien (et puis, il m’a fait mon 11 novembre : un jour que je ne sais jamais comment passer, sinon au lit, en ravivant la flamme de mon soldat inconnu, ce que la lecture de votre livre a très bien fait ce coup-ci). Le premier chapitre est aussi drôle que le serait un pastiche de Virginie Despentes, si c’en était un de pastiche : vulgaire comme du Despentes, et moqueur à la fois pour marquer votre singularité de Descimes. Descimes, Despentes ? C’est voulu le jeu de mots ou ce n’est pas un pseudonyme? Moi je m’appelle Desgringole, dans le Metavers : enchanté ! Le problème est que votre premier chapitre ne donne pas le ton pour le reste, qui n’est pas du tout un pastiche, qui est même beaucoup plus délicat. Il y a donc tromperie sur la marchandise, ça m’a agacé, j’ai même failli arrêter là la lecture. Je vous préviens, je suis un vieux con de « phallocrate » (vieille expression, les copines disaient comme ça quand j’étais jeune, tout en me caressant et m’expliquant comment marchaient leur engin et, accessoirement, le mien… yeaahhh, boumeur ! Ok, ok, j’en suis), un vieux con, donc, pour qui les filles ne sont pas des « limaces » comme vous le répétez ironiquement en prenant le masque de Watterson, mais plutôt des escargots, prêtes à se réfugier dans leur coquille quand on les importune trop et capables de remettre à leur place des mecs ballots, empotés, suintants de testostérone et de mauvais alcool, comme en charrie chaque génération. Dites moi où, n’en quel pays sont les boumeurs mâles qui, dès le poil au menton, collectionnaient les vestes et les baffes auprès des boumeuses femelles qui avaient plusieurs longueurs d’avance sur eux, à cause que la sexualité, les garçons l’apprenaient en disséquant une moule à l’école alors que les filles étaient mises au parfum par leur maman à l’arrivée des règles… peu importe… comme le monde a changé depuis cette époque ! Les histoires de viols d’adolescentes que vous racontez, déjà entendues ailleurs, me semblent toujours aussi effarantes. Ne sont-elles pas un problème de classe plutôt que de genre ? je m’interrogeais en vous lisant. Des soirées pharma, médecine, Ens, entre jeunes plutôt aisés, très éduqués, disposant de drogues capables de neutraliser les défenses des demoiselles, à qui on serine qu’ils seront « l’élite de la nation »… C’est le "Happy Few", tout le monde n’est pas issu de ce milieu… mais c'est le milieu que vous décrivez. Les statistiques que vous donnez à ce sujet sont ridicules, elles nuisent au propos : « 3,26% des femmes sont victimes de viol contre 0,47 % des hommes… » ! Sur quelle période, pour quelle classe d’âge, quel est l’échantillon ? Qui a répondu, quelles étaient les questions posées ? Avec une précision de deux décimales après la virgule, vraiment !!?? C’est du vernis de godasse bon marché, du marketing rhétorique tout juste bon à vendre de la lessive « plus blanche à 88,08% pour 88,08% de ménagères satisfaites », rien à faire dans le domaine littéraire. Malgré mon sale caractère, j’assume les 5 étoiles. J’ai les 5 étoiles subjectives, zéro prétention à donner des conseils de fabrication, aucune objectivité, juste « parce que ça me remue », quant à l’écriture… Il y a potentiellement trois livres en un seul : un pamphlet contre les abus sexuels sur les jeunes femmes, une belle histoire d’amour à la montagne, le portrait esquissé d’un paranoïaque. Je me serais contenté des deux derniers en poussant plus loin le portrait du paranoïaque. D’où vient-il ? Est-il aussi éduqué et argenté que les autres ? Quelle a été sa relation avec Julie ? On apprend très peu sur lui alors qu’il est de loin le personnage le plus complexe et le plus énigmatique. Ce qui m’a le plus touché c’est que votre style se rapproche de celui de Manuel Puig, un écrivain que j’adore. Comme lui, vous avez le sens du dialogue et, parfois, vous réussissez cette difficile coalescence entre le trivial et le tragique. Cette citation de lui devrait vous plaire : “La femme la plus désespérément avide de libération est la « femme » que chaque homme porte enfermée dans le cachot de sa propre psyché. C’est cette forme de répression qu’il faut éliminer ; de même en ce qui concerne l’homme entravé qu’il y a dans toute femme ».
Publié le 13 Novembre 2022

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