Le voleur de fruits sacrés

27 pages de Catarina Viti
Le voleur de fruits sacrés Catarina Viti
Synopsis

"Le mari avait le crâne rasé. Un dragon tatoué décorait son occiput, d’un temporal à l’autre. Je ne sais quelle étrange coquetterie l’avait poussé à épiler entièrement son corps. Son système pileux se résumait aux cils et à la fine ligne rescapée de ses sourcils. Sa peau sèche et tendue avait cet ivoire qui vient parfois au moment de la mort, et l'enveloppait à la manière d’un exosquelette. On aurait dit un long insecte, une sorte de phasme, ou encore un extraterrestre, comme il arrive qu’on les représente. Malgré moi, j’imaginai la copulation de ces deux êtres efflanqués, et il me sembla entendre s'échapper de cette chimérique étreinte le cliquetis d’une danse macabre."

Je n'avais encore jamais publié de texte "fantastique". Voilà, c'est fait.

Publié le 23 Août 2022

Les statistiques du livre

  608 Classement
  57 Lectures 30 jours
  366 Lectures totales
  +75 Progression
  0 Téléchargement
  1 Bibliothèque
 

Ce livre est noté par

7 commentaires , 2 notes
Pour répondre à un membre, précédez d'un @ son nom d'utilisateur , et il sera prévenu de votre réponse !

@Lila L, vous êtes une coquine.

Publié le 14 Septembre 2022
5
Quand on aime, on ne se lasse pas.
Publié le 14 Septembre 2022

@Gilbert Bahaus. Merci et, grand Dieu, je ne prends pas cela pour une flatterie. "Sweet Memory" est une étape. Une expérience assez mystérieuse, car, je vous prie de me croire, je n'ai aucun souvenir de l'avoir écrit. Pourtant, c'est bien mézigue qui s'est envoyé le taf !
Redevenons sérieux : chaque texte est une étape et l'écriture, un long parcours. Et chaque nouvelle étape un suspens total. C'est un peu comme ouvrir une nouvelle voie pour un alpiniste. Personne ne peut savoir (et pas plus l'alpiniste) si son intuition de la montagne est bonne, et si elle le mènera vers un quelconque sommet. Ou juste quelque part. Ou, en un certain moment, devant un toit infranchissable, et plouf ! dans le vide avec les oiseaux.
En ce moment, comme on dit entre Marseille et Toulon : "je me demande" où me conduisent mes deux chantiers actuels (l'un m'entraîne loin de ma base, l'autre me presse le nez contre la paroi) et je vous avoue tout net que j'ai parfois les foies blancs.
Merci pour les encouragements.

Publié le 29 Août 2022

@Hildegarde Pouffe. Vous n'êtes pas sans savoir que de poulettes, je n'ai plus. Le goupil les a liquidées... aussi je ne guide rien ni personne tant que Ginger et Rosalie (noms des poulettes à venir) n'auront pas rejoint ma tribu. Actuellement, je pédale dans le vide. Et puisque nous confidençons (on the rocks), (je trouve que ça rime avec "glaçons"), je vous avoue que je me demande bien comment passer d'Irène à Toni (le héros de "La nuit n'est pas l'avenir")... la quequadratuture du zergle, dirait Bergzòn.

Publié le 24 Août 2022

@Annie Pic. Bonjour Annie. Ce texte séparé de son contexte perd son sens. Je vais l'enlever, et regarder si un autre, appartenant au même roman, peut vivre pleinement en dehors du contexte.
*
Je suis en train de lire votre "Ultime vision". Il va me falloir quelques jours, car je ne dispose pas de beaucoup de temps pour la lecture (encore moins sur écran).

Publié le 24 Août 2022
5
Pardon pour l'oubli.
Publié le 24 Août 2022

Bonjour Catarina Viti,
Dès le début, votre nouvelle aux accents fantastiques ne manque pas d'originalité. Mais dans son développement, j'aurais tendance à suivre Hildegarde Pouffe dans sa réflexion. La situation entre le réel et l'irréel présuppose ce qui est ou n'est pas ? À mon avis, laisser planer une correspondance entre les protagonistes jusqu'au non aboutissement de la vision, révèlerait une exigence plus éclairante. En d'autres termes, oublier de conclure. Bien entendu, cela n'enlève rien au talent de votre plume.
Avec ma complicité d'autrice. Annie

Publié le 24 Août 2022

@Hildegarde Pouffe. La séparation, c'est LE problème. (Je ne nie pas que ce texte - et les autres - pourraient être mieux écrits, vous me connaissez et depuis assez longtemps pour savoir que je ne recule jamais ni devant la critique ni devant l'effort, mes seules limites étant précisément mes limites... que je ne parviens pas à franchir). Il est certain que si le but de ce texte, sa destination, étaient l'effroi du lecteur, nous passerions certainement à côté de quelque chose (j'aurais sans doute trouvé un final laissant à penser que le "charbonnier" était caché sous votre lit, mais il est un fait, et je ne cherche pas à me défiler, que le but de Sweet Memory n'est pas celui-ci, pas du tout, à des milliers d'années lumière. Sweet Memory est un livre sur l'Initiation (ceux qui réussissent leur examen de passage et ceux qui se vautrent minablement pour des raisons variées, comme, par exemple, et en l'occurrence, ignorer le sens du Sacré).
Mais de grâce continuez za me lire et châââââtiez ! Châââââtillez donc ! Que Diable ! A quoi cela servirerait-il de venir se prélasser dans ces parages... Ecrivons-t-on pour être lus ? ou pour être lus, Lulu ?
Revenez quand vous voulez et, comme on dit sur le site siteux monbetsel.#com. : "venez comme vous êtes".
PS : merci

Publié le 24 Août 2022

@Hildegarde Pouffe. Chère amie, comme disait le cousin de mon beau-frère : "Qui aime bien châtre bien". Voilà, c'est fait. Aïe. Ouille.
Mes écrits se suivent et ne se ressemblent pas, et pour cause : je cherche. "Le baiser d'Irène" est une expérience récente dans laquelle, j'ai testé énormément d'hypothèses. Ce texte-ci, à l'inverse du "Baiser", vient d'un contexte précis (celui de "Sweet Memory"), il ne peut donc revêtir plus d'importance qu'un élément en a dans un système, ce qui est une explication à cette fin qui se dissout dans l'imaginaire.
Je fais prendre un risque à ces textes en les "déracinant" pour en exposer certains, celui de perdre le sens général du roman, mais qui s'en soucie de nos jours où tout n'est (et surtout ne doit être) qu'entertainment (dixit).
Une amie ayant été témouine de l'avancement en écriture de Sweet Mem' m'a suggéré d'écrire un livre pour expliquer le sens caché de Sweet Mem'. C'est une idée (ma copine est fertile), mais je me tâte à tâtons.
Enfin, brèfle, vous avez exprimé votre impression et cela est bien, car, figurez-vous, chère mâdâme que les commentaires sont fait pour cela : s'exprimer et non tortiller du wg2#(...) ù^£ve dr&***.
Bien l'bonjour chez vousse.

Publié le 24 Août 2022