Monsieur Cortex... cinquante pages ? Sérieusement ? Ça va que c'était pour Olivia, mais autant vous dire que j'espère vivement que vous ne recommencerez pas ! * Adrien: c'est la première fois que vous offrez le point de vue du regard d'en face, j'ai trouvé ça intéressant. Vous arrivez à varier les situations sociales et son mélange d'effroi, de mépris pour ceux qui lui font peur et de honte… Tout ce qu'il projette de démesuré et d'irrationnel sur des petits éléments qui deviennent ses montagnes et ses chagrins. Je me demande où vous allez, car je n'oublie pas que c'est Adrien qui écrit Olivia (ça fait une double lecture). Déjà, le viseur face à nous j'avais trouvé ça bouleversant et étonnant (car en tant qu'écrivain Adrien peut fixer ce viseur, était-il une allégorie du regard ?) et là on termine son chapitre 4 avec " Fermer les yeux et laisser voir tes yeux"... *J'ai adoré la sensibilité de cette deuxième partie, votre talent à vous mettre dans la peau d'une adolescente, à retranscrire ses ambivalences, ces impressions... c'est très dur et très tendre à la fois, un peu comme Olivia qui tente de s'endurcir, mais reste encore une enfant. Cette période charnière et trouble que vous abordez avec pureté et fantaisie à la fois. * Concernant votre écriture "globale" (votre œuvre !) on parle souvent du "mystère des femmes" que ressentent-elle etc… Mais en tant que femme, je me pose plutôt cette question au sujet de mes homologues masculins. Et je trouve que vos nouvelles offrent généralement de très belles portes d'entrée sur le cœur/les pensées des hommes. Vous avez une écriture que je qualifierais de mature et de très masculine, et ce que j'apprécie dans Olivia c'est cette écriture qui se métamorphose et devient juvénile. Non pas immature, notez ! mais très fraîche, très jeune. Bref: je trouve la découverte de votre travail passionnante, mais par pitié ! cessez avec les extraits de cinquante pages !!! Bien cordialement ;-)
Publié le 02 Avril 2025