L'homme qui dessinait des papillons

29 pages de Catarina Viti
L'homme qui dessinait des papillons Catarina Viti
Synopsis

Sa tension mentale arrivait au maximum chaque fois qu’il retrouvait un lambeau de souvenir, dont il sentait trop bien le caractère éphémère ; un lambeau dont il ne savait que faire ni où le classer. Il venait alors vers moi, et me l’offrait comme une rose. Mes soins le délestaient, je crois, d’un poids imaginé, d’une brûlure invisible. La tempête qui le saccageait se dissolvait dans son ciel progressivement envahi d’un noir uniforme et dont tout signe, tout repère s’effaçait l’un après l’autre. Quand, au bout d’une heure, je le rendais à sa compagne, il tanguait comme un marin pris du mal de terre, et c’était à elle de le tenir à bout de bras afin qu’il puisse garder les yeux ouverts sur le désert qui prenait possession de son esprit.

Publié le 29 Août 2022

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4 commentaires , 2 notes
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@Malik Panafoué. J'écris en effet. Ce qui ne me laisse guère le loisir de répondre au téléphone.

Publié le 07 Septembre 2022

@LadyAutrice1800. Vous avez entièrement raison, ce tronçonnage ne devrait pas être. Cependant, il a permis à SM de trouver quelques lecteurs, et surtout... une lectrice (à voix haute) !
Merci, Lady, à bientôt pour de nouvelles aventures littéraires... ou pâtissières, nous aviserons en temps et en heure.

Publié le 03 Septembre 2022
5
Ravie de voir, petit à petit, les chapitres de "Sweet Memory" trouver leur place sur ce site... mais un peu dubitative sur ce tronçonnage, puisque la continuité du recueil contribue à la fascination qu'il exerce. En tout cas, j'espère que ces mises en avant lui feront gagner des lecteurs. C'est de la très, très belle ouvrage. Et même bien davantage.
Publié le 02 Septembre 2022

@Hildegarde Pouffe.
Parlons de choses sérieuses : les poulettes.
Les poulettes arriveront quand la météo sera devenue plus clémente : nous venons de recevoir, cette nuit, notre première pluie depuis plus de soixante jours de sécheresse maximale et rarement en dessous de 35. Autrement dit, j'attends que l'herbe repousse un peu. Ensuite, je dois revoir entièrement la sécurité des lieux (petit chantier qui vient s'ajouter aux autres). Mais je sais que les poulettes existent déjà, quelque part, dans un élevage. Je pense à elles souvent. Elles ne seront que deux cette fois, et leurs noms sont déjà choisis : Jinger & Rosalie.

Publié le 30 Août 2022

@Lucas Belmont3. Merci.
Il y a en effet, dans "L'homme qui dessinait des papillons" l'histoire de la déchéance, mais il y a autre chose : la symbolique.
Voici quelques pistes pour les curieux (le texte est truffé) ;
que se passe-t-il réellement dans ce cabinet "thérapeutique" ? Quels soins y sont donnés ? La réponse est contenue dans l'adresse : 15, rue Louis Blanc (15 / guématrie de louisblanc = 108 / BLANC) au 1er étage d'un immeuble qui en compte 3. Etc.
Qui est cet homme ? La réponse est contenue dans sa date de naissance. Dans son nom : monsieur F (voir symbolique -Samsonetti- 4e rune du vieux futhark (premier groupe))
Son corps : conflit entre le contenu et la structure.
Son lieu d'habitation (nom de la villa AURORE ou AUR - ORE quand le portail s'ouvre. / la rouille / les deux arbres à l'entrée un Bigaradier, un Jujubier / etc. / la maison : l'architecture des lieux, le sol pour finir. C'est cela, ce sol à la fin qui vous donne la clé de la dernière phrase.
Voilà. Amusez-vous bien. C'est un vrai jeu de piste.
et encore merci.

Publié le 30 Août 2022
5
L'un des meilleurs portraits de "Sweet Memory". Une parfaite illustration de ce qu'écrit Malik Panafoué dans "L'écrivain aveugle" (mBS, août 2022), tout dans la littérature est description - dialogues et narration - car elle est vision de l'écrivain, elle concourt à l'exposition de la vérité sous-jacente du Monde, celle ici du naufrage de la vieillesse, son ivresse (bateau ivre qui s'enfonce dans les flots) et cet instant qui la quitte (métaphore que j'emprunte à l'avant-dernière phrase de votre texte où l'instant du départ est quitté par la protagoniste ou l'épouse - belle figure de style). Description et connivence, j'ajouterai. Le lecteur sort grandi de cette histoire, l'auteure lui a fait don (la grâce) de son humanité. Une œuvre de littérature donc. Bravo.
Publié le 30 Août 2022